Les chercheurs correspondants | Les chercheurs correspondants

Peter Hochet

IRD BP 182 01 Ouagadougou Burkina Faso

00.226.50.30.67.37

peter.hochet@ird.bf

 

Peter Hochet a soutenu sa thèse le 19 décembre 2012, 14 heures

Titre de la thèse : La terre, l'étranger et le citoyen. Les relations sociales et politiques à propos de la terre dans un village bwa (Gombélèdougou, Burkina Faso).

Spécialité du doctorat : anthropologie sociale et ethnologie

Jury :

M. Giorgio Blundo, directeur d'études à l’EHESS

M. Jean-Pierre Chauveau, directeur de recherche à l’IRD émérite, directeur de thèse

M. Jean-Pierre Jacob, professeur à l'Institut des Hautes Etudes Internationales et du Développement, Genève

M. Philippe Lavigne-Delville, directeur de recherche à l'IRD, rapporteur

Mme Cécile Leguy, professeur à l'Université Sorbonne Nouvelle, Paris 3, rapporteur

Mme Catherine Neveu, directrice de recherche au CNRS

 

Peter Hochet (1977) a obtenu son DEA en sciences sociales de l’EHESS de Marseille sous la direction de Jean-Pierre Chauveau (IRD) en 2003 sur les modes locaux de régulation de l’accès aux ressources pastorales chez les Minyanka du Mali. Depuis, et avec le même directeur, il conduit son terrain de thèse chez les Bwaba du Burkina Faso. Il est actuellement assistant de recherche à la coordination scientifique (Jean-Pierre Jacob, IUED) du Laboratoire Citoyennetés de Ouagadougou, et il est accueilli au centre IRD de Ouagadougou depuis octobre 2005. Il est en outre associé à l’équipe « régulation foncières » de l’UR199 de l’IRD, et au réseau Impact.

Sujet de thèse

Thème : rapports politiques et rapports fonciers parmi les Minyanka du Mali et les Bwaba du Burkina Faso.

        

Problématique : les études africanistes de la citoyenneté tendent à ne traiter la question que du point de vue de l’État et de ses relations avec des « minorités » organisées. L’interface des États africains avec des sociétés coutumières relativement structurées et autonomes invite, au contraire, à envisager des citoyennetés plurielles en termes de circulation de projets politiques semi-autonomes, d’échelles de production, de contradiction et d’articulation. Nos enquêtes, menées chez les Minyanka (Mali) et les Bwaba (Burkina Faso), sur la distribution des enchaînements de droits fonciers et d’obligations vis-à-vis de la communauté entre autochtones et « étrangers », permettent de souligner dans quelle mesure les sociétés paysannes développent une définition locale de la citoyenneté différente de la citoyenneté formelle (dite « civique »). Outre, la relativisation des définitions universalistes de la citoyenneté, cette forme « paysanne » de la citoyenneté nous invite à reconsidérer de manière non normative trois questions : 1) la dichotomie classique entre public et privé ; 2) la nature des relations qui existent entre rapports politiques et rapports fonciers ; 3) les relations entre structures juridiques et dynamiques économiques.

Autres sujets d’études

  • Anthropologie de la décentralisation et des services publics : la délivrance des services publics à l’échelle locale en Afrique de l’Ouest (notamment, eau/assainissement et éducation primaire).

  • Anthropologie de la traduction : la construction du dialogue entre recherche et développement en Afrique de l’Ouest.

        

Publications

Ouvrages

  • 2005. La gestion décentralisée des ressources pastorales de la commune de Kouri. Association agriculture/élevage, organisations paysannes et négociation dans le Minyankala (Sud-est Mali). Paris : Éditions du Gret.

         

Participation à des ouvrages collectifs

  • 2007b. « Quand la démocratie participative est importée au village. Un cas de mise en œuvre de la gestion participative des ressources naturelles au Mali », in Neveu Catherine (dir.) Cultures et pratiques participatives. Paris : L’Harmattan. p. 279-294.

  • à paraître. « Une citoyenneté paysanne ? Quelques réflexions sur les rapports entre citoyenneté et foncier parmi les Minyanka et les Bwaba », in Actes des journées d’études « questions de citoyennetés ».

