Les chercheurs correspondants | Les chercheurs correspondants

Vincent Leblan

          

vincent.leblan@free.fr

     

Membre du PRI Evolution, Natures et Cultures au Centre Norbert Elias (2003-2010)

Post-doctorant, Fondation des Treilles (2009-2010)

       

Domaines de recherches

ethnologie, primatologie de terrain, histoire environnementale, chimpanzé (Pan troglodytes), nature/culture, hominisation, territoire, anthropisation des milieux, relations homme/animal, politiques de la nature, Afrique intertropicale

     

Formation

2003-2008 : doctorat en Anthropologie Sociale et Historique de l’EHESS. Analyse spatiale des relations entre les hommes et les chimpanzés dans la région de Boké (Guinée), sous la direction de Philippe Descola et Frédéric Joulian. Soutenue le 21 novembre 2008.

2000-2001 : DEA « Environnement et Archéologie » de l’Université Paris I-Panthéon-Sorbonne. Mise au point d’un Système d’Information Géographique pour des prospections préhistoriques dans le parc de la Comoé (Côte d’Ivoire), sous la direction de Sander van der Leeuw et Frédéric Joulian.

1999-2000 : Maîtrise d’archéologie africaine (Paris I) de l’Université Paris I-Panthéon-Sorbonne. Etablissement d’une base de données référentielles à propos des comportements des hominidés du plio-pléistocène et des anthropoïdes actuels, sous la direction de Frédéric Joulian.

    

Recherches en cours 

Des chimpanzés (Pan troglodytes verus) en milieu insulaire. Ethnohistoire de leurs relations avec les populations nalou de Guinée et de Guinée-Bissau.

Mes recherches portent sur les relations entre les sociétés d’Afrique de l’ouest (terrains en Guinée, Guinée-Bissau) et leurs milieux végétaux et animaux dans une démarche qui consiste à unifier des matériaux ethnographiques et éthologiques, historiques et écologiques. J’accorde une attention particulière aux grands singes (notamment les chimpanzés, distribués du Sénégal à la Tanzanie) : la confrontation d’histoires localisées des relations avec ces animaux permet d’inscrire l’animalité dans les enjeux Nord-Sud en matière de conservation.

     

Mes objectifs généraux sont de restituer l’articulation des facteurs écologiques et des logiques politiques, économiques et symboliques de l’histoire des forêts et des savanes à différentes échelles : des transactions locales entre villageois et génies de la brousse aux marchés internationaux de l’exploitation et de la conservation des ressources naturelles. Cette histoire environnementale installe le cadre d’une biogéographie non dualiste qui intègre, symétriquement aux déterminismes écologiques déjà connus pour rendre compte de la distribution des populations animales, la dimension humaine de leur habitat. Les traditions des chimpanzés sont étudiées non pas séparément des humains, dans une nature protégée et muséifiée, mais au contraire au sein d’espaces transformés par l’agriculture, la cueillette et la chasse. Enfin, les relations entre les humains, les animaux et les génies de la brousse permettent de comprendre pourquoi certains habitants des régions côtières de Guinée affirment qu’un programme de conservation de la faune et de la flore, financé par l’Union Européenne, puisse se réserver des espaces de forêt afin d’y élever les animaux qui s’y trouvent.

     

Parallèlement à la rédaction d’un livre sur ces sujets, je commence à évaluer l’ensemble de ces acquis à l’aune de recherches de terrain postdoctorales conduites pendant huit mois aux îles Tristao (Guinée/Guinée-Bissau). Je conçois cet archipel estuarien comme un véritable laboratoire d’anthropologie culturelle pour l’étude des traditions des chimpanzés autant que de leurs représentations sociales, qui éclairera le rôle des milieux et des interactions dans chacun de ces domaines par la comparaison des îles avec, et sans chimpanzés.

L’analyse des multiples conceptions qui se rattachent à la notion de « biodiversité », des lieux et des moments de leur rencontre, est plus que jamais nécessaire à l’heure où elle apparaît comme un instrument de régulation des relations politiques internationales conditionnant en partie le fonctionnement des logiques développementalistes. La grande diversité des formes d’attention dont bénéficient  les grands singes dans une multitude de sociétés contemporaines fait de ce groupe d’espèces une porte d’entrée pour étudier dans leur dimension matérielle - pas uniquement symbolique ou métaphorique - les déterminants culturels (ethnologie) et les fondements comportementaux (primatologie) des relations entre les humains et leurs animaux.

