CECI n'est pas EXECUTE Centre Norbert Elias : Le projet parental après un cancer

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Le projet parental après un cancer

Attitudes face au projet parental après la survenue d’un cancer. Une étude sociologique au prisme du genre (2017-2019)

Coordination scientifique : Irène Thery (Centre Norbert Elias)
Responsable scientifique : Manon Vialle (Centre Norbert Elias)

Financement : "Projets libres de recherche en Sciences Humaines et Sociales, Epidémiologie et Santé Publique 2017" ((SHS-E-SP 17) de l'Institut national du cancer (INCa).

Equipe de recherche

Manon Vialle, sociologue, Centre Norbert Elias
Blandine Courbiere, médecin, Hôpital de la Conception, Marseille
Julien Manchin, médecin, Institut Paoli-Calmettes, Marseille

Présentation

Mots clés : Cancer, Projet parental, Fertilité, Infertilité, Genre, Santé reproductive

La recherche proposée s’inscrit dans la continuité des résultats de l'enquête VICAN 2, qui dresse un panorama de la vie deux ans après le diagnostic d’un cancer.

L’âge moyen à la parenté tendant à s’élever, les personnes sans enfant lors de la survenue d’un cancer sont de plus en plus nombreuses. La problématique de l’accès à la parentalité après un cancer se pose de plus en plus fortement, d’autant plus que la réalisation du projet parental apparaît comme déterminant pour la qualité de vie des jeunes adultes après un cancer. Dans ce contexte, l’information relative aux risques de stérilité et la question de la préservation de la fertilité auprès des personnes en âge de procréer devant subir un traitement anticancéreux relève d’une obligation médicolégale. Pour autant l’enquête VICAN 2 montre que la cryoconservation des gamètes pour préserver la fertilité est très peu utilisée (15, 8 % des hommes et 2,2 % des femmes seulement y ont recours) et que pour 67,8 % des hommes et femmes concernés, la préservation de la fertilité n’a pas été proposée [2, 5].

Face à ce constat, il est nécessaire d’approfondir les connaissances relatives à :

  • l’impact d’un cancer sur le désir et projet d’enfant,
  • l’impact de la préservation de la fertilité sur le désir et projet d’enfant,
  • les raisons pour lesquelles peu d’hommes et encore moins de femmes bénéficient d’une préservation de leur fertilité.

Pour cela, nous souhaitons approfondir l’étude des données de l’enquête VICAN 2 et réaliser des entretiens détaillés auprès des personnes sans enfant ayant été confrontées à un cancer afin de pouvoir considérer et étudier leurs ressentis et expériences. Nous allons analyser les situations dans lesquelles le désir d’enfant et/ou le projet parental ont été affectés ou n’ont pas été affectés par la survenue du cancer selon le sexe et le fait d’être toujours fertile après le cancer, d’être infertile en ayant pu bénéficier d’une préservation de la fertilité ou d’être infertile sans préservation de la fertilité.

Il s’agira également dans notre étude, à partir des deux matériaux d’enquête, d’explorer quelles situations et caractéristiques des patients amènent à ce qu’une proposition de préservation de la fertilité leur ait été faite ou non.

Notre hypothèse est qu’en fonction de ces caractéristiques : genre, fertile, infertile avec ou sans préservation ; désir d’enfant et projet parental sont affectés différemment par la survenue du cancer. Il s’agira dans ce travail d’explorer et de préciser ces relations.

Résultats attendus

Cette recherche, en améliorant les connaissances relatives à la parentalité après un cancer, contribuera au développement d’une meilleure information à prodiguer aux médecins comme aux patients concernés.  A partir des retours sur expérience réalisés par les enquêtés, leurs témoignages permettront de développer les connaissances sur la façon dont le cancer et les conditions de fertilité affectent les projets parentaux. Ces résultats permettront aux médecins, en ayant une connaissance précise des difficultés liées à la concrétisation d’un projet parental après un cancer en fonction des conditions de fertilité et selon le genre, de sensibiliser plus fortement et plus justement les patients sans enfants confrontés à un cancer. Au moment du diagnostic, sans information médicale, les patients ne peuvent anticiper les difficultés à venir pour réaliser un éventuel projet parental. Il est nécessaire que les médecins puissent les aider à anticiper ces difficultés en les en informant et en les conseillant sur les possibilités existants telle que la préservation de la fertilité.