        

Rapports, mémoire et articles de presse

  • 2003. Négocier les droits pastoraux. Anthropologie de la définition des droits sur l’espace et les ressources naturelles dans le contexte agropastoral du Minyankala (sud-est Mali). DEA en sciences sociales. Marseille : EHESS.

  • 2004. Négocier l’accès aux ressources pastorales. Anthropologie des dynamiques d’accès aux ressources renouvelables dans le sud du Minyankala (Sud est du Mali). Rapport Intercoopération-Sahel/Gret.

  • Avec Lavigne Delville, Philippe, 2005. Construire une gestion négociée et durable des ressources naturelles renouvelables en Afrique de l’ouest. Rapport Agence française de développement et Union européenne Inco-Dev Claims.

  • Avec Le Meur, Pierre-Yves, Oussouby Touré et Martyin Shem, 2006. Conflict over Access to Land & Water Resources within Sub-Saharan Dry Lands. Identification of underlying factors and unfolding and settlement processes. Paris/Rome : Gret/FAO Lead.

  • 2006d. « La communalisation intégrale. Quelles leçons de l’expérience des pays voisins pour le Burkina Faso ? », Labo Citoyennetés Info, n° 009, avril 2006, p. 6.

  • Avec Granier, Anne-Lise et Issouf Hema, 2007a. De la cour à la rue. Ethnographie de l’assainissement dans deux petites villes du Burkina Faso (Réo, Boromo), Étude Recit n° 16, Ouagadougou : Laboratoire Citoyennetés.

  • Avec Jacob, Jean-Pierre, Issouf Héma, Malo Houodié, Rachel Médah et Sayouba Ouédraogo, 2008. Les services publics à l’échelle locale. Éducation primaire, action sociale, santé, et approvisionnement en eau dans la commune de Boromo (Province des Balé, Burkina Faso), Étude Recit n° 17. Ouagadougou : Laboratoire Citoyennetés.

  • 2007d, « La citoyenneté en perspective », Labo Citoyennetés Info, n° 012, octobre 2007, p. 4-5.

        

Interventions dans des colloques

  • 2005. « Quand la démocratie participative est importée au village. Un cas de mise en œuvre de la gestion participative des ressources naturelles au Mali », contribution au colloque Laios/ASFP, Cultures et pratiques participatives : une perspective comparative. Paris : 20-21 janvier 2005.

  • 2006c. « Natural Resources Institutions in their Context. Ngo’s Institutional Choices and Institutional Diversion by Actors in Minyankala (south eastern Mali) », contribution au colloque World Resources Institute-Institutions and Governance Program, Institutional Choice and Recognition : Effects on the Formation and Consolidation of Local Democracy. Bali : 19-23 June 2006.

  • 2007c. « La ‘citoyenneté locale’ en Afrique de l’Ouest : quelques réflexions issues de terrains en cours », contribution aux journées d’études « Questions de citoyennetés / Questioning citizenships » du PIEA « Scales of Citizenship » (MSH-Columbia University). Paris : 6 et 7 juin 2007.

         

Articles dans des revues à comité de lecture

  • 2006a. « La ‘bonne gouvernance’ à l’épreuve des contextes locaux. Un projet de gestion participative des ressources pastorales au Mali » Autrepart, 37 : 111-127.

  • 2006b. « Migrations, agroélevage et développement parmi les Minyanka du sud-est du Mali. La construction de l’étranger utile » Cahiers d’études Africaines, 183 : 615-631.

        

Filmographie

  • 2005. Gérer les ressources ensembles. Le schéma pastoral du cercle de Yorosso. 52 min. Jappo Productions/Intercoopération/DDC.

  • Avec Jacob, Jean-Pierre et Robert Cassan, 2007. Les droits de pêche en pays Winye. 40 min. Jappo Productions/Laboratoire Citoyennetés/IUED/IRD UR095.