Publications

    

Livre

  • En préparation : La place des primates dans la nature. Une anthropologie historique des relations entre hommes et chimpanzés dans les Rivières du Sud, Guinée (XIXe-XXe siècles) (titre provisoire)

      

Articles

  • A paraître : Les rendez-vous manqués de l’ethnologie et de la primatologie de terrain (1960-2010), Revue de primatologie

  • A paraître : Contribution à l’histoire des paysages d’Afrique de l’Ouest. Les Rivières du Sud des voyageurs et des résidents européens de la période 1830-1910, Cahiers d’Etudes Africaines

  • Soumis : Histoire et perception des dynamiques paysagères dans les Rivières du Sud : les travaux cartographiques du XXème siècle à l’épreuve des savoirs locaux

      

Chapitres d’ouvrage

  • A paraître : avec B. Bricka. Les génies, ou l’opacité des relations entre les hommes et les animaux au Kakandé (Guinée). Pays landouma et peul, in Joulian F. (dir.) Hommes et primates en perspective, Paris : MSH, 26 p.

  • 2007 : La mise en réserve des espaces soumis aux jinna en pays peul et landouma (Guinée, préfecture de Boké). Les causes d’une controverse latente, Cahiers d’Anthropologie Sociale 3 : 47-63.

         

Organisation de rencontres scientifiques

2011 : Membre du comité scientifique du XXIVème colloque de la Société Francophone de Primatologie « Hommes et Primates : regards croisés » (Grenoble, 19-21 octobre)

    

2010 : Coordinateur de la journée d’étude L’île au trésor ? L’insularité dans l’épistémologie des sciences humaines et sociales, Centre Norbert Elias UMR 8562 (EHESS-CNRS), Marseille

URL : http://actualites.ehess.fr/nouvelle4217.html

    

Communications récentes

    

Congrès et rencontres internationales

2011 : Un virage anthropologique en primatologie (Un  tournant animaliste en anthropologie ?, Colloque de l’Association pour la Recherche en Anthropologie Sociale - Fondation Sommer, Collège de France, Paris

    

2010 : Historical biogeography of chimpanzees by contrast with human/elephant population movements in XIXth and XXeth century Kakande Country, Northwestern Guinea (XXIIIè Congrès de l’International Primatological Society, Kyoto)

    

Colloques et journées d’étude

2011 : Introduction à la session SHS (XXIVè colloque de la Société Francophone de Primatologie, Museum d’Histoire Naturelle de Grenoble, 19-21 octobre)

    

2011 : Les primates, entre nature et culture : enjeux interdisciplinaires, enjeux nord-sud (Colloque No(s) Limit(es) de l’Association Française d’Ethnologie et d’Anthropologie, Paris)

    

2010 : Insularité, nature et culture : quelques enjeux anthropologiques de la cohabitation entre humains et chimpanzés aux Iles Tristao, Guinée/Guinée-Bissau (Journée d’étude  Des îles au Trésor ?, Centre Norbert Elias, Marseille, resp. V. Leblan)

    

2010 : Ethnology and ethology of human/animal relationships in Mande and Voltaic areas (Encounters with Social Scientists, Centre Norbert Elias, Marseille, resp. A. Virmani)

    

Séminaires d’enseignement et/ou de recherche

2010 : Les génies, ou l’opacité des relations entre les hommes et les animaux en Basse Côte et aux îles Tristao, Guinée/Guinée-Bissau (séminaire de l’équipe interne du Laboratoire d’Anthropologie Sociale Le sentiment du corps dans les cultures et leurs natures, Paris, resp. M. Xanthacou / discutants : N. Vialles et J.-L. Jamard)

    

2010 : L’hominisation est-elle en question ? Tendances récentes (2005-2009) dans l’étude des traditions des primates (séminaire L’hominisation en question, EHESS, Marseille, resp. F. Joulian et G. Guille-Escuret)

               

