Les chercheurs correspondants | Les chercheurs correspondants

Maud Saint-Lary

Centre de la Vieille Charité

2 rue de la Charité

13002 Marseille

msaintlary@yahoo.com

Domaines de recherche

Anthropologie des pouvoirs locaux : chefferie, développement, néo-traditionalismes, islam

Anthropologie comparative des usages du droit islamique (Burkina Faso)

Fonction

Septembre 2008 à août 2009 : ATER en sociologie EHESS, laboratoire SHADYC, Marseille, Animation d’un atelier d’écriture (M1 et M2).

Projet de recherche en cours 

2008-2011, Etude sur les juridictions musulmanes de proximité dans le cadre du projet ANR « PUBLISLAM » (Holder, coord.). Composé de 25 chercheurs européens et africains, ce projet ANR a pour objectif d’analyser les rapports entre islam et politique en Afrique de l’Ouest en comparant les formes d’espaces publics religieux dans 5 pays d’Afrique sub-saharienne (Sénégal, Mali, Côte-d’Ivoire, Burkina Faso, Niger).

Pour ma part, je me propose d’étudier les phénomènes de moralisation et de réislamisation des masses au Burkina Faso. Il s’agit de considérer le droit islamique tel qu’il est énoncé dans des lieux strictement privés de résolution des conflits, mais aussi dans des espaces publics de sensibilisation à des problèmes de société et d’éducation aux préceptes de l’islam.

Publication

Ouvrage

  • Saint-Lary, Maud, Ango Ela, Kalliopi, et Gruénais, Marc-Eric, à paraître,  Entrepreneurs et entreprises en quête de normes, Bulletin de l’APAD.

             

Articles

  • Saint-Lary, Maud, 2009, « ‘S’il ment, que l’accusé soit maudit par la mosquée’. Anthropologie d’une épreuve juratoire au Burkina Faso », Archives de Sciences Sociales des Religions.

  • Saint-Lary, Maud, à paraître, « Autonomie politique et diffusion de valeurs morales dans l’espace public religieux burkinabè. L’exemple d’une juridiction musulmane de proximité », in Holder (dir.), L’Islam en Afrique : vers un espace public religieux ?

  •  Saint-Lary, Maud, 2008, « Des vignerons franciliens en quête d’authenticité. Pour une approche ethnographique de la valorisation d’un patrimoine urbain », Ethnologie française, n° 115 2008/3 : 551-560.

  • 2004, « Des juges dans l'antre du logis. Pouvoirs judiciaires et religieux dans une chefferie tooroobe du Yatenga (Burkina Faso) », Etudes rurales, n°169-170 : 179-195.

         

Communications

Colloques

  • 2007, Colloque international, Paris, Espaces publics religieux. Islam et politique en Afrique de l'Ouest (XIXè-XXIè siècles) : « Un espace public religieux au seuil du privé. L’exemple d'une juridiction de droit islamique au Burkina Faso ».

  • 2005, Colloque international de l’APAD, Yaoundé, Entrepreneurs et entreprises en quête de normes : « Entrepreneurs religieux entre tradition et innovation ».

         

Séminaires de recherche

  • 2008, Paris, Séminaire CEAf, « Le programme publislam : ses membres, ses recherches, ses rencontres ».

  • 2008, Paris, séminaire publislam, « Une mosquée du vendredi pour Koupèla ». Associations islamiques et figures de la réussite dans la presse burkinabè ».

  • 2008, L’islam en contextes, CEMAf-Aix (Holder et Triaud) : « Le droit islamique au prisme de la pratique. Arrangements et con

  • 2007, Séminaire de J. Cheyronnaud et E. Claverie, EHESS-Marseille : Anthropologie des dispositifs cultuels : « S’il ment, que l’accusé soit maudit par la mosquée ». Anthropologie d’une épreuve juratoire au Burkina Faso.,

  • 2004, Séminaire de G. Blundo, Anthropologie des pouvoirs locaux, EHESS-Marseille : « La chefferie et l'Etat en Afrique de l'Ouest. Le cas des chefs peuls du Burkina ».

  • 2003, Séminaire de l'école doctorale Anthropologie du changement social et du développement,Louvain (Belgique) : « Chefferies peules et pouvoirs locaux dans l'ancien royaume du Yatenga (Burkina) ».

