Equipes de recherche | Chercheurs correspondants

Edgar Charles Mbanza

edgar-charles.mbanza@ehess.fr

 

Qualifié aux fonctions de Maître de Conférence en Sciences de l’Information et de la Communication (depuis 2018)

Thèse soutenue à l'Ecole des Hautes Etdes en Sciences Sociales le 1er février 2016, sous la direction de Suzanne de Cheveigné

 

Domaines de recherche

•   Ethnographie des milieux numériques émergents

•   Socio-Anthropologie des médias et de la communication

•   Technologies, acteurs marginalisés et bricolage de survie

•   Méthodologies collaboratives des processus d’innovation (innovation centrée usages)

 

Activités de recherche et d’enseignement

2017 -2018 : Chercheur postdoctorant à l’Institut Mines Télécom (Telecom Paristech). Projet européen Careware (objets connectés & santé; terrain : Ehpad et Hospitalisation à Domicile dans la région de Nancy, Grand-Est, France).

2018- 2019 : Enseignant (chargé de cours) à Aix-Marseille Université. Cours magistral ‘Filmer le Réel’ en licence; cours magistral & TD ‘Anthropologie des Médias’ en Master (Département d’Anthropologie).

Dernières publications

  • 2018, Les ‘enjailleurs branchés’. Formes récréatives ordinaires et médias dans l’espace domestique urbain, dans ‘Eclats de Fête’, Socio-anthropologie, 38 | 2018, 65-74.
  • 2018, ‘Recompositions domestiques dans les marges africaines connectées’, Terminal [En ligne], n°122
  • 2018, ‘Nouveaux lieux et figures de l’économie morale des ménages connectés’, dans Jean Pierre. Misé & Jean-Aimé Dibakana, L’Afrique des familles, Paris : L’Harmattan , pp. 445-475
  • 2017, ‘Pour une ontologie de l’hybridité techno-communicationnelle’, Interfaces numériques, (6)3, pp. 453-463.

Présentation générale de mes recherches

J’étudie les technologies d’information et de communication à partir des environnements de vie, du quotidien et des ‘techniques du corps’, plus spécialement auprès de catégories sociales précarisées (conditions économiques, âge, maladies, etc). Dans les quartiers pauvres d’Afrique ou  au sein des dispositifs hospitaliers à Nancy, mes recherches ont ceci de commun qu’elles abordent les milieux technologiques émergents à partir de l’usage -l’usage considéré ici comme un ‘fait social total’ à partir duquel il est possible d’éclairer nombre de pratiques et de phénomènes sociaux.

L’approche ethnographique que je développe, à la fois comme outil d’enquête et comme perspective théorique, puise à la fois en anthropologie, en sociologie et en sciences de la communication. Elle capitalise, qui plus est, mes autres formations et expériences professionnelles situées en analyse du discours médiatiques, en journalisme et en conception-réalisation multimédia.

Recherche doctorale

Thèse soutenue le 1er février 2016 à l’EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales), spécialité Sciences de l’Information et de la Communication, sous la direction de Suzanne de Cheveigné, directrice de recherche au CNRS.

Titre

« Vie sociale des objets communicationnels depuis les marges. Ethnographie de l’ordinaire technologique dans les ghettos urbains de Nairobi (Kenya) et de Dakar (Sénégal) ».

Mention Très Honorable avec Félicitations du jury à l’unanimité. 

Le jury était composé de :

• Serge Proulx (Professeur UQAM, Rapporteur)
• Alain Kiyindou (Professeur des Universités Bordeaux III, Président de Jury, Rapporteur)
• Suzanne de Cheveigné (Directrice de thèse, Directrice de recherche CNRS)
• Marie-Aude Fouéré (Maîtresse de Conférence EHESS, Examinatrice)
• Jean Philippe Tastevin (Chargé de recherfche CNRS, Examinateur)

Résumé

Ce que j’appelle les objets technocommunicationnels du quotidien constitue un formidable objet de recherche pour qui s’intéressent aux véritables enjeux actuels du numérique ou encore à l’évolution de la communication et des médias modernes en tant que pratiques sociales, culturelles ou politiques. A l’aide d’une démarche ethnographique et comparative menée en Afrique urbaine populaire, ma recherche qui s’est étalée sur plusieurs années (2008-2015) s’inscrit dans le cadre d’un questionnement plus global quant à l’intégration d’acteurs historiquement marginalisés dans la modernité technologique. Une part importante d’urbains des pays moins industrialisés vit aujourd’hui dans la « marginalité avancée », et pourtant, s’il est souvent avancé que les citadins pauvres sont parmi les plus frappés par la « fracture numérique », lorsqu’ils ne sont pas décrits comme des bricoleurs hors pairs, rares sont les travaux qui explorent empiriquement les « arts de faire » et les modes de présence d’objets médiatiques/numériques dans les contextes singuliers des environnements de vie précarisés. La technologie de communication y révèle des processus socio-anthropologiques inédits à travers des pratiques alternatives de survie, ou encore des formes de sociabilité et d’ « associativité » dont la dimension créative paraît pour le moins inédite.

