Les chercheurs correspondants | Les chercheurs correspondants

Rachel Reckinger

Nationalité luxembourgeoise

rachel.reckinger@gmail.com

      

Domaines de recherche

  • Sociologie de l’alimentation

  • Sociologie de la culture

       

Thèmes de recherche

  • Cultures alimentaires

  • Réflexivité et culture du quotidien

  • Pratiques discursives reliant les niveaux macro-sociologiques (injonctions collectives) et micro-sociologiques (actualisations individuelles)

  • Dialectique entre sélection (constitution de pouvoir) et création (constitution de sens)

  • Consommation, sensorialité et goût (individuel, social, matériel)

  • Identifications et socialisations plurielles

  • Construction de catégories culturelles performatives (mémoire, milieux socio-culturels, genre)

          

Titres universitaires français

« Les pratiques discursives œnophiles entre normativité et appropriation. Contribution à une sociologie des cultures alimentaires » (581 p.)

Thèse de doctorat en sociologie, soutenue le 11 janvier 2008 à l’Ehess de Marseille.

Mention très honorable avec les félicitations du jury à l’unanimité,

décernée par un jury composé de :

Mme Eva Barlösius (Leibniz-Universität Hannover)

Mme Suzanne De Cheveigné (présidente du jury – Cnrs Shadyc/Ehess, Marseille)

Mme Marion Demossier (Université de Bath)

M. Yves Jeanneret (rapporteur – Université d’Avignon)

M. Emmanuel Pedler (directeur de thèse – Shadyc/Ehess, Marseille)

M. Yves Winkin (rapporteur – Ens Lettres et Sciences Humaines, Lyon)

       

Cf. résumé de la thèse ci-dessous.

           

Fonctions actuelles

  • Activité de recherche : Membre associé du Shadyc (Ehess Marseille – Cnrs, Umr 8562).

  • Activité indépendante : Communication sensorielle, conférences-animations autour de la dégustation et éducation au goût pour adultes et enfants.

            

Publications scientifiques

Ouvrages collectifs (en tant qu’auteure)

  • 2007a : « Le vin », in : Margue Michel, Kmec Sonja, Majerus Benoît, Péporté Pit : Lieux de mémoire au Luxembourg. Usages du passé et construction nationale, Luxembourg Luxembourg, Editions Saint-Paul (p. 305-310)

  • 2007b : « La bière », in : Margue Michel, Kmec Sonja, Majerus Benoît, Péporté Pit : Lieux de mémoire au Luxembourg. Usages du passé et construction nationale, Luxembourg Éditions Saint-Paul (p. 311-317)

      

Ouvrages collectifs (en tant que secrétaire d’édition)

  • 2004 : Lieutaghi Pierre & Musset Danielle (dirs.), Reckinger Rachel (coord.), L’arbre dans l’usage et l’imaginaire du monde. La plante, de l’aliment au remède, Plantes, Sociétés, Savoirs, Symboles. Matériaux pour une ethnobotanique européenne. Actes du séminaire d’ethnobotanique de Salagon, Deuxième volume, année 2002, Mane, Les Alpes de Lumière, Les Cahiers de Salagon 10

  • 2003 : Lieutaghi Pierre & Musset Danielle (dirs.), Reckinger Rachel (coord.), Plantes, Sociétés, Savoirs, Symboles. Matériaux pour une ethnobotanique européenne. Actes du séminaire d’ethnobotanique de Salagon, Premier volume, année 2001, Mane, Les Alpes de Lumière, Les Cahiers de Salagon 8

         

Actes de colloque

  • 2005 : « Comment apprendre à goûter la qualité ? Le cours du soir en œnologie : entre mots et perceptions », in : Blogowski Alain, Lagrange Louis, Valceschini Egizio (dir.) : Actes du colloque international Sfer (Société Français d’Économie Rurale) : Au nom de la qualité. Quelle(s) qualité(s) demain, pour quelle(s) demande(s) ?, Clermont-Ferrand (p. 99-108)

         

Revues

  • 2003 : « Automutilation révoltée ou expression culturelle ? Le cas du body piercing à Rome », Quasimodo n° 7 « Modifications corporelles » (p. 37-60)

  • 1999 : « La cuisine bonifacienne. Un marqueur emblématique face au changement », Strade. Travaux du Centre d’Études Corses n° 7 « Bonifacio : entre tradition et modernité. Essais d’Ethnologie », Université de Provence (p. 101-116)

       

Publications en ligne

  • 2005 : « Automutilation révoltée ou expression culturelle ? Le cas du body piercing à Rome », Quasimodo n° 7 « Modifications corporelles » (23 p.), http://www.revue-quasimodo.org/, rubrique « textes en pdf », cliquer sur l’icône du n° 7 (382 p.)

  • 2001 : « État des lieux des formations et de la recherche en ethnobotanique du domaine européen », rapport pour le Musée-Conservatoire ethnologique de Haute-Provence : rapportethnobota.rtf

        

Travaux déposés

  • 2008 : « Les pratiques discursives œnophiles entre normativité et appropriation. Contribution à une sociologie des cultures alimentaires », thèse de doctorat en sociologie, sous la direction de M. Emmanuel Pedler, Ehess, Marseille, mention : très honorable avec les félicitations du jury à l’unanimité

  • 2003 : « L’analyse sensorielle et ses potentialités d’objectivation des préférences de consommateurs », mémoire de fin d’études du Diplôme d’Université (DU) d’Analyse sensorielle et dégustation, sous la direction de M. Jean-Paul Caverni et de Mme Renée Payan, Université du Vin, Suze-la-Rousse et Université de Provence, Aix-en-Provence

  • 2000 : « Une lecture anthropologique des cartes postales de Marseille. De l’image à l’imaginaire », mémoire de Dea en Anthropologie, sous la direction de M. Jean-Luc Bonniol, Université de Provence, mention : très bien

  • 1999 : « Metalmorphosis – Ou les délices inorganiques de quelques pierceurs à Rome », mémoire de maîtrise en Ethnologie, sous la direction de M. Jean-Luc Bonniol, Université de Provence, mention : très bien

       

Communications lors de colloques et de séminaires nationaux et internationaux

  • Marseille (F), février 2007 : « Normativités esthétiques et appropriations éthiques. Le cas de l’œnophilie institutionnalisée », dans le cadre du séminaire « Les institutions de la musique savante » d’Emmanuel Pedler, EHESS, Centre de la Vieille Charité

  • Luxembourg (L), décembre 2006 : modération d’une des sessions au International and Interdisciplinary Workshop : « Geschlechterverhältnisse, gestern, heute, morgen », Université du Luxembourg

  • Marseille (F), février 2006 : « Le vin dans l’entre-soi. Une expérience hédonique en toute(s) logique(s) », dans le cadre du séminaire « Les institutions de la musique savante » d’Emmanuel Pedler, EHESS, Centre de la Vieille Charité

  • Luxembourg (L), décembre 2005 : modération d’une des sessions au International and Interdisciplinary Workshop : « DifferenzeN, différenceS, differrenceS », Université du Luxembourg

  • Clermont-Ferrand (F), octobre 2005 : « Developing a taste for quality ? Educating palates through wine (dis)courses », International Colloquium : « In the name of quality. What kind of quality, for which kind of demand(s) ? », Société Française d’Économie Rurale (SFER / ENITA)

  • Tours (F), septembre 2005 : « Apprendre à s’approprier le vin. Socio-anthropologie des pratiques culturelles autour d’un aliment relationnel », III. Université d’Été Européenne « Changes, innovations and alimentary mutations », Université François Rabelais de Tours / Institut Européen d’Histoire de l’Alimentation (IEHA)

  • Bonn (D), juin 2005 : « Lernen sich Wein anzueignen », International Colloquium for Graduate Students, German Academy for Culinary Studies, Corporate University / Volkskundliches Seminar der Universität Bonn

  • Marseille (F), mai 2005 : « Qu’institue le cours du soir en œnologie ? ‘Serious drinking’ au Luxembourg », dans le cadre du séminaire « Les institutions de la musique savante » d’Emmanuel Pedler, EHESS, Centre de la Vieille Charité

  • Toulouse (F), juin 2002 : « Le piercing à travers ses verbalisations par des professionnels : ritualité, thérapie, douleur », Journée d’Études : « Marques corporelles de l’identité », GREMOC / Centre d’Anthropologie de Toulouse / DRAC Midi-Pyrénées

        

Résumé de la thèse et mots-clés

Partant du constat d’une culturalisation croissante de la consommation de vin, je propose une analyse micro-sociologique de la pratique discursive œnophile contemporaine, au Luxembourg, en me concentrant sur sa normativité inhérente (morale et esthétique) et ses appropriations ordinaires (éthiques et hédoniques). Cette articulation est constituée par la dégustation ‘pour débutant-e-s’, enseignée dans le cadre de la formation tout au long de la vie.

Les catégories d’analyse des food studies sont pertinentes pour tracer l’évolution historique de la pratique discursive œnophile – singularisée, esthétisante et réflexive –, cernée dans sa rationalisation (régulation législative, consolidation scientifique et diffusion médiatique). Ainsi cristallisée, l’œnophilie a entraîné une gouvernementalité de la consommation ; son institutionnalisation concrète, sous la forme de cours du soir étatiques, véhicule une normativité spécifique.

Les publics de cette institution – majoritairement masculins et appartenant à des milieux aisés – font montre de motivations ‘opératoires’ et ‘hédoniques’, actualisant la gouvernementalité et l’orientation intérieure des expériences. Les appropriations de la normativité œnophile véhiculée sont réactives – positives ou négatives : se constatent des recours tactiques à des dispositions ou à des régimes d’action tactique, liées à des différenciations verticales (trajectoire et position sociale) et, surtout, horizontales (milieux, interactions et expérimentations effectuées dans un projet de subjectivation).

Ces dispositions et tactiques font le lien avec les logiques d’actions œnophiles domestiques – actives, stratégiques et hédoniques. En contraste à la normativité œnophile (axée sur le vin), les pratiques discursives ordinaires se déclinent autour de préoccupations liées à la vie personnelle et sociale, avant de se centrer sur le vin. Néanmoins, c’est la canonisation œnophile esthétique qui comporte la matière nécessaire aux subjectivations, fussent-elles appropriées de manière hédonique, égo- et sociocentrée. Transparaît ainsi l’imbrication consubstantielle et flexible entre normes et plaisirs, menant à un empowerment personnel et social (à potentiel majoritairement éthique, mais également distinctif), via l’usage discursivisé d’un aliment.

                 

Micro-sociologie – alimentation – normativité – appropriation – vin – pratiques discursives – pratiques culturelles.

EHESS
CNRS
Université D'Avignon
Aix-Marseille

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La Position du chercheur

Colloque - Mercredi 08 novembre 2017 - 09:00Le colloque est co-organisé par l’École supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée, le MuCEM et le Centre Norbert Elias. Il aura lieu les 8-9 et 10 novembre 2017Le positionnement éthique ou politique d’un chercheur se construit à travers ses méthodes de travail. En sciences humaines et sociales, ces méthodes sont autant de manières de faire au sein du discours. Elles mobilisent un ensemble de gestes et d’opérations qui concernent aussi la recherche artistique. C’est sur ces gestes partagés que nous souhaitons amener le dialogue entre recherches scientifiques et pratiques artistiques.Nous partons de la part commune de matérialité du travail de recherche – la confrontation avec les matériaux, les archives et les témoignages – pour susciter un dialogue autour des gestes de la collecte, des méthodes d’enquête, des formes d’écriture et d’exposition. Admettre que celles-ci ne traduisent pas seulement des résultats, mais constituent en soi des chantiers théoriques et artistiques, c’est ouvrir un espace d’échanges entre arts et sciences sociales.Notre démarche consiste davantage à décloisonner les discours qu’à interroger la spécificité de nos recherches respectives. L’enjeu est de penser la recherche en dehors des frontières disciplinaires afin de constituer un laboratoire de réflexivité et d’innovation offrant aux uns et aux autres la possibilité de déplacer son regard sur ses objets et ses pratiques.MERCREDI 8 NOVEMBRE 2017Centre de la Vieille Charité – Cinéma Le Miroir9h30 : mots d’ouverture, conseil scientifique.ENGAGEMENT ET DISTANTIATION : LE CHERCHEUR ET SON TERRAINModération : Boris Pétric (Centre Norbert Elias)Comment évaluer la proximité ou la distance par rapport à son sujet de travail ? L’implication du chercheur conditionne son intelligence des problèmes à étudier ou des situations à documenter. En témoignent de nombreuses réflexions sur le placement de la caméra, mais aussi sur la place des émotions dans l’énonciation historique, ou encore sur le rôle heuristique des procédés littéraires et des techniques théâtrales de distanciation. Ce dialogue entre chercheurs et artistes vise à interroger le caractère heuristiquement fécond de l’implication sensible du chercheur, ainsi que le rôle du désir dans le geste de chercher.10h00 : Philipe Bazin et Christiane Vollaire11h : Discussion11h30 : pause12h-13h : Kapwani Kiwanga 13h-15h : pause déjeunerModération : Vanessa Brito (ESADMM)15h-15h30 : présentation de la revue Sensibilités par Quentin Deluermoz (il nous faudra réserver une autre salle).16h projection de L’hypothèse du Mokélé Mbembé (1h18) et débat avec Marie Voignier.18h : pauseModération : (intervenant à confirmer)18h30-20h : projection et débat avec Jeff Silva JEUDI 9 NOVEMBRE 2017MuCEM – auditorium Germaine TillionISOLER, CADRER, CONFRONTER : ENJEUX DES GESTES DE LA COLLECTEModération : Lotte Arndt (ESAD Valence-Grenoble) et Dorothée Dussy (CNE) Comment se constitue un objet de recherche ? Tout commence, comme le rappelle Michel de Certeau, avec le geste de mettre à part. Les premiers gestes consistent à collecter, à isoler, à cadrer, à confronter des sources, à opérer des changements de focale. Ils ont une force qui leur est propre, ils fabriquent du sens. Quels effets cela produit sur nos possibilités de compréhension ? Comment un objet se transforme en document, en objet archéologique ou ethnographique ? Qu’est-ce qui se perd lors de cette transformation qui est aussi un abandon de liens et de possibles ? Un des objectifs sera de confronter les enjeux de différents gestes et pratiques de la collecte réalisées par des chercheurs et des artistes.9h30-11h30 : Mathieu Abonnenc (artiste), Romain Bertrand (historien), Benoît de l’Estoile (anthropologue).11h30 : pause12h-13h : Discussion DONNER VOIX, REPHRASER, MONTER : LA RECHERCHE DE FORMES D’ÉNONCIATIONModération : Nicolas Feodoroff (FID) et Aude Fanlo (MuCEM) (à confirmer)Comment faire parler des objets ? Comment prolonger la puissance de parole de voix isolées ou disparues ? Ces questions animent de nombreuses démarches artistiques. Elles sont aussi au cœur de l’anthropologie visuelle ou de la réflexion que certains historiens portent sur l’écriture de l’histoire, l’usage et le traitement de l’archive. Que l’on construise un récit littéraire, cinématographique ou historique, ces questionnements entraînent de nouveaux usages de la citation et de la paraphrase, du découpage et du montage, de la voix off et de la figure du narrateur. Ils produisent des formes d’énonciation plurielle qui donnent à l’objet de la recherche la possibilité de se constituer comme sujet et d’évaluer lui-même son propre statut. 14h30-17h : Patrick Boucheron (historien), Arlette Farge (historienne), Natacha Nisic (artiste), Caterina Pasqualino (anthropologue).17h : pause17h30-18h30 : DiscussionVENDREDI 10 NOVEMBRE 2017MuCEM auditorium Germaine Tillion TROUER LE RÉCIT CONTINU : ESPACES BLANCS, HISTOIRES POTENTIELLES ET CONTREFACTUELLESModération : Vanessa Brito (ESADMM)et Anna Dezeuze (ESADMM) Une manière de refuser le caractère nécessaire de l’état des choses est, pour les historiens, d’imaginer à partir de ce qui s’est amorcé mais non développé dans l’histoire, ce qu’aurait pu être le futur de ces passés inaboutis. Il est possible d’écrire une autre histoire à partir des avenirs non advenus – une histoire fictive, contrefactuelle, mais offrant des ressources à l’action, en dehors de l’évidence du présent. 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