EHESS
CNRS
Université D'Avignon
Aix-Marseille

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La Position du chercheur

Colloque - Mercredi 08 novembre 2017 - 09:00Le colloque est co-organisé par l’École supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée, le MuCEM et le Centre Norbert Elias. Il aura lieu les 8-9 et 10 novembre 2017Le positionnement éthique ou politique d’un chercheur se construit à travers ses méthodes de travail. En sciences humaines et sociales, ces méthodes sont autant de manières de faire au sein du discours. Elles mobilisent un ensemble de gestes et d’opérations qui concernent aussi la recherche artistique. C’est sur ces gestes partagés que nous souhaitons amener le dialogue entre recherches scientifiques et pratiques artistiques.Nous partons de la part commune de matérialité du travail de recherche – la confrontation avec les matériaux, les archives et les témoignages – pour susciter un dialogue autour des gestes de la collecte, des méthodes d’enquête, des formes d’écriture et d’exposition. Admettre que celles-ci ne traduisent pas seulement des résultats, mais constituent en soi des chantiers théoriques et artistiques, c’est ouvrir un espace d’échanges entre arts et sciences sociales.Notre démarche consiste davantage à décloisonner les discours qu’à interroger la spécificité de nos recherches respectives. L’enjeu est de penser la recherche en dehors des frontières disciplinaires afin de constituer un laboratoire de réflexivité et d’innovation offrant aux uns et aux autres la possibilité de déplacer son regard sur ses objets et ses pratiques.MERCREDI 8 NOVEMBRE 2017Centre de la Vieille Charité – Cinéma Le Miroir9h30 : mots d’ouverture, conseil scientifique.ENGAGEMENT ET DISTANTIATION : LE CHERCHEUR ET SON TERRAINModération : Boris Pétric (Centre Norbert Elias)Comment évaluer la proximité ou la distance par rapport à son sujet de travail ? L’implication du chercheur conditionne son intelligence des problèmes à étudier ou des situations à documenter. En témoignent de nombreuses réflexions sur le placement de la caméra, mais aussi sur la place des émotions dans l’énonciation historique, ou encore sur le rôle heuristique des procédés littéraires et des techniques théâtrales de distanciation. Ce dialogue entre chercheurs et artistes vise à interroger le caractère heuristiquement fécond de l’implication sensible du chercheur, ainsi que le rôle du désir dans le geste de chercher.10h00 : Philipe Bazin et Christiane Vollaire11h : Discussion11h30 : pause12h-13h : Kapwani Kiwanga 13h-15h : pause déjeunerModération : Vanessa Brito (ESADMM)15h-15h30 : présentation de la revue Sensibilités par Quentin Deluermoz (il nous faudra réserver une autre salle).16h projection de L’hypothèse du Mokélé Mbembé (1h18) et débat avec Marie Voignier.18h : pauseModération : (intervenant à confirmer)18h30-20h : projection et débat avec Jeff Silva JEUDI 9 NOVEMBRE 2017MuCEM – auditorium Germaine TillionISOLER, CADRER, CONFRONTER : ENJEUX DES GESTES DE LA COLLECTEModération : Lotte Arndt (ESAD Valence-Grenoble) et Dorothée Dussy (CNE) Comment se constitue un objet de recherche ? Tout commence, comme le rappelle Michel de Certeau, avec le geste de mettre à part. Les premiers gestes consistent à collecter, à isoler, à cadrer, à confronter des sources, à opérer des changements de focale. Ils ont une force qui leur est propre, ils fabriquent du sens. Quels effets cela produit sur nos possibilités de compréhension ? Comment un objet se transforme en document, en objet archéologique ou ethnographique ? Qu’est-ce qui se perd lors de cette transformation qui est aussi un abandon de liens et de possibles ? Un des objectifs sera de confronter les enjeux de différents gestes et pratiques de la collecte réalisées par des chercheurs et des artistes.9h30-11h30 : Mathieu Abonnenc (artiste), Romain Bertrand (historien), Benoît de l’Estoile (anthropologue).11h30 : pause12h-13h : Discussion DONNER VOIX, REPHRASER, MONTER : LA RECHERCHE DE FORMES D’ÉNONCIATIONModération : Nicolas Feodoroff (FID) et Aude Fanlo (MuCEM) (à confirmer)Comment faire parler des objets ? Comment prolonger la puissance de parole de voix isolées ou disparues ? Ces questions animent de nombreuses démarches artistiques. Elles sont aussi au cœur de l’anthropologie visuelle ou de la réflexion que certains historiens portent sur l’écriture de l’histoire, l’usage et le traitement de l’archive. Que l’on construise un récit littéraire, cinématographique ou historique, ces questionnements entraînent de nouveaux usages de la citation et de la paraphrase, du découpage et du montage, de la voix off et de la figure du narrateur. Ils produisent des formes d’énonciation plurielle qui donnent à l’objet de la recherche la possibilité de se constituer comme sujet et d’évaluer lui-même son propre statut. 14h30-17h : Patrick Boucheron (historien), Arlette Farge (historienne), Natacha Nisic (artiste), Caterina Pasqualino (anthropologue).17h : pause17h30-18h30 : DiscussionVENDREDI 10 NOVEMBRE 2017MuCEM auditorium Germaine Tillion TROUER LE RÉCIT CONTINU : ESPACES BLANCS, HISTOIRES POTENTIELLES ET CONTREFACTUELLESModération : Vanessa Brito (ESADMM)et Anna Dezeuze (ESADMM) Une manière de refuser le caractère nécessaire de l’état des choses est, pour les historiens, d’imaginer à partir de ce qui s’est amorcé mais non développé dans l’histoire, ce qu’aurait pu être le futur de ces passés inaboutis. Il est possible d’écrire une autre histoire à partir des avenirs non advenus – une histoire fictive, contrefactuelle, mais offrant des ressources à l’action, en dehors de l’évidence du présent. Ces expériences d’écriture en histoire, pratiquées parfois en anthropologie, peuvent alors rencontrer des expériences artistiques de mise en récit. Ce qui nous permettra d’interroger les usages artistiques du document et de l’archive, le statut de la fiction et les régimes de véridicité.9h30-11h45 : Quentin Deluermoz et Pierre Singaravélou (historiens), Vincent Meessen (artiste), Uriel Orlow (artiste).11h45 : pause12h15-13h : DiscussionL’EXPOSITION COMME FORME D’ÉCRITUREModération : Sylvie Collier (UAM) et Jean-Roch Bouiller (MuCEM)Exposer est une opération commune à l’artiste et au chercheur en sciences humaines et sociales. On expose des images, mais aussi une pensée et des arguments. Qu’il soit visuel ou textuel, le montage construit du sens, tisse des récits et propose une narration. Aujourd’hui, philosophes et historiens de l’art cherchent des points de convergence entre la forme-livre et la forme-exposition. Des anthropologues, sociologues et historiens co-construisent des expositions dans des musées de société. Le commissariat de recherche pose clairement la question de l’engagement de l’art par rapport à la connaissance et nous rend à l’évidence que laproduction du savoir est indissociable de ses formes de monstration et d’exposition. Une réflexion commune sur les enjeux de cette forme de narration ouvre encore un espace de dialogues entre nos recherches respectives.14h30-17h00 : Nadine Gomez (directrice du Musée Gassendi et du « Cairn »), Yann-Philippe Tastevin (anthropologue),  (artiste), Philippe Artières (historien).17h : pause17h30-18h30 : Discussion et clôture.(...)

