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Jonathan Barbier

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Jonathan Barbier

 

Thèse soutenue le 28 novembre 2016 à l'Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, salle des thèses, sous la direction de Natalie Petiteay, professeure d’histoire contemporaine à l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse.
 
École doctorale : ED 537 Culture et Patrimoine
 

Titre de la thèse
 
Les républiques de François-Vincent Raspail : entre mythes et réalités
 

Jury
 
Sylvie Aprile, professeure d’histoire contemporaine à l’Université Lille 3
Jean-Claude Caron, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Blaise Pascal Clermont-Ferrand II
Ludovic Frobert, directeur de recherche au CNRS (section 37 économie et gestion) à l’ENS Lyon, affecté à la Maison française d’Oxford
Sudhir HAZAREESINGH, Fellow and Tutor en sciences politiques à Balliol College, à l’Université d’Oxford
Frédéric Monier, professeur d’histoire contemporaine à l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse
Natalie PEetiteau, professeure d’histoire contemporaine à l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse et directrice de thèse
 
Résumé de la thèse :
 
Cette thèse d’histoire contemporaine est une biographie politique du républicain et chimiste François-Vincent Raspail (1794-1878). Bien qu’il ait laissé son nom à de nombreuses plaques de rue en France, Raspail est une figure oubliée en ce début de XXIe siècle. Pourtant, il a marqué les esprits de ses contemporains en prenant part aux polémiques politiques, sociales et scientifiques du XIXe siècle. Des mythes politiques ont même entouré ce personnage de son vivant et après sa mort (le lutteur infatigable, le martyr républicain, l’homme incorruptible, l’ami du peuple, le médecin des pauvres, etc). Nous nous proposons de déconstruire ces mythes afin d’appréhender non pas un héros mais un acteur républicain dans son siècle. Tout en étant une biographie, cette étude s’intéresse également à une problématique historique, celle du républicanisme au cours du premier XIXe siècle. Les historiens ont longtemps assimilé les républicains de l’âge romantique à un mouvement collectif, celui des quarante-huitards. À travers le cas de Raspail et l’analyse, principalement, de ses correspondances, il est possible d’observer la singularité d’une utopie politique. L’imaginaire républicain de Raspail n’est pas le même que celui d’un Louis-Auguste Blanqui ou d’un Louis Blanc par exemple. Les idées républicaines de Raspail sont originales dans la mesure où elles sont fondées à la fois sur des théories politiques et des réflexions scientifiques, en particulier la théorie cellulaire. En s’inspirant de ses travaux pionniers sur le développement des cellules végétales et animales grâce à un microscope et des réactifs, Raspail a transposé le phénomène de démultiplication de la cellule biologique dans l’organisation sociale du XIXe siècle, en inventant une république communale et scientifique. En examinant de manière  indissociable les deux facettes de François-Vincent Raspail – celle du républicain et celle du savant –, cette thèse tente de conjuguer deux disciplines, à savoir l’histoire politique et l’histoire des sciences.   

 

 

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