Abstract

Having a child after cancer : a sociological study through the prism of gender
Keywords : Cancer, Parenthood project, Fertility, Infertility, Gender, Reproductive health

The proposed project builds upon the results of the VICAN survey, which draws a panorama of life two years after the diagnosis of cancer/

The average age of parenthood is rising, there is an increasing number of people without children being diagnosed with cancer. The problem of access to parenthood after cancer is becoming increasingly important, especially as the implementation of the plans related to becoming parents appear crucial in perceptions about the quality of life of young adults after cancer. In this context, information on the risks of infertility and the question of preserving fertility among people of childbearing age requiring cancer treatment is a forensic obligation. However, the VICAN 2 survey shows that cryopreservation of gametes to preserve fertility is used very little (15,8 % of men and 2,2 % of women only use it) and for 67,8 % of men and women concerned, methods of fertility preservation following a cancer diagnosis were not proposed.

In this context, it is necessary to deepen knowledge concerning:

  • the impact of cancer on desiring and planning to have children,
  • the impact of fertility preservation on plans for having children,
  • the reasons why few men and even fewer women benefit from preserving their fertility.

For this, we want to go further into an analysis of the VICAN 2 survey and to conduct in depth interviews with men and women without children when cancer was diagnosed. We want to analyse the situations in which the desire to have children is affected or not by cancer according to gender and to the fact of being fertile, infertile with fertility preservation, or infertile without preservation. We want also investigate the situations and characteristics of patients in which a fertility preservation proposal was made to them or not.

Our hypothesis is that depending on the person’s gender, fertility, infertility with or without preservation, desire for children is affected differently by the occurrence of cancer. The aim of this work is to explore and clarify these relationships.

Research outcomes

This research, by improving knowledge about parenting after cancer, will contribute to the development of better information to be provided to both physicians and patients. On the basis of feedback from the respondents, their testimonies will help to develop knowledge on how cancer and fertility conditions affect parental project. These results will enable physicians, with a precise knowledge of the difficulties linked to the implementation of a parental project after cancer according to the fertility conditions and gender, to increase the awareness of patients without children with cancer more strongly and more accurately. At the time of diagnosis, without medical information, patients can not anticipate future difficulties in carrying out a possible parental project. It is necessary for physicians to help them anticipate these difficulties by informing them and advising them on existing possibilities such as preserving fertility.
 

EHESS et CNRS
AMU et UAPV

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Rencontres scientifiques - Mardi 11 septembre 2018 - 09:30Cette rencontre est destinée à discuter des 18 propositions d’articles retenues par le comité de rédaction de la revue Techniques&Culture en mai 2018 pour le numéro 71 « Technographies ». Chaque auteur (ou couple d’auteurs) aura dix minutes maximum pour présenter son projet. Les présentations seront suivies d’une heure trente de discussion collective selon le nombre de propositions présentées. TechnographiesEn mettant à l’honneur ce que l’on pourrait appeler la « technographie » – désignant l’ensemble des procédés d’écriture des techniques –, le numéro 71 vise une double finalité : penser l’évolution des pratiques des spécialistes des techniques tout en assurant leur transmission en direction de celles et ceux qui souhaitent s’engager sur la même voie.Le numéro comportera deux ensembles de textes. Les premiers seront des contributions théoriques et historiographiques relatives aux étapes clés du processus qui va de l’expérience de terrain, au contact avec les « matières premières » – les faits techniques –, à la réception par les publics des documents qui en sont issus. Il s’agira non seulement de faire un état des lieux des techniques de documentation, d’analyse, d’archivage et de mise en circulation des faits techniques, mais aussi d’en retracer les trajectoires tout en identifiantles angles morts et les questionnements demeurés en friche, près d’un demi-siècle après l’émergence de la « technologie culturelle ». Le second sera composé de préconisations, sous forme de « notices », constituant les éléments d’un manuel de terrain, prioritairement destiné aux novices mais également susceptible d’intéresser des spécialistes souhaitant ajouter des cordes à leur arc. Entrée gratuite sur inscription : i2mp@mucem.org (...)

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