CECI n'est pas EXECUTE Centre Norbert Elias : "Mon corps m'appartient"( ?), 17-18 mai 2018

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"Mon corps m'appartient"( ?), 17-18 mai 2018

L'enjeu du corps et l'apport des sciences sociales au débat bioéthique

"Mon corps m'appartient" ( ?)  

L'enjeu du corps

et l'apport des sciences sociales au débat bioéthique

 

EHESS, La Vieille Charité, 2 rue de la Charité 13002 Marseille

2è étage Salle A

 

17 et 18 mai 2018

 

Journées « dimension sexuée de la vie sociale »

organisées par Irène Théry, Laurence Hérault et Agnès Martial

 

Le cinquantenaire de Mai 68 nous rappelle que la formule « Mon corps m’appartient » s’est alors imposée au sein du nouveau mouvement féministe pour exprimer le sentiment d’une aliénation persistante malgré l’égalité des droits politiques, exprimer l’aspiration des nouvelles générations de femmes à une profession autonome et à leur émancipation au sein de la sphère privée  et familiale, et en particulier revendiquer la légitimité du recours à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

Aujourd’hui cette formule a perdu son ancien caractère d’évidence au point que dans un récent ouvrage la philosophe catholique traditionaliste Marianne Durano place sous le titre « Mon corps ne vous appartient pas » (2018) son ambition de dénoncer trois apports du dernier demi-siècle comme autant d’appropriations du corps des femmes par les biotechnologies, et donc autant de formes d’aliénation qui devraient être supprimées : la contraception orale, l’IVG et la PMA avec don (en particulier pour les couples de femmes).

Cet usage quelque peu inattendu de la référence à la « propriété de soi » ne témoigne pas seulement d’une stratégie habile de communication. Il démontre que la question du corps –que ce soit à travers le rapport entre corps et personne, le lien entre corps et action, la relation entre propriété de soi et respect de l’autre que soi, ou encore la tension entre aspiration à l’autonomie et inscription dans un monde commun, appel aux techniques reproductives et critique de l’emprise des techno-sciences –  demeure une question souvent simplifiée à outrance.

Les débats qui se déroulent aujourd’hui dans la perspective de la rénovation des lois de bioéthique témoignent de cette difficulté à « penser le corps ». Ainsi, il est fréquent que le corps soit réduit au « biologique », comme si les deux mots étaient synonymes, et que l’on puisse confondre le corps  avec  la nature, et l’attention au corps avec le naturalisme. A propos de la Procréation Médicalement Assistée (PMA), le discours commun ne cesse de mettre en scène l’alternative obligée entre le « parent biologique » et le « parent social »… comme si un parent cessait d’être « social » parce qu’il est aussi le géniteur de l’enfant, et comme si un donneur de gamètes était assimilable à un « parent biologique », alors même que le sens social du don d’engendrement est justement de permettre à d’autres de devenir parents.

L’objet de ces journées est de présenter des travaux qui, à distance de ces confusions et simplifications, se sont efforcés de réinvestir  dans l’étude de la PMA et des débats bioéthiques, les apports majeurs de l’anthropologie et de l’histoire du corps, pour explorer un corps humain toujours-déjà inscrit dans un monde social, toujours investi de sens et de valeur, et donc irréductible à sa dimension physique. Par delà, loin de penser le corps comme une simple « propriété » du « moi » selon une conception dualiste de la personne ( a self and a body) l’approche relationnelle du genre dénoue les paradoxes en mettant  au centre de sa réflexion la capacité du corps non seulement de ressentir et percevoir, mais d’agir et pâtir à la manière humaine, autrement dit de mettre en oeuvre l’action dotée de sens.

On s’efforcera de montrer que les sciences sociales peuvent échapper à l’alternative du biologique et du social, mettre en perspective le conflit démocratique, et  éclairer d’un jour nouveau des thématiques aussi diverses que les revendications des personnes intersexes, l’autoconservation des ovocytes, l’ouverture de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes, l’anonymisation des dons et l’accès aux origines, la gestation pour autrui.

À consulter

EHESS et CNRS
AMU et UAPV

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Biennale d'ethnographie

Rencontre - Jeudi 04 octobre 2018 - 09:00Suite au succès de trois éditions des Rencontres Annuelles d’Ethnographie de l’EHESS, la première Biennale d’ethnographie de l’EHESS vous accueille pendant deux jours autour de douze ateliers et deux conférences. Malgré un changement de nom, le principe reste le même : offrir un espace de réflexion et de visibilité à l’enquête ethnographique par des doctorant.e.s et des jeunes chercheur·e·s issu·e·s de différentes disciplines des sciences sociales.Ces rencontres de 2018 se dérouleront autour des douze ateliers présentés ci-dessous.Ils s’organisent tantôt autour de certains objets d’étude qui nécessitent la mise en place de stratégies d’enquête particulières (ONG, environnement, mobilité professionnelle, justice, demandeurs d’asile, agriculture, rapports sociaux) ou se centrent sur des modes d’implication sur le terrain qui interrogent la nature des données récoltées (commérage, sens, techniques du corps, affects).Les deux soirées seront consacrées à des conférences avec des ethnographes reconnu.e.s qui viendront partager avec nous leurs engagements tout au long de leurs recherches : Jean Peneff interviendra jeudi et Jeanne Favret-Saada échangera avec les participant·e·s vendredi.L’ensemble du comité d’organisation de la Biennale vous remercie pour votre participation, vos engagements pour imaginer l’ethnographie de demain et la faire vivre. Un seul mot d’ordre : interagissez et appréciez ces moments de partage ! Comité d'organisation :Daniel Cefaï (EHESS-CEMS), Ranime Alsheltawy (Université Paris Dauphine – IRISSO), Caterina Bandini (EHESS-CMH), Laura Bellenchombre (Université de Rouen – Normandie – DySoLab), Zoé Barry (EHESS, Observatoire du Samusocial de Paris), Chayma Boda (EHESS-CECMC), Thomas Bonnet (CERTOP [UMR5044]), Leila Drif (EHESS-IRIS), Marie Ducellier (IMAF &EHESS-IRIS), Camille Foubert (EHESS-IRIS/TEPSIS), Nolwenn Gauthier (EHESS-IRIS), Julie Lavayssière (Paris 8, Observatoire du Samusocial de Paris), Paul Lehner (Université Paris Nanterre – ISP), Hadrien Malier (EHESS-IRIS), Marie Manganelli (Université Paris Descartes – Canthel), Audrey Marcillat (EHESS-IRIS), Marjolaine Martin (EHESS-Centre Norbert Elias), Pierre Mettra (EHESS-Centre Norbert Elias), Elise Nédélec (Université de Bordeaux – LAM, Ceped), Julie Oleksiak (EHESS-Centre Georg Simmel), Jean-Baptiste Paranthoën (EHESS-CRH, INRA-CESAER), Laura Parvu (IEP de Toulouse – LaSSP), Ines Pasqueron de Fommervault (AMU, IMAF), Mathieu Rajaoba (CSI-Mines ParisTech), Paco Rapin (EHESS-IRIS), Amandine Rochedy (CERTOP [UMR5044]), Quentin Schnapper (INRA-CESAER), Sophie Tabouret (INRA-SADAPT; CSI-Mines ParisTech), Tonya Tartour (Sciences Po Paris-CSO), Hugo Wainsztok (EHESS-IRIS).(...)

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Rencontres Technographies

Rencontres scientifiques - Mardi 11 septembre 2018 - 09:30Cette rencontre est destinée à discuter des 18 propositions d’articles retenues par le comité de rédaction de la revue Techniques&Culture en mai 2018 pour le numéro 71 « Technographies ». Chaque auteur (ou couple d’auteurs) aura dix minutes maximum pour présenter son projet. Les présentations seront suivies d’une heure trente de discussion collective selon le nombre de propositions présentées. TechnographiesEn mettant à l’honneur ce que l’on pourrait appeler la « technographie » – désignant l’ensemble des procédés d’écriture des techniques –, le numéro 71 vise une double finalité : penser l’évolution des pratiques des spécialistes des techniques tout en assurant leur transmission en direction de celles et ceux qui souhaitent s’engager sur la même voie.Le numéro comportera deux ensembles de textes. Les premiers seront des contributions théoriques et historiographiques relatives aux étapes clés du processus qui va de l’expérience de terrain, au contact avec les « matières premières » – les faits techniques –, à la réception par les publics des documents qui en sont issus. Il s’agira non seulement de faire un état des lieux des techniques de documentation, d’analyse, d’archivage et de mise en circulation des faits techniques, mais aussi d’en retracer les trajectoires tout en identifiantles angles morts et les questionnements demeurés en friche, près d’un demi-siècle après l’émergence de la « technologie culturelle ». Le second sera composé de préconisations, sous forme de « notices », constituant les éléments d’un manuel de terrain, prioritairement destiné aux novices mais également susceptible d’intéresser des spécialistes souhaitant ajouter des cordes à leur arc. Entrée gratuite sur inscription : i2mp@mucem.org (...)

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Appel à contributions « Musées et mondes numériques »

Appel à communication - Lundi 01 octobre 2018 - 00:00La revue Culture & Musées lance un appel à projet d'articles pour un numéro thématique « Musées et mondes numériques », à paraitre en 2020, sous la direction de Milad Doueihi et Florence Andreacola.L’objectif de ce numéro est de relire trois fondamentaux du musée que sont la collection, l’exposition et le public au regard de la culture numérique de manière critique et réflexive. Il s’adresse à des chercheurs en muséologie ainsi qu’à tous les chercheurs qui traitent du patrimoine, des archives, de la documentation, des institutions culturelles, des industries de la culture, des accès et de l’utilisation des données culturelles, ouvertes et/ou publiques. Les textes attendus pour ce numéro pourront s’intégrer dans l’un de ces trois axes, ceux-ci n’étant pas exclusifs les uns des autres : - De la mise à disposition de données numériques au hackathon des données culturelles publiques, - De l’exposition des œuvres et des objets à la mise en scène des données, - Du scénario de visite à la mise en scène de soi. (...)

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