          

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La Position du chercheur

Colloque - Mercredi 08 novembre 2017 - 09:00Le colloque est co-organisé par l’École supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée, le MuCEM et le Centre Norbert Elias. Il aura lieu les 8-9 et 10 novembre 2017Le positionnement éthique ou politique d’un chercheur se construit à travers ses méthodes de travail. En sciences humaines et sociales, ces méthodes sont autant de manières de faire au sein du discours. Elles mobilisent un ensemble de gestes et d’opérations qui concernent aussi la recherche artistique. C’est sur ces gestes partagés que nous souhaitons amener le dialogue entre recherches scientifiques et pratiques artistiques.Nous partons de la part commune de matérialité du travail de recherche – la confrontation avec les matériaux, les archives et les témoignages – pour susciter un dialogue autour des gestes de la collecte, des méthodes d’enquête, des formes d’écriture et d’exposition. Admettre que celles-ci ne traduisent pas seulement des résultats, mais constituent en soi des chantiers théoriques et artistiques, c’est ouvrir un espace d’échanges entre arts et sciences sociales.Notre démarche consiste davantage à décloisonner les discours qu’à interroger la spécificité de nos recherches respectives. L’enjeu est de penser la recherche en dehors des frontières disciplinaires afin de constituer un laboratoire de réflexivité et d’innovation offrant aux uns et aux autres la possibilité de déplacer son regard sur ses objets et ses pratiques.MERCREDI 8 NOVEMBRE 2017Centre de la Vieille Charité – Cinéma Le Miroir9h30 : mots d’ouverture, conseil scientifique.ENGAGEMENT ET DISTANTIATION : LE CHERCHEUR ET SON TERRAINModération : Boris Pétric (Centre Norbert Elias)Comment évaluer la proximité ou la distance par rapport à son sujet de travail ? L’implication du chercheur conditionne son intelligence des problèmes à étudier ou des situations à documenter. En témoignent de nombreuses réflexions sur le placement de la caméra, mais aussi sur la place des émotions dans l’énonciation historique, ou encore sur le rôle heuristique des procédés littéraires et des techniques théâtrales de distanciation. Ce dialogue entre chercheurs et artistes vise à interroger le caractère heuristiquement fécond de l’implication sensible du chercheur, ainsi que le rôle du désir dans le geste de chercher.10h00 : Philipe Bazin et Christiane Vollaire11h : Discussion11h30 : pause12h-13h : Kapwani Kiwanga 13h-15h : pause déjeunerModération : Vanessa Brato (ASaDMM)15h-15h30 : présentation de la revue Sensibilités par Quentin Deluermoz (il nous faudra réserver une autre salle).16h projection de L’hypothèse du Mokélé Mbembé (1h18) et débat avec Marie Voignier.18h : pauseModération : (intervenant à confirmer)18h30-20h : projection et débat avec Jeff Silva JEUDI 9 NOVEMBRE 2017MuCEM – auditorium Germaine TillionISOLER, CADRER, CONFRONTER : ENJEUX DES GESTES DE LA COLLECTEModération : Lotte Arndt (ESAD Valence-Grenoble) et Dorothée Dussy (CNE) Comment se constitue un objet de recherche ? Tout commence, comme le rappelle Michel de Certeau, avec le geste de mettre à part. Les premiers gestes consistent à collecter, à isoler, à cadrer, à confronter des sources, à opérer des changements de focale. Ils ont une force qui leur est propre, ils fabriquent du sens. Quels effets cela produit sur nos possibilités de compréhension ? Comment un objet se transforme en document, en objet archéologique ou ethnographique ? Qu’est-ce qui se perd lors de cette transformation qui est aussi un abandon de liens et de possibles ? Un des objectifs sera de confronter les enjeux de différents gestes et pratiques de la collecte réalisées par des chercheurs et des artistes.9h30-11h30 : Mathieu Abonnenc (artiste), Romain Bertrand (historien), Benoît de l’Estoile (anthropologue).11h30 : pause12h-13h : Discussion DONNER VOIX, REPHRASER, MONTER : LA RECHERCHE DE FORMES D’ÉNONCIATIONModération : Nicolas Feodoroff (FID) et Aude Fanlo (MuCEM) (à confirmer)Comment faire parler des objets ? Comment prolonger la puissance de parole de voix isolées ou disparues ? Ces questions animent de nombreuses démarches artistiques. Elles sont aussi au cœur de l’anthropologie visuelle ou de la réflexion que certains historiens portent sur l’écriture de l’histoire, l’usage et le traitement de l’archive. Que l’on construise un récit littéraire, cinématographique ou historique, ces questionnements entraînent de nouveaux usages de la citation et de la paraphrase, du découpage et du montage, de la voix off et de la figure du narrateur. Ils produisent des formes d’énonciation plurielle qui donnent à l’objet de la recherche la possibilité de se constituer comme sujet et d’évaluer lui-même son propre statut. 14h30-17h : Patrick Boucheron (historien), Arlette Farge (historienne), Natacha Nisic (artiste), Caterina Pasqualino (anthropologue).17h : pause17h30-18h30 : DiscussionVENDREDI 10 NOVEMBRE 2017MuCEM auditorium Germaine Tillion TROUER LE RÉCIT CONTINU : ESPACES BLANCS, HISTOIRES POTENTIELLES ET CONTREFACTUELLESModération : Vanessa Brito (ESADMM)et Anna Dezeuze (ESADMM) Une manière de refuser le caractère nécessaire de l’état des choses est, pour les historiens, d’imaginer à partir de ce qui s’est amorcé mais non développé dans l’histoire, ce qu’aurait pu être le futur de ces passés inaboutis. Il est possible d’écrire une autre histoire à partir des avenirs non advenus – une histoire fictive, contrefactuelle, mais offrant des ressources à l’action, en dehors de l’évidence du présent. Ces expériences d’écriture en histoire, pratiquées parfois en anthropologie, peuvent alors rencontrer des expériences artistiques de mise en récit. Ce qui nous permettra d’interroger les usages artistiques du document et de l’archive, le statut de la fiction et les régimes de véridicité.9h30-11h45 : Quentin Deluermoz et Pierre Singaravélou (historiens), Vincent Meessen (artiste), Uriel Orlow (artiste).11h45 : pause12h15-13h : DiscussionL’EXPOSITION COMME FORME D’ÉCRITUREModération : Sylvie Collier (UAM) et Jean-Roch Bouiller (MuCEM)Exposer est une opération commune à l’artiste et au chercheur en sciences humaines et sociales. On expose des images, mais aussi une pensée et des arguments. Qu’il soit visuel ou textuel, le montage construit du sens, tisse des récits et propose une narration. Aujourd’hui, philosophes et historiens de l’art cherchent des points de convergence entre la forme-livre et la forme-exposition. 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Séminaire Economie et Histoire

