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Georges Guille-Escuret

Discipline : Anthropologie

Contact : Guille Escuret

Directeur de recherche au CNRS

 

Domaines de recherche

Ethno-écologie

Epistémologie et méthodologie des relations interdisciplinaires sur la frontière sciences naturelles/sciences sociales

            

Publications

  • 2018, Structures sociales et systèmes naturels : l'assemblage scientifique est-il réalisable ?, ISTE, Londres, 233 pages  (puis parution en anglais chez ISTE & Wiley).
  • 2017, avec S. Park, Sociobiology vs Socioecology : Consequences of an Unraveling Debate, ISTE & Wiley, London, 196 pages  (puis paru aussi en français chez ISTE).
  • 2017, avec G. Anichini, F. Carraro, Ph. Geslin, Technicity vs Scientificity : Complementarities and Rivalries, ISTE & Wiley, London, 203 pages  (puis paru aussi en français chez ISTE).
  • 2016, « Les villages ont-ils des mentalités ? Une approche comparative dans les Hautes-Corbières viticoles », in Ethnologie française, XLVI, n°1 p.153-163.
  • 2016, « L'observation des hommes boutée hors du champ scientifique : une rouerie épistémologique », Raison Présente, n° 195 ("L'anthropologie et ses raisons"), p. 91-100.
  • 2015, « Darwin Charles », « Écologie humaine » et « Haeckel Ernst » in D. Bourg et A. Papaux (dir.), Dictionnaire de la pensée écologique, Paris, PUF, p. 239-240, p. 328, 330, et p. 516-518.
  • 2015, « Un homme renversant. Réflexions sur l’escamotage de l’anthropologie de Darwin », in Guillaume Lecointre et Patrick Tort (éds), Le monde de Darwin, Paris, Éditions de La Martinière, p. 133-149.
  • 2015, « Les rendez-vous de la mort et de la culture. L’événement intraitable », in L’Homme, n° 215-216, p. 307-316.
  • 2015, «  Les villages ont-ils des mentalités ? Une approche comparative dans les Hautes-Corbières viticoles », in Ethnologie française.
  • 2015, « L’observation des hommes boutée hors du champ scientifique : une rouerie épistémologique », in Régis Meyran (éd.), numéro de Raison présente.
  • 2014, L'écologie kidnappée, Paris, PUF, 360 pages.
  • 2013, Sociologie comparée du cannibalisme. 3- Ennemis intimes et absorptions équivoques en Amérique, Paris, PUF, 383 pages.

  • 2012, Sociologie comparée du cannibalisme. 2- La consommation d’autrui en Asie et en Océanie, Paris, PUF, 410 pages.

  • 2012, Les mangeurs d’autres. Civilisation et cannibalisme, Paris, Éditions de l’EHESS, Cahiers de L’Homme, 292 pages.

  • 2012, « La naissance du cadavre, ou comment s’en débarrasser ? » in Hervé GUY, Agnès Jeanjean, Aurore Schmitt, Anne Richier (éds), Rencontre autour du Cadavre, Groupement d’Anthropologie et d’Archéologie Funéraire, Marseille, pp. 205-214.

  • 2011, « Retour aux modes de production sans contrôle philosophique », in Cultures matérielles, Techniques & Culture, n° 54-55, pp. 484-503, (daté 2010).

  • 2010, « L’analyse de la violence meurtrière des sociétés, entre tendance, crise et structure », XIe Rencontres Internationales de Carthage, La Violence (2008), Académie Beit El Hikma, Tunis, pp. 13-39 (daté 2009).

  • 2010, « L'homme modifié, la nature manipulée et les savoirs décousus », Actes de la Xe Rencontre Internationale de Carthage, L'Homme et la Nature (2007), Académie Beit El Hikma, Tunis, pp. 79-104.

  • 2010, Sociologie comparée du cannibalisme. 1- Proies et captifs en Afrique, Paris, PUF, 356 pages.

  • 2008, « Le syndrome micromégas et les glissières du rapport nature/culture : l'exemple du cannibalisme », Techniques & Culture, N° 50, pp. 182-205.

  • 2007, « L'homme modifié, la nature manipulée et les savoirs décousus », Xe Rencontres Internationales de Carthage, L'Homme et la Nature, Académie Beit El Hikma, Tunis, pp. 79-104.

  • 2004, « Une parenté entre marxisme et  structuralisme », L'Homme, 169, pp. 187-194.

  • 2004, « Les techniques entre tradition et intention », Techniques & Culture, 42, pp. 97-110.

           

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L’idée d’une société assumant le fait que ses membres se nourrissent de corps humains constitue une source intarissable de répulsion au sein de la civilisation – en particulier quand l’absorption succède à un acte de violence, et traverse la frontière qui sépare la guerre de la chasse. Embarrassée à plus d’un titre par le thème du cannibalisme, l’anthropologie sociale l’a laissé en friche et continue à osciller entre des déterminations simplistes : cause alimentaire ou motif religieux.

Pour des sciences qui se proposent d’appréhender des réalités hétérogènes, telles que la sociologie, l’histoire et l’écologie, l’occasion s’offre alors d’un double défi  à relever : se délivrer de convictions parasites maintenues par la civilisation qui les a engendrées, et combattre enfi n de face l’aveuglement terrible et millénaire qui range toute anthropophagie dans le registre de la préhistoire et de la bestialité. En réalité, la dimension historique des sociétés dites « primitives » n’apparaît jamais aussi visiblement que dans les manifestations concrètes du cannibalisme.

La vaste entreprise d’anthropologie historique de l’auteur représente plus d’une vingtaine d’années de recherches de terrain. Il livre avec cet ouvrage le premier volet d’une série monumentale qui en comprendra deux autres, sur l’Asie-Océanie et sur le continent américain. 

Centre Norbert Elias

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