Dans un contexte où la vie sociale repose sur une diversité de pratiques et réseaux de solidarité –une solidarité déjà à la « croisée de chemin » depuis quelques décennies, ce travail met en lumière les modalités par lesquelles s’actualisent les liens et les engagements, privés ou publics, à travers la mobilisation des technologies de communication. Comment, de façon générale, des technologies modernes de communication dont les propriétés et les modes de circulation ont considérablement changé ces dernières années, reconfigurent les identités et les rapports sociaux ? Les nouveaux médias s’accompagnent par un discours mettant en avant leurs capacités démultipliées d’interactivité. Avons-nous ou non l’émergence d’un « milieu associé » -milieu au sens simondien- présenté comme un espace de partage et d’échange dans lequel les usagers participent activement, contrairement aux médias de masse et aux télécoms classiques ?

En plus d’une contribution résolument pluridisciplinaire à une compréhension complexifié de la domestication des technologies actuelles, ethnographier les médias à partir d’une Afrique en pleine mutation illustre la pertinence de sortir des cloisonnements improductifs dans nos manière habituels de penser les rapports entre la technologie et la société, le formel et l’informel, le local et le global, la production et la réception, l’individu et le collectif, etc.

Communications, colloques internationaux (sélection)

  • 9/04/2018 : « Mobilizing the ludic underclass in the digital age », avec Payal Arora (Erasmus University Rotterdam), dans le cadre du séminaire ‘Étudier les cultures du numérique : approches théoriques et empiriques’, organisé par Antonio A. Casilli, maître de conférences à Telecom ParisTech ( IIAC-CEM ).
  • 02/12/2016 : « Le journalisme mobile vu des marges de la globalisation ». Colloque international ‘MédiasMobiles’, organisé par Edgar Charles Mbanza, Laurence Allard, Roger Odin & Laurent Créton IRCAV/Sorbonne Nouvelle.
  • 29/11/2016 : « Vertus et limites de la comparaison en Afrique : cas d’une démarche ‘media ethnography’ dans les bidonvilles de Dakar et de Nairobi ». Séminaire ‘Construire la critique du développement : objets, idées, terrains’ M2R- Sociétés en développement, IEDES-Université Paris 1 Master ECD – EHESS. Organisé et animé par Michel Agier, Sylvie Capitant, Anne Le Naëlou et Alain Musset
  • 18-19/04/2016 : « New media and archivization of the every day life : issues in urban africa ». European Swahili Workshop n° 9. Working on/with Archives and the Written Word in Anthropology and Literary Studies: Perspectives on the Swahili World. Organisé par Maëline Le Lay (LAM), Marie Aude Fouéré (IMAF/EHESS) et Nathalie Carré (INALCO), MAF- EHESS, Paris, 18-19 avril 2016
  • 19/12/2015 : « L’usage du clip et la pratique du ‘micro’. Une ethnographie des productions éditoriales informelles dans les bidonvilles d’Afrique ». Colloque international ‘Sons Mobiles’, organisé par Laurence Allard et Roger Odin. IRCAV/Sorbonne Nouvelle.
  • 10/06/2016 : « Le micro, les griots et les DJs : ethnographie d’une tuur, performance techno-musicale ordinaire et sociale en banlieue sénégalaise ». Journées d’Etudes Musiques électroniques et sciences sociales organisées par Baptiste Bacot et Frédéric Trottier dans le cadre du 40e anniversaire de l’EHESS.
  • 29/09/2015 : « L’ethnographe et les pratiques médiatiques des enquêtés ».Colloque international ‘Fabriquer l’Afrique’, organisé par Christelle Rabier, CNE (EHESS/CNRS).
  • 04/11/2014 : « Technologies mobiles, informations et nomadisme social en situation de ‘bricoler pour survivre’ : espace augmenté ou fragmenté? ». Colloque international de lancement de la Chaire Unesco ‘Terminaux numériques et développement’. Organisé par Alain Kiyindou.
  • 19/09/2013 : « Le ‘migrant connecté’ vu du quotidien des quartiers d’origine : entre innovation domestique et privatisation de l’espace public local ». Colloque international Tic & Diaspora (colloque international), organisé par Dana Diminescu.
  • 19/01/2011 : « Repenser la presse alternative en Afrique ». Colloque international ‘La presse alternative, entre la culture d'émancipation et les chemins de l’utopie’, organisé par Joêlle Le Marec et Igor Babou.

     

Centre Norbert Elias

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