  • 2003, Séminaire de J. Boutrais et J. Schmitz, Groupe de Recherches sur les Sociétés Peules (Greful), EHESS-Paris : « Prestige religieux et pouvoir chez les Tooroobe du Yatenga (Burkina) ».

               

Séminaire d'enseignement

  • 2002, Séminaire de licence d'ethnologie de Faouzia Belhachemi, Université Paris VIII-Saint-Denis : « Ethnologie et Histoire »

                 

Résumé de la thèse

Les chefs peuls du Yatenga à l’Épreuve du changement (Burkina Faso). Thèse réalisée sous la direction de Jean-Pierre Olivier de Sardan.

C’est une contribution à l'analyse des logiques de pouvoir se jouant autour de la figure du « chef traditionnel ». La thèse s'inscrit dans le contexte particulier des sociétés peules du Yatenga, un ancien royaume moaga (plur. Moose) du Burkina Faso. J'ai montré que les chefferies peules n'ont réellement existé qu'à la période coloniale et après avoir mis en évidence les relations de pouvoir que les petits groupes peuls dispersés ont entretenu avec les pouvoirs locaux et centraux avant la colonisation, j'ai revisité la « chefferie » en montrant son caractère de haute historicité et sa place dans le paysage politique contemporain. Je me suis appuyée sur deux chefferies pour montrer que le pouvoir s'y décline sur deux registres différents : le développement, d'une part, et l'islam, d'autre part. Dans ce dernier cas, j'ai analysé le phénomène de cumul des pouvoirs politique et religieux car le chef est, certes, le descendant des chefs de cantons de l'époque coloniale, mais surtout il est un notable de la tidjâniyya « onze grains », confrérie soufie appelée « hamallisme » à l'époque coloniale. Dans cette localité où se pratique un islam « traditionaliste », l'activité religieuse et juridique qui a cours aujourd'hui est attestée par l'affluence de justiciables venus de toute la région et la diversité des requêtes : résolution de conflit (sorcellerie, vol, divorce, conflits fonciers, garde d'enfant), conseils juridiques (héritage) et bénédictions. J'ai analysé les fondements de l'autorité religieuse du chef, qui relèvent à la fois de sa formation islamique et de la réputation de sa mosquée qui repose sur une croyance selon laquelle un parjure au sein de la mosquée provoque la malédiction divine. Enfin j'ai montré comment, la notion de « sulufu » (arrangement), largement mobilisée par le chef, témoigne du caractère négociable des règles coraniques et de leur interprétation.

EHESS
CNRS
Université D'Avignon
Aix-Marseille

flux rss  Actualités

PICASSO, voyages imaginaires

Conférence - Vendredi 16 février 2018 - 17:00A l’occasion de l’inauguration de l’exposition « Picasso, voyages imaginaires », Emilie Goudal,post-doctorante LabexMed/Fondation Gerda Henkel , Centre Norbert Elias – UMR 8562 donnera une conférence inaugurale intitulée « Picasso en héritage, modernité en partage ? Réception critique de Picasso en territoire imaginé ». Elle aura lieu le vendredi 16 février à 17h au Centre de la Vieille Charité – Salle le Miroir à Marseille. Cette conférence voudrait revenir, depuis les indépendances, sur la réception critique et la confrontation à l’œuvre de Picasso par des artistes souvent définis comme « extra-occidentaux », et interroger ainsi le retour d’imaginaires possiblement suscité par l’un des maîtres de l’art moderne. La conférence sera précédée d’une présentation de l’exposition par les commissaires et en présence de Xavier Rey, directeur des Musées de Marseille.Entrée libre dans la limite des places disponiblesRetrouvez toutes les informations sur notre carnet hypothèses: https://labexmed.hypotheses.org/?p=2798&preview=true(...)