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 19 octobre 2017 - 15:00L’historie et l’économie s’intéressent actuellement à l’ensemble des phénomènes sociaux. Leurs approches mobilisent à la fois des questionnements et des méthodes différentes. Le but de ce séminaire sera d’enrichir l’étude de ces objets partagés en confrontant approches et méthodes à partir de quelques dossiers thématiques. Ces dossiers comptent se focaliser, entre autres, sur la mobilité sociale et intergénérationnelle, le rôle du mariage, et l’impact de l’urbanisation sur des différents phénomènes sociaux.Le séminaire aura lieu un jeudi par mois, en alternance entre le Centre Norbert Elias et l’AMSE.Organisateurs : Jean Boutier, Cecilia Garcia-Peñalosa, Alain Trannoy, Arundhati Virmani.Séance du 19 octobre 2017Alain Trannoy - Questions de mobilité intergénérationnelle: Les élites françaises  Discutant : Jean Boutier> Voir le détail de la programmation à venir sur l'affiche(...)

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Rencontres musico-doctorales de Paris à Marseille

Rencontre - Jeudi 22 juin 2017 - 10:00Ces journées, organisées par le Centre Norbert Elias et le Centre Georg Simmel avec le soutien de l'EHESS, se donnent pour objectif de mettre en lumière des travaux de doctorant.e.s travaillant sur la musique.Vous trouverez dans le programme de ces rencontres des communications sur les thèmes de la programmation des musiques du monde, de l'apprentissage de la techno, du music-hall, mais bien d'autres encore. (...)

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École des hautes études en sciences sociales

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