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Séminaire Economie et Histoire

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 19 octobre 2017 - 15:00L’historie et l’économie s’intéressent actuellement à l’ensemble des phénomènes sociaux. Leurs approches mobilisent à la fois des questionnements et des méthodes différentes. Le but de ce séminaire sera d’enrichir l’étude de ces objets partagés en confrontant approches et méthodes à partir de quelques dossiers thématiques. Ces dossiers comptent se focaliser, entre autres, sur la mobilité sociale et intergénérationnelle, le rôle du mariage, et l’impact de l’urbanisation sur des différents phénomènes sociaux.Le séminaire aura lieu un jeudi par mois, en alternance entre le Centre Norbert Elias et l’AMSE.Organisateurs : Jean Boutier, Cecilia Garcia-Peñalosa, Alain Trannoy, Arundhati Virmani.Séance du 19 octobre 2017Alain Trannoy - Questions de mobilité intergénérationnelle: Les élites françaises  Discutant : Jean Boutier> Voir le détail de la programmation à venir sur l'affiche(...)

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Rencontres musico-doctorales de Paris à Marseille

Rencontre - Jeudi 22 juin 2017 - 10:00Ces journées, organisées par le Centre Norbert Elias et le Centre Georg Simmel avec le soutien de l'EHESS, se donnent pour objectif de mettre en lumière des travaux de doctorant.e.s travaillant sur la musique.Vous trouverez dans le programme de ces rencontres des communications sur les thèmes de la programmation des musiques du monde, de l'apprentissage de la techno, du music-hall, mais bien d'autres encore. (...)

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École des hautes études en sciences sociales

Centre de la Vieille Charité
2, rue de la Charité
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tél. : 04 91 14 07 27