CECI n'est pas EXECUTE Centre Norbert Elias : Morphologie et mondes du music-hall

Les journées d'études, les colloques, les séminaires | Archives

Morphologie et mondes du music-hall

7, 8 octobre 2010

Journées internationales d’étude

Marseille – Centre de la Vieille Charité – 2 rue de la Charité - 13002

EHESS, 2ème étage, Salle A

CENTRE NORBERT ELIAS

Centre d'anthropologie, communication, histoire, sociologie des dynamiques culturelles

(UMR 8562 CNRS-EHESS)

EHESS (Marseille), Université d’Avignon, ENS de Lyon, Univ. Paul Cézanne Aix-Marseille III

     

En collaboration avec LE HALL DE LA CHANSON

Centre National du Patrimoine de la Chanson, des Variétés et des Musiques Actuelles

Parc de La Villette, Paris & Cité de la Musique, Marseille

Argumentaire général

Les travaux universitaires en France portant expressément sur le music-hall sont encore aujourd’hui peu nombreux. L’objet a été instruit chez nous depuis les années 1970 environ, principalement sous la forme ou en un genre que l’on appellera « l’histoire illustrée du music-hall ». Ces ouvrages, pour la plupart, puisent leurs informations dans une abondante littérature de biographies et de souvenirs parues dans l’entre-deux-guerres voire jusque dans les années soixante ; leurs auteurs avaient été contemporains, acteurs ou témoins (artistes, journalistes, directeurs d’établissements, revuistes, etc.) de ce que l’on veut alors y considérer comme un « âge d’or » du music-hall - soit approximativement, du lendemain de la Grande guerre jusqu’aux premières années 1930. Ces « histoires illustrées du music-hall » privilégient les sommets d’un « genre » : notoriétés et carrières internationales, établissements célèbres et grandes scènes (parisiennes pour la plupart), spectacles marquants, etc. Outre que ce modèle monumentalisé resterait à approfondir plus systématiquement (structure organisationnelle des établissements, par exemple), il ne rend pas compte, sinon en négatif, d’un modèle à coup sûr plus banal, pratiqué dans de plus modestes établissements mais localement non moins prégnant. S’il ne peut être question de nier le rôle attractif et déterminant des grandes scènes de la capitale française, on peut toutefois s’interroger sur le « vide », ou sur la part accessoire généralement donnée dans les synthèses actuellement disponibles sur l’histoire du music-hall en France, à la plupart des villes de province ou aux établissements de quartier. N’y aurait-il eu d’autre alternative, tant pour les artistes que pour les productions, que le schéma classique de « monter à » ou de « descendre de » Paris (ou Londres) ? Que sait-on des dynamiques propres, des réseaux en région autour de grandes villes par exemple du commerce, du négoce, portuaires ou frontalières ? Qu’en était-il des réseaux internationaux, des circuits de province ?

Ces deux journées d’étude, à caractère international, se proposent de faire un état des lieux, des programmes et des recherches en cours sur le music-hall en France ou à l’étranger. Et de faire se rencontrer diverses spécialisations (sociologie des dynamiques culturelles, anthropologie des dispositifs spectatoriels, histoire des arts de la scène, représentations cinématiques et littéraires, etc.), d’en appeler à un traitement pluridisciplinaire de l’objet.

       

Renseignements :

Jacques Cheyronnaud, 04 91 14 07 56 / 04 91 08 70 57

 journées.musichall2010@yahoo.fr

PROGRAMME

Jeudi 7 octobre

« Le music-hall » : une dynamique de « formatages spectaculaires »

9 h 30 – 13 h – Présidence : Olivier Roueff, CNRS, Université de Versailles - Saint-Quentin

- Mot d’accueil, Jean Boutier, EHESS, Directeur du Centre Norbert Elias.

- De quoi nos « histoires du music-hall » sont-elles l’histoire ? Jacques Cheyronnaud, CNRS, Centre Norbert Elias.

- Music-hall et patrimoine, Serge Hureau, Directeur du Hall de la Chanson.

- Music-halls réel et fictionnel à Glasgow : du Britannia Panopticon à Sub Rosa de David Leddy, Victoria Reid, Department of French Language and Literature, Université de Glasgow.

- Une entente plus que cordiale. Réseaux et transferts entre music-halls français et britanniques à la Belle époque, Angele David-Guillou, doctorante, CRIDAF, Université Paris XIII.

                

14 h – 17 h – Présidence : Victoria Reid, Université de Glasgow

- Music-hall. Art total, Jean-Louis Fabiani, EHESS, Centre d’Etudes sociologiques et politiques Raymond Aron, CNRS-EHESS, Paris.

- L’écrin racial et sexuel du rythme pulsé, du cake-walk au jazz-spectacle (1902-1932), Olivier Roueff, CNRS, UMR Professions Institutions Temporalités, Université de Versailles/Saint-Quentin.

- Gaby Deslys et l’introduction du ragtime dans le music-hall marseillais des années 1910, Elisabeth Cestor, Membre associé du Centre Norbert Elias.

- Le recrutement des girls pour les revues parisiennes (1980-2000) : identité d’un lieu et fonctionnement interne, Sylvie Perault, UER Etudes théâtrales Paris VIII, ENSATT, Lyon.

- Les mises en scène de l’Alhambra, Cécile Prévost-Thomas, Observatoire musical français, Paris IV Sorbonne, CRILCQ-UQAM, Montréal.

         

Vendredi 8 octobre

Les échelles du music-hall. « Petit » et « grand ». Pluriel et singulier. Local, national, international

9 h 30 – 13 h – Présidence : Serge Hureau, Directeur du Hall de la Chanson

- Le music-hall à Metz 1890-1940, un demi-siècle de loisirs soumis aux nationalismes : Jean-Christophe Diedrich, Université de Metz.

- Béziers : l’Alcazar et le Théâtre des Variétés – du beuglant au music-hall (1870-1940). Construction des salles, programmation des spectacles et leur évolution : Alex Bèges.

- Marseille et son Alcazar. Les termes d’une doxa, Jacques Cheyronnaud, CNRS, Centre Norbert Elias.

- Ce que nous disent les livres de comptes de la fin de l’Alcazar de Marseille, Emmanuel Pedler, EHESS, Centre Norbert Elias.

- Conclusions (tous participants)

               

Renseignements

Jacques Cheyronnaud, 04 91 14 07 56 / 04 91 08 70 57

ournées.musichall2010@yahoo.fr

Rubriques à consulter

EHESS
CNRS
Université D'Avignon
Aix-Marseille

flux rss  Actualités

La Position du chercheur

Colloque - Mercredi 08 novembre 2017 - 09:00Le colloque est co-organisé par l’École supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée, le MuCEM et le Centre Norbert Elias. Il aura lieu les 8-9 et 10 novembre 2017Le positionnement éthique ou politique d’un chercheur se construit à travers ses méthodes de travail. En sciences humaines et sociales, ces méthodes sont autant de manières de faire au sein du discours. Elles mobilisent un ensemble de gestes et d’opérations qui concernent aussi la recherche artistique. C’est sur ces gestes partagés que nous souhaitons amener le dialogue entre recherches scientifiques et pratiques artistiques.Nous partons de la part commune de matérialité du travail de recherche – la confrontation avec les matériaux, les archives et les témoignages – pour susciter un dialogue autour des gestes de la collecte, des méthodes d’enquête, des formes d’écriture et d’exposition. Admettre que celles-ci ne traduisent pas seulement des résultats, mais constituent en soi des chantiers théoriques et artistiques, c’est ouvrir un espace d’échanges entre arts et sciences sociales.Notre démarche consiste davantage à décloisonner les discours qu’à interroger la spécificité de nos recherches respectives. L’enjeu est de penser la recherche en dehors des frontières disciplinaires afin de constituer un laboratoire de réflexivité et d’innovation offrant aux uns et aux autres la possibilité de déplacer son regard sur ses objets et ses pratiques.MERCREDI 8 NOVEMBRE 2017Centre de la Vieille Charité – Cinéma Le Miroir9h30 : mots d’ouverture, conseil scientifique.ENGAGEMENT ET DISTANTIATION : LE CHERCHEUR ET SON TERRAINModération : Boris Pétric (Centre Norbert Elias)Comment évaluer la proximité ou la distance par rapport à son sujet de travail ? L’implication du chercheur conditionne son intelligence des problèmes à étudier ou des situations à documenter. En témoignent de nombreuses réflexions sur le placement de la caméra, mais aussi sur la place des émotions dans l’énonciation historique, ou encore sur le rôle heuristique des procédés littéraires et des techniques théâtrales de distanciation. Ce dialogue entre chercheurs et artistes vise à interroger le caractère heuristiquement fécond de l’implication sensible du chercheur, ainsi que le rôle du désir dans le geste de chercher.10h00 : Philipe Bazin et Christiane Vollaire11h : Discussion11h30 : pause12h-13h : Kapwani Kiwanga 13h-15h : pause déjeunerModération : Vanessa Brito (ESADMM)15h-15h30 : présentation de la revue Sensibilités par Quentin Deluermoz (il nous faudra réserver une autre salle).16h projection de L’hypothèse du Mokélé Mbembé (1h18) et débat avec Marie Voignier.18h : pauseModération : (intervenant à confirmer)18h30-20h : projection et débat avec Jeff Silva JEUDI 9 NOVEMBRE 2017MuCEM – auditorium Germaine TillionISOLER, CADRER, CONFRONTER : ENJEUX DES GESTES DE LA COLLECTEModération : Lotte Arndt (ESAD Valence-Grenoble) et Dorothée Dussy (CNE) Comment se constitue un objet de recherche ? Tout commence, comme le rappelle Michel de Certeau, avec le geste de mettre à part. Les premiers gestes consistent à collecter, à isoler, à cadrer, à confronter des sources, à opérer des changements de focale. Ils ont une force qui leur est propre, ils fabriquent du sens. Quels effets cela produit sur nos possibilités de compréhension ? Comment un objet se transforme en document, en objet archéologique ou ethnographique ? Qu’est-ce qui se perd lors de cette transformation qui est aussi un abandon de liens et de possibles ? Un des objectifs sera de confronter les enjeux de différents gestes et pratiques de la collecte réalisées par des chercheurs et des artistes.9h30-11h30 : Mathieu Abonnenc (artiste), Romain Bertrand (historien), Benoît de l’Estoile (anthropologue).11h30 : pause12h-13h : Discussion DONNER VOIX, REPHRASER, MONTER : LA RECHERCHE DE FORMES D’ÉNONCIATIONModération : Nicolas Feodoroff (FID) et Aude Fanlo (MuCEM) (à confirmer)Comment faire parler des objets ? Comment prolonger la puissance de parole de voix isolées ou disparues ? Ces questions animent de nombreuses démarches artistiques. Elles sont aussi au cœur de l’anthropologie visuelle ou de la réflexion que certains historiens portent sur l’écriture de l’histoire, l’usage et le traitement de l’archive. Que l’on construise un récit littéraire, cinématographique ou historique, ces questionnements entraînent de nouveaux usages de la citation et de la paraphrase, du découpage et du montage, de la voix off et de la figure du narrateur. Ils produisent des formes d’énonciation plurielle qui donnent à l’objet de la recherche la possibilité de se constituer comme sujet et d’évaluer lui-même son propre statut. 14h30-17h : Patrick Boucheron (historien), Arlette Farge (historienne), Natacha Nisic (artiste), Caterina Pasqualino (anthropologue).17h : pause17h30-18h30 : DiscussionVENDREDI 10 NOVEMBRE 2017MuCEM auditorium Germaine Tillion TROUER LE RÉCIT CONTINU : ESPACES BLANCS, HISTOIRES POTENTIELLES ET CONTREFACTUELLESModération : Vanessa Brito (ESADMM)et Anna Dezeuze (ESADMM) Une manière de refuser le caractère nécessaire de l’état des choses est, pour les historiens, d’imaginer à partir de ce qui s’est amorcé mais non développé dans l’histoire, ce qu’aurait pu être le futur de ces passés inaboutis. Il est possible d’écrire une autre histoire à partir des avenirs non advenus – une histoire fictive, contrefactuelle, mais offrant des ressources à l’action, en dehors de l’évidence du présent. Ces expériences d’écriture en histoire, pratiquées parfois en anthropologie, peuvent alors rencontrer des expériences artistiques de mise en récit. Ce qui nous permettra d’interroger les usages artistiques du document et de l’archive, le statut de la fiction et les régimes de véridicité.9h30-11h45 : Quentin Deluermoz et Pierre Singaravélou (historiens), Vincent Meessen (artiste), Uriel Orlow (artiste).11h45 : pause12h15-13h : DiscussionL’EXPOSITION COMME FORME D’ÉCRITUREModération : Sylvie Collier (UAM) et Jean-Roch Bouiller (MuCEM)Exposer est une opération commune à l’artiste et au chercheur en sciences humaines et sociales. On expose des images, mais aussi une pensée et des arguments. Qu’il soit visuel ou textuel, le montage construit du sens, tisse des récits et propose une narration. Aujourd’hui, philosophes et historiens de l’art cherchent des points de convergence entre la forme-livre et la forme-exposition. Des anthropologues, sociologues et historiens co-construisent des expositions dans des musées de société. Le commissariat de recherche pose clairement la question de l’engagement de l’art par rapport à la connaissance et nous rend à l’évidence que laproduction du savoir est indissociable de ses formes de monstration et d’exposition. Une réflexion commune sur les enjeux de cette forme de narration ouvre encore un espace de dialogues entre nos recherches respectives.14h30-17h00 : Nadine Gomez (directrice du Musée Gassendi et du « Cairn »), Yann-Philippe Tastevin (anthropologue),  (artiste), Philippe Artières (historien).17h : pause17h30-18h30 : Discussion et clôture.(...)

Lire la suite

Séminaire Economie et Histoire

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 19 octobre 2017 - 15:00L’historie et l’économie s’intéressent actuellement à l’ensemble des phénomènes sociaux. Leurs approches mobilisent à la fois des questionnements et des méthodes différentes. Le but de ce séminaire sera d’enrichir l’étude de ces objets partagés en confrontant approches et méthodes à partir de quelques dossiers thématiques. Ces dossiers comptent se focaliser, entre autres, sur la mobilité sociale et intergénérationnelle, le rôle du mariage, et l’impact de l’urbanisation sur des différents phénomènes sociaux.Le séminaire aura lieu un jeudi par mois, en alternance entre le Centre Norbert Elias et l’AMSE.Organisateurs : Jean Boutier, Cecilia Garcia-Peñalosa, Alain Trannoy, Arundhati Virmani.Séance du 19 octobre 2017Alain Trannoy - Questions de mobilité intergénérationnelle: Les élites françaises  Discutant : Jean Boutier> Voir le détail de la programmation à venir sur l'affiche(...)

Lire la suite

Rencontres musico-doctorales de Paris à Marseille

Rencontre - Jeudi 22 juin 2017 - 10:00Ces journées, organisées par le Centre Norbert Elias et le Centre Georg Simmel avec le soutien de l'EHESS, se donnent pour objectif de mettre en lumière des travaux de doctorant.e.s travaillant sur la musique.Vous trouverez dans le programme de ces rencontres des communications sur les thèmes de la programmation des musiques du monde, de l'apprentissage de la techno, du music-hall, mais bien d'autres encore. (...)

Lire la suite

Plus d'actualités

École des hautes études en sciences sociales

Centre de la Vieille Charité
2, rue de la Charité
13002 Marseille

tél. : 04 91 14 07 27