CECI n'est pas EXECUTE Centre Norbert Elias : Fleur Beauvieux – Expériences ordinaires de la peste. La société marseillaise en temps d’épidémie (1720-1724), 9 décembre 2017

Les soutenances 2017 |

Fleur Beauvieux – Expériences ordinaires de la peste. La société marseillaise en temps d’épidémie (1720-1724), 9 décembre 2017

Candidate
Fleur Beauvieux

Domaine
Thèse en histoire

Titre
Expériences ordinaires de la peste. La société marseillaise en temps d’épidémie (1720-1724)  

Jury
Jean Boutier (Directeur d’études à l’EHESS, directeur de thèse)
Samuel S. Cohn (Professeur à l’Université de Glasgow)
Françoise Hildesheimer (Conservateure générale retraitée aux Archives Nationales)
Brigitte Marin (Professeure à l’Université d’Aix-Marseille)
Vincent Milliot (Professeur à Paris VIII, rapporteur)
Sylvie Mouysset (Professeure à Toulouse II, rapporteure)

Résumé de la thèse
Cette recherche porte sur la vie ordinaire des Marseillais et Marseillaises pendant et juste après la peste de 1720-1722. Nous proposons un état des gestes, des lieux, des attitudes et des situations qui se transforment ou se modifient durant l’épidémie et lors de la reconstruction immédiate de la société marseillaise à la suite du passage du fléau. Les institutions, les groupes et les dimensions individuelles multiples sont examinés pour privilégier la perception qu’en ont les acteurs. La problématique au centre de cette thèse n’est donc pas seulement de documenter l’épidémie de 1720 ou les attitudes des contemporains face à la mort, mais également la façon dont les hommes vivent en « temps de peste ». Cette expression recouvre les années au cours desquelles furent instituées des mesures de gestion spécifiques de la ville et de ses populations. Nous tentons ainsi de nous éloigner d’une conception spectaculaire de l’évènement, sans toutefois renier son côté extraordinaire. Si la peste reste un temps d’exception, c’est la vision ordinaire et quotidienne de cet épisode marseillais qui est privilégiée. Le premier grand champ de cette thèse propose une réflexion autour du pouvoir urbain et identifie les principaux outils dont il dispose pour instaurer un ordre dans la ville. Une police spécifique est en effet créée pour gérer au quotidien la catastrophe. La seconde partie étudie les répercussions des mesures de contrôle policier dans l’espace urbain et en particulier grâce à la mise en place d’un réseau d’hôpitaux pour circonscrire et soigner la peste. Nous menons une réflexion sur la construction de différents lieux clos en temps d’épidémie (hôpitaux, lazarets, prisons), et au sens que ceux-ci pouvaient avoir dans une ville affligée de contagion. Enfin, le dernier grand champ de cette thèse propose une étude basée essentiellement à partir des procédures jugées par le Tribunal de police pendant la période, en privilégiant une approche micro-historique et tente de ramener l’ordinaire des relations sociales notamment populaires pendant la contagion.

Mots-clés
peste – Marseille – crise – ordinaire – pouvoir(s) – populaire – santé – sociabilités

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