Lire la suite

La Position du chercheur

Colloque - Mercredi 08 novembre 2017 - 09:00Le colloque est co-organisé par l’École supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée, le MuCEM et le Centre Norbert Elias. Il aura lieu les 8-9 et 10 novembre 2017Le positionnement éthique ou politique d’un chercheur se construit à travers ses méthodes de travail. En sciences humaines et sociales, ces méthodes sont autant de manières de faire au sein du discours. Elles mobilisent un ensemble de gestes et d’opérations qui concernent aussi la recherche artistique. C’est sur ces gestes partagés que nous souhaitons amener le dialogue entre recherches scientifiques et pratiques artistiques.Nous partons de la part commune de matérialité du travail de recherche – la confrontation avec les matériaux, les archives et les témoignages – pour susciter un dialogue autour des gestes de la collecte, des méthodes d’enquête, des formes d’écriture et d’exposition. Admettre que celles-ci ne traduisent pas seulement des résultats, mais constituent en soi des chantiers théoriques et artistiques, c’est ouvrir un espace d’échanges entre arts et sciences sociales.Notre démarche consiste davantage à décloisonner les discours qu’à interroger la spécificité de nos recherches respectives. L’enjeu est de penser la recherche en dehors des frontières disciplinaires afin de constituer un laboratoire de réflexivité et d’innovation offrant aux uns et aux autres la possibilité de déplacer son regard sur ses objets et ses pratiques.MERCREDI 8 NOVEMBRE 2017Centre de la Vieille Charité – Cinéma Le Miroir9h30 : mots d’ouverture, conseil scientifique.ENGAGEMENT ET DISTANTIATION : LE CHERCHEUR ET SON TERRAINModération : Boris Pétric (Centre Norbert Elias)Comment évaluer la proximité ou la distance par rapport à son sujet de travail ? L’implication du chercheur conditionne son intelligence des problèmes à étudier ou des situations à documenter. En témoignent de nombreuses réflexions sur le placement de la caméra, mais aussi sur la place des émotions dans l’énonciation historique, ou encore sur le rôle heuristique des procédés littéraires et des techniques théâtrales de distanciation. Ce dialogue entre chercheurs et artistes vise à interroger le caractère heuristiquement fécond de l’implication sensible du chercheur, ainsi que le rôle du désir dans le geste de chercher.10h00 : Philipe Bazin et Christiane Vollaire11h : Discussion11h30 : pause12h-13h : Kapwani Kiwanga 13h-15h : pause déjeunerModération : Vanessa Brito (ESADMM)15h-15h30 : présentation de la revue Sensibilités par Quentin Deluermoz (il nous faudra réserver une autre salle).16h projection de L’hypothèse du Mokélé Mbembé (1h18) et débat avec Marie Voignier.18h : pauseModération : (intervenant à confirmer)18h30-20h : projection et débat avec Jeff Silva JEUDI 9 NOVEMBRE 2017MuCEM – auditorium Germaine TillionISOLER, CADRER, CONFRONTER : ENJEUX DES GESTES DE LA COLLECTEModération : Lotte Arndt (ESAD Valence-Grenoble) et Dorothée Dussy (CNE) Comment se constitue un objet de recherche ? Tout commence, comme le rappelle Michel de Certeau, avec le geste de mettre à part. Les premiers gestes consistent à collecter, à isoler, à cadrer, à confronter des sources, à opérer des changements de focale. Ils ont une force qui leur est propre, ils fabriquent du sens. Quels effets cela produit sur nos possibilités de compréhension ? Comment un objet se transforme en document, en objet archéologique ou ethnographique ? Qu’est-ce qui se perd lors de cette transformation qui est aussi un abandon de liens et de possibles ? Un des objectifs sera de confronter les enjeux de différents gestes et pratiques de la collecte réalisées par des chercheurs et des artistes.9h30-11h30 : Mathieu Abonnenc (artiste), Romain Bertrand (historien), Benoît de l’Estoile (anthropologue).11h30 : pause12h-13h : Discussion DONNER VOIX, REPHRASER, MONTER : LA RECHERCHE DE FORMES D’ÉNONCIATIONModération : Nicolas Feodoroff (FID) et Aude Fanlo (MuCEM) (à confirmer)Comment faire parler des objets ? Comment prolonger la puissance de parole de voix isolées ou disparues ? Ces questions animent de nombreuses démarches artistiques. Elles sont aussi au cœur de l’anthropologie visuelle ou de la réflexion que certains historiens portent sur l’écriture de l’histoire, l’usage et le traitement de l’archive. Que l’on construise un récit littéraire, cinématographique ou historique, ces questionnements entraînent de nouveaux usages de la citation et de la paraphrase, du découpage et du montage, de la voix off et de la figure du narrateur. Ils produisent des formes d’énonciation plurielle qui donnent à l’objet de la recherche la possibilité de se constituer comme sujet et d’évaluer lui-même son propre statut. 