Les chercheurs correspondants | Les chercheurs correspondants

Karim Hammou

karim.hammou@gmail.com

 

Chargé de recherche au CNRS au CSU (Cultures et sociétés urbaines)

 

http://surunsonrap.hypotheses.org/

 

Domaines de recherche

Usages et transformations des genres musicaux

Dynamiques de segmentation sociale

Minoritaires et espace public

 

Thèmes d’enseignement

Sociologie des médias et de la culture

Politiques publiques (politique culturelle, politique de la ville, décentralisation)

Sociologie des organisations

 

Sujet de thèse

Batailler pour un chant. La constitution d’une culture professionnelle musicienne du rap français

Ce travail rend compte de la genèse et des usages d’un genre rap francophone depuis les premières définitions publiques qui en sont proposées à la télévision à la fin des années 1980 jusqu’aux pratiques professionnelles qu’il soutient au début des années 2000. Les méthodes d’enquête mobilisées associent l’étude d’un corpus d’émissions télévisées, une analyse de réseaux des collaborations entre rappeurs, l’examen quantitatif des albums de rap en français publiés de 1990 à 2004, des entretiens semi directifs et des observations directes des professionnels du rap dans la région parisienne et à Marseille. On montre ainsi comment, à partir de la deuxième moitié des années 1990, la pratique dominante du rap en français s’inscrit dans un monde social commun intégré comme segment professionnel de l’industrie du disque. Cette organisation constitue le creuset d’une culture musicienne infléchissant les formes de l’assignation symbolique du rap à la banlieue repérable dans les premières définitions publiques du genre.

Thèse réalisée sous la direction d’Emmanuel Pedler et soutenue le 15 octobre 2009 à Marseille.

Résumé (2 pages) Voir ci-dessous le document en pdf.

 

Publications à comité de lecture

  • « Des raps en français au « rap français ». Une analyse structurale de l’émergence d’un monde social professionnel », Histoire et mesure v.24 n°1, 2009.

  • « Le troisième protagoniste des rapports de domination. Resituer la direction administrative au cœur de la Herrschaftsoziologie de Max Weber. », Tracés, 14, Consentir : consentement, domination et déni, juin 2008. En ligne : http://traces.revues.org/index462.html

  • « Rapper en amateur. Une mise à l’épreuve atypique autour d’une association des Quartiers Nord de Marseille », ethnographiques. org, 12, février 2007. En ligne : http://www.ethnographiques.org/2007/Hammou.html

  • « Comment le monde social du rap aménage-t-il son territoire ? L’exemple de la polémique autour du groupe Manau », Sociétés Contemporaines, 59-60, 2005. En ligne : http://www.cairn.info/revue-societes-contemporaines-2005-3-p-179.htm

         

Autres publications

  • « Le disque comme document : une analyse quantitative de l'usage du refrain dans les albums de rap en français (1990-2004) », Actes du colloque international 25 ans de sociologie de la musique, L'Harmattan, à paraître.

  • « Programmer l’ambiguïté. La médiatisation d’une pratique du rap en français à la télévision (1987-1991) », in Pecqueux (Anthony), Roueff (Olivier) (dir.), Ecologie sociale de l’oreille. Enquêtes sur l’expérience musicale, Editions de l’EHESS, 2009.

  • « Pluridisciplinarity in SHADyC seen by an insider » in Robbins (Derek) (dir.), Yearbook III, University of East London, 2009. En ligne : http://www.uel.ac.uk/hss/research/yearbook/Yearbook3.pdf

  • « Économie du rap en France », in Pierre François, (dir.), La musique. Une industrie, des pratiques, La Documentation française, 2008.

  • « La vérité au risque de la violence. Remarques sur la stylistique du rap en français », in Claudine Moïse (dir.), La violence verbale, tome 1 : Espaces politiques et médiatiques, L’Harmattan, pp.203-222.

      

Communications

  • « Comment penser le pouvoir avec Le savant et le populaire ? », intervention lors de la journée d'étude « Le savant et le populaire : retour sur un débat en suspens », organisée par T. Cornu, K. Hammou, et J. Moreira-Miguel (SHADYC), Marseille le 11 décembre 2008. En ligne : http://shadyc.ehess.fr/docannexe.php?id=626

  • « Artistes, professionnels, stars. L'histoire du rap en français au prisme d'une analyse de réseaux », intervention lors du colloque international « L'art et la mesure. Histoire de l'art et approches quantitatives : sources, méthodes, bonnes pratiques », organisé par Béatrice Joyeux-Prunel (ENS), Paris les 3, 4 et 5 décembre 2008. En ligne : http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&idconf=2298

  • « Connaître le rap en France, connaître le rap aux Etats-Unis : les sciences sociales à l'épreuve d'une pratique musicale », communication lors du séminaire « Dynamiques de la culture : les institutions de la musique savante » organisé par Emmanuel Pedler (EHESS), Marseille le 30 avril 2008.

  • « “De qui se moque-t-on ?” La place du rire dans la médiatisation d’un nouveau style musical : le rap en français », communication lors de la conférence « Ca va être notre fête ! » Appropriations, réinventions et nouvelles passions festives organisée par Frédéric Joulian (EHESS) et Olivier Gosselain (Université Libre de Bruxelles), Paris, 16 janvier 2008.

  • « Interpréter le rap français comme événement », communication lors de l’atelier La Musique pour objet, organisé par Talia Bachir (EHESS) et Denis Laborde (CNRS) du Groupe de Recherche en Anthropologie de la Musique (LAIOS – CRIA), Paris, 3 avril 2007.

  • « Le pouvoir gravé sur microsillon. L’évolution du rap en français au travers de ses albums de 1990 à 1999 », communication lors de la table ronde « Jeunes musiques » : émergence, situations, évolution, organisée par Julien Mallet (IRD Constructions identitaires et mondialisation) avec le soutien du Laboratoire d’ethnomusicologie (UMR 7173), Paris, 24 novembre 2006.

  • « 1991, le rap entre dans l’arène de « Ciel, mon mardi ! ». Conflits et malentendus dans un espace public altéré », Journée d’étude du SHADYC L’espace public, coordonnée par Suzanne de Cheveigné, Marseille, 4 novembre 2005.

           

Responsabilités collectives

  • Membre de l’équipe Calenda (http://calenda.revues.org)

  • Coorganisateur de la journée d’étude Le savant et le populaire, 1989-2008. Retour sur un débat en suspens, 11 décembre 2008, SHADyC (Centre de la Vieille Charité, Marseille).

  • ATER à l’IUT du Havre (2007-2009)

  • Coorganisateur des journées d’étude L’expérience musicale sous le regard des sciences sociales, 13 et 14 octobre 2005, SHADyC (Centre de la Vieille Charité, Marseille).

      

EHESS
CNRS
Université D'Avignon
Aix-Marseille

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PICASSO, voyages imaginaires

Conférence - Vendredi 16 février 2018 - 17:00A l’occasion de l’inauguration de l’exposition « Picasso, voyages imaginaires », Emilie Goudal,post-doctorante LabexMed/Fondation Gerda Henkel , Centre Norbert Elias – UMR 8562 donnera une conférence inaugurale intitulée « Picasso en héritage, modernité en partage ? Réception critique de Picasso en territoire imaginé ». Elle aura lieu le vendredi 16 février à 17h au Centre de la Vieille Charité – Salle le Miroir à Marseille. Cette conférence voudrait revenir, depuis les indépendances, sur la réception critique et la confrontation à l’œuvre de Picasso par des artistes souvent définis comme « extra-occidentaux », et interroger ainsi le retour d’imaginaires possiblement suscité par l’un des maîtres de l’art moderne. La conférence sera précédée d’une présentation de l’exposition par les commissaires et en présence de Xavier Rey, directeur des Musées de Marseille.Entrée libre dans la limite des places disponiblesRetrouvez toutes les informations sur notre carnet hypothèses: https://labexmed.hypotheses.org/?p=2798&preview=true(...)

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La Position du chercheur

Colloque - Mercredi 08 novembre 2017 - 09:00Le colloque est co-organisé par l’École supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée, le MuCEM et le Centre Norbert Elias. Il aura lieu les 8-9 et 10 novembre 2017Le positionnement éthique ou politique d’un chercheur se construit à travers ses méthodes de travail. En sciences humaines et sociales, ces méthodes sont autant de manières de faire au sein du discours. Elles mobilisent un ensemble de gestes et d’opérations qui concernent aussi la recherche artistique. C’est sur ces gestes partagés que nous souhaitons amener le dialogue entre recherches scientifiques et pratiques artistiques.Nous partons de la part commune de matérialité du travail de recherche – la confrontation avec les matériaux, les archives et les témoignages – pour susciter un dialogue autour des gestes de la collecte, des méthodes d’enquête, des formes d’écriture et d’exposition. Admettre que celles-ci ne traduisent pas seulement des résultats, mais constituent en soi des chantiers théoriques et artistiