CECI n'est pas EXECUTE Centre Norbert Elias : ANR ELUAR

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ANR ELUAR

Les élus et l'argent. Analyses des conditions matérielles d'exercice des mandats électoraux (2017-2020)

Coordination scientifique : Rémy Le Saout (Centre Nantais de Sociologie)
Responsable scientifique pour le Centre Norbert Elias : Frédéric Monier
Fiche web ANR : http://www.agence-nationale-recherche.fr/Projet-ANR-16-CE26-0013

Partenaires

Centre Nantais de Sociologie
Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales
Centre Norbert Elias – Equipe HEMOC
Centre de Recherches Juridiques
Centre de sociologie des organisations
Centre Universitaire de Recherches sur l’Action Publique et le Politique. Epistémologie des sciences sociales
Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés
TRIANGLE

Présentation

En France, les rétributions financières des hommes et femmes politiques qu'ils soient élus locaux ou nationaux représentent une dépense de plus d'un milliard d'euros par an. Ces coûts associés au travail politique font régulièrement l'objet de vives critiques sur un registre plus ou moins accusateur. Selon cette opinion, les élus rémunérés coûteraient cher et privilégieraient leurs intérêts financiers personnels.

Cherchant à rompre avec ces représentations communes et globalisantes, le projet ELUAR propose d'interroger de manière fine le rôle joué par les rétributions financières dans le processus de professionnalisation des élus. D'un point de vue scientifique, il cherche à combler un manque dans la littérature française relative au travail politique. Bien que depuis les années 1990, les publications se soient multipliées sur ce sujet, l'analyse des conditions matérielles d'exercice des mandats reste un angle mort de la recherche en France.

En s'inscrivant dans une approche interdisciplinaire (sociologie, science politique, histoire, droit), cette recherche collective a pour ambition de réintroduire la dimension financière au centre de l'analyse des carrières et des engagements des personnels politiques élus. L'hypothèse centrale du projet est de mettre en évidence l'hétérogénéité et l'inégalité des rémunérations des élus et des formes de professionnalisation politique.

Pratiquement, le projet est structuré autour de deux volets. Le premier porte sur l'étude de la production des réformes et de l'encadrement juridique afin de mettre à jour la construction politique d'une hiérarchisation économique entre les mandats. Qui sont les acteurs investis dans la production des réformes ? Quels sont les registres de justification mobilisés depuis les années 1950 ? Quelle place occupe, en France, le principe du cumul des mandats dans ces jeux ? Quelles sont les possibilités de rémunération et de gratifications matérielles offertes aux élus ? Retrouve-t-on les mêmes logiques de hiérarchisation à l'étranger ?

Le second volet analyse les usages et les appropriations des règles qui encadrent la rémunération des élus. L’attention aux rémunérations et plus largement aux conditions matérielles d'exercice des mandats permettra de saisir la variété des formes contemporaines de la professionnalisation politique, les rapports subjectifs des élus à l'argent et les usages politiques de l'argent. Par quels processus des élus arrivent-ils à abandonner leur profession initiale au profit d'un mandat politique ? Quelles stratégies de sécurisation économique déploient-ils ? Comment concrètement sont attribuées les indemnités et gratifications financières aux élus ? L'argent permet-il de fidéliser des équipes politiques ? Est-il construit comme une arme politique pour disqualifier l'adversaire ? Voilà quelques-unes des interrogations que traitera ce second volet.

Au final, le projet ELUAR cherche à opérer une double rupture. Une rupture par rapport aux discours ordinaires qui tendent à homogénéiser les élus et à apprécier leurs rémunérations sous le registre de la suspicion et une rupture par rapport au point de vue savant qui affleure dans les recherches sur le travail politique selon lequel l'indemnisation fait quasi mécaniquement le professionnel.

EHESS et CNRS
AMU et UAPV

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Biennale d'ethnographie

Rencontre - Jeudi 04 octobre 2018 - 09:00Suite au succès de trois éditions des Rencontres Annuelles d’Ethnographie de l’EHESS, la première Biennale d’ethnographie de l’EHESS vous accueille pendant deux jours autour de douze ateliers et deux conférences. Malgré un changement de nom, le principe reste le même : offrir un espace de réflexion et de visibilité à l’enquête ethnographique par des doctorant.e.s et des jeunes chercheur·e·s issu·e·s de différentes disciplines des sciences sociales.Ces rencontres de 2018 se dérouleront autour des douze ateliers présentés ci-dessous.Ils s’organisent tantôt autour de certains objets d’étude qui nécessitent la mise en place de stratégies d’enquête particulières (ONG, environnement, mobilité professionnelle, justice, demandeurs d’asile, agriculture, rapports sociaux) ou se centrent sur des modes d’implication sur le terrain qui interrogent la nature des données récoltées (commérage, sens, techniques du corps, affects).Les deux soirées seront consacrées à des conférences avec des ethnographes reconnu.e.s qui viendront partager avec nous leurs engagements tout au long de leurs recherches : Jean Peneff interviendra jeudi et Jeanne Favret-Saada échangera avec les participant·e·s vendredi.L’ensemble du comité d’organisation de la Biennale vous remercie pour votre participation, vos engagements pour imaginer l’ethnographie de demain et la faire vivre. Un seul mot d’ordre : interagissez et appréciez ces moments de partage ! Comité d'organisation :Daniel Cefaï (EHESS-CEMS), Ranime Alsheltawy (Université Paris Dauphine – IRISSO), Caterina Bandini (EHESS-CMH), Laura Bellenchombre (Université de Rouen – Normandie – DySoLab), Zoé Barry (EHESS, Observatoire du Samusocial de Paris), Chayma Boda (EHESS-CECMC), Thomas Bonnet (CERTOP [UMR5044]), Leila Drif (EHESS-IRIS), Marie Ducellier (IMAF &EHESS-IRIS), Camille Foubert (EHESS-IRIS/TEPSIS), Nolwenn Gauthier (EHESS-IRIS), Julie Lavayssière (Paris 8, Observatoire du Samusocial de Paris), Paul Lehner (Université Paris Nanterre – ISP), Hadrien Malier (EHESS-IRIS), Marie Manganelli (Université Paris Descartes – Canthel), Audrey Marcillat (EHESS-IRIS), Marjolaine Martin (EHESS-Centre Norbert Elias), Pierre Mettra (EHESS-Centre Norbert Elias), Elise Nédélec (Université de Bordeaux – LAM, Ceped), Julie Oleksiak (EHESS-Centre Georg Simmel), Jean-Baptiste Paranthoën (EHESS-CRH, INRA-CESAER), Laura Parvu (IEP de Toulouse – LaSSP), Ines Pasqueron de Fommervault (AMU, IMAF), Mathieu Rajaoba (CSI-Mines ParisTech), Paco Rapin (EHESS-IRIS), Amandine Rochedy (CERTOP [UMR5044]), Quentin Schnapper (INRA-CESAER), Sophie Tabouret (INRA-SADAPT; CSI-Mines ParisTech), Tonya Tartour (Sciences Po Paris-CSO), Hugo Wainsztok (EHESS-IRIS).(...)

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Rencontres Technographies

Rencontres scientifiques - Mardi 11 septembre 2018 - 09:30Cette rencontre est destinée à discuter des 18 propositions d’articles retenues par le comité de rédaction de la revue Techniques&Culture en mai 2018 pour le numéro 71 « Technographies ». Chaque auteur (ou couple d’auteurs) aura dix minutes maximum pour présenter son projet. Les présentations seront suivies d’une heure trente de discussion collective selon le nombre de propositions présentées. TechnographiesEn mettant à l’honneur ce que l’on pourrait appeler la « technographie » – désignant l’ensemble des procédés d’écriture des techniques –, le numéro 71 vise une double finalité : penser l’évolution des pratiques des spécialistes des techniques tout en assurant leur transmission en direction de celles et ceux qui souhaitent s’engager sur la même voie.Le numéro comportera deux ensembles de textes. Les premiers seront des contributions théoriques et historiographiques relatives aux étapes clés du processus qui va de l’expérience de terrain, au contact avec les « matières premières » – les faits techniques –, à la réception par les publics des documents qui en sont issus. Il s’agira non seulement de faire un état des lieux des techniques de documentation, d’analyse, d’archivage et de mise en circulation des faits techniques, mais aussi d’en retracer les trajectoires tout en identifiantles angles morts et les questionnements demeurés en friche, près d’un demi-siècle après l’émergence de la « technologie culturelle ». Le second sera composé de préconisations, sous forme de « notices », constituant les éléments d’un manuel de terrain, prioritairement destiné aux novices mais également susceptible d’intéresser des spécialistes souhaitant ajouter des cordes à leur arc. Entrée gratuite sur inscription : i2mp@mucem.org (...)

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Appel à contributions « Musées et mondes numériques »

Appel à communication - Lundi 01 octobre 2018 - 00:00La revue Culture & Musées lance un appel à projet d'articles pour un numéro thématique « Musées et mondes numériques », à paraitre en 2020, sous la direction de Milad Doueihi et Florence Andreacola.L’objectif de ce numéro est de relire trois fondamentaux du musée que sont la collection, l’exposition et le public au regard de la culture numérique de manière critique et réflexive. Il s’adresse à des chercheurs en muséologie ainsi qu’à tous les chercheurs qui traitent du patrimoine, des archives, de la documentation, des institutions culturelles, des industries de la culture, des accès et de l’utilisation des données culturelles, ouvertes et/ou publiques. Les textes attendus pour ce numéro pourront s’intégrer dans l’un de ces trois axes, ceux-ci n’étant pas exclusifs les uns des autres : - De la mise à disposition de données numériques au hackathon des données culturelles publiques, - De l’exposition des œuvres et des objets à la mise en scène des données, - Du scénario de visite à la mise en scène de soi. (...)

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