14h30-17h : Patrick Boucheron (historien), Arlette Farge (historienne), Natacha Nisic (artiste), Caterina Pasqualino (anthropologue).17h : pause17h30-18h30 : DiscussionVENDREDI 10 NOVEMBRE 2017MuCEM auditorium Germaine Tillion TROUER LE RÉCIT CONTINU : ESPACES BLANCS, HISTOIRES POTENTIELLES ET CONTREFACTUELLESModération : Vanessa Brito (ESADMM)et Anna Dezeuze (ESADMM) Une manière de refuser le caractère nécessaire de l’état des choses est, pour les historiens, d’imaginer à partir de ce qui s’est amorcé mais non développé dans l’histoire, ce qu’aurait pu être le futur de ces passés inaboutis. Il est possible d’écrire une autre histoire à partir des avenirs non advenus – une histoire fictive, contrefactuelle, mais offrant des ressources à l’action, en dehors de l’évidence du présent. Ces expériences d’écriture en histoire, pratiquées parfois en anthropologie, peuvent alors rencontrer des expériences artistiques de mise en récit. Ce qui nous permettra d’interroger les usages artistiques du document et de l’archive, le statut de la fiction et les régimes de véridicité.9h30-11h45 : Quentin Deluermoz et Pierre Singaravélou (historiens), Vincent Meessen (artiste), Uriel Orlow (artiste).11h45 : pause12h15-13h : DiscussionL’EXPOSITION COMME FORME D’ÉCRITUREModération : Sylvie Collier (UAM) et Jean-Roch Bouiller (MuCEM)Exposer est une opération commune à l’artiste et au chercheur en sciences humaines et sociales. On expose des images, mais aussi une pensée et des arguments. Qu’il soit visuel ou textuel, le montage construit du sens, tisse des récits et propose une narration. Aujourd’hui, philosophes et historiens de l’art cherchent des points de convergence entre la forme-livre et la forme-exposition. Des anthropologues, sociologues et historiens co-construisent des expositions dans des musées de société. Le commissariat de recherche pose clairement la question de l’engagement de l’art par rapport à la connaissance et nous rend à l’évidence que laproduction du savoir est indissociable de ses formes de monstration et d’exposition. Une réflexion commune sur les enjeux de cette forme de narration ouvre encore un espace de dialogues entre nos recherches respectives.14h30-17h00 : Nadine Gomez (directrice du Musée Gassendi et du « Cairn »), Yann-Philippe Tastevin (anthropologue),  (artiste), Philippe Artières (historien).17h : pause17h30-18h30 : Discussion et clôture.(...)

Lire la suite

Séminaire Economie et Histoire

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 19 octobre 2017 - 15:00L’historie et l’économie s’intéressent actuellement à l’ensemble des phénomènes sociaux. Leurs approches mobilisent à la fois des questionnements et des méthodes différentes. Le but de ce séminaire sera d’enrichir l’étude de ces objets partagés en confrontant approches et méthodes à partir de quelques dossiers thématiques. Ces dossiers comptent se focaliser, entre autres, sur la mobilité sociale et intergénérationnelle, le rôle du mariage, et l’impact de l’urbanisation sur des différents phénomènes sociaux.Le séminaire aura lieu un jeudi par mois, en alternance entre le Centre Norbert Elias et l’AMSE.Organisateurs : Jean Boutier, Cecilia Garcia-Peñalosa, Alain Trannoy, Arundhati Virmani.Séance du 19 octobre 2017Alain Trannoy - Questions de mobilité intergénérationnelle: Les élites françaises  Discutant : Jean Boutier> Voir le détail de la programmation à venir sur l'affiche(...)

Lire la suite

Plus d'actualités

École des hautes études en sciences sociales

Centre de la Vieille Charité
2, rue de la Charité
13002 Marseille

tél. : 04 91 14 07 27