CECI n'est pas EXECUTE Centre Norbert Elias : Jye-Ni Tsay – Ecrire une histoire de l'art taïwanais, une entreprise politique controversée – 28 mars 2019

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Jye-Ni Tsay – Ecrire une histoire de l'art taïwanais, une entreprise politique controversée – 28 mars 2019

Soutenance de thèse le 28 mars à 14h30 à l'EHESS Marseille.

Candidate
Jye-Ni Tsay

Ecole doctorale
Ecole doctorale 286 en Sciences sociales de l'EHESS.

Titre de la thèse
Écrire une histoire de l'art taïwanais, une entreprise politique controversée

Title of the thesis
Writing a history of Taiwanese art, a controversial political entreprise

Résumé
Ayant été marquée au XXe siècle par deux colonisations successives, japonaise et chinoise, l’île de Taïwan est aujourd’hui connue à la fois pour la menace chinoise à l’égard de indépendance de facto et pour son mouvement d’affirmation nationale. Cette île est, ainsi, un laboratoire idéal pour mener des débats sur l’hégémonie culturelle, la colonisation, le nationalisme, etc. Profitant de la subtilité des arts visuels, cette thèse aborde les expressions et les stratégies des acteurs de ce domaine telles qu’elles s’articulent autour de la question identitaire. Sur la période étudiée, soit une centaine d’années environ, le choix du langage esthétique, l’interprétation de l’autonomie de l’art, les hégémonies superposées, les traumatismes et les mémoires collectifs, le mouvement au nom de l’indigénisation, ainsi que l’occidentalisation et la mondialisation forment, ensemble, des ressources importantes pour les actions concernées, soit pour la résistance à la colonisation et au nationalisme officiels, soit pour l’action coloniale et la résistance à la transition identitaire. L’analyse des relations triangulaires entre la sinité, la taïwanité et l’occidentalité, dans ce domaine, favorise notre discussion qui revisite l’idée reçue sur l’hégémonie.

Mos clés
Arts visuels, Hégémonie,  Identité nationale, Indigénisation, Langage esthétique, Taïwan
 
Abstract
During the 20th century, Taiwan was marked by both Japanese and Chinese colonial regimes, and is known today for political problems arising not only from the Chinese threat to the island’s de facto independence but also from its movement towards an affirmation of national identity. This island is thus an ideal laboratory for examining cultural hegemony, colonization, nationalism, etc. Through the subtleties of the visual arts, this thesis examines the modes of expression and the strategies adopted by those working in this field, which are driven by questions of national identity. Over a period of about a hundred years, the choice of aesthetic language, the interpretation of the autonomy of art, the superimposed hegemonies, the collective traumas and memories and the movement for indigenization, as well as westernization and globalization, have all constituted resources for the works concerned, either supporting resistance to official nationalism and colonization, or in favor of colonial action and resistance towards the identity transition. The analysis of the triangular relationship between Chineseness, Taiwaneseness and the western character in the field of visual arts provides material for this study, which revisits preconceived ideas about hegemony.

Keywords
Visual arts, Hegemony, National identity, Indigenization, Aesthetic language, Taiwan

Jury
Emmanuel Pedler (Directeur de thèse), Centre Norbert Elias/EHESS
Fiorella Allio, CNRS
Marie-Sylvie Poli, Centre Norbert Elias/Avignon Université
Gaspard Salatko, Ecole supérieure d’art d’Avignon
Jean-Christophe Sevin, IUT d’Avignon
Eric Triquet, Centre Norbert Elias/Avignon Université

Centre Norbert Elias

Unité mixte de recherche 8562
Marseille et Avignon
EHESS / CNRS / Avignon Université / Aix-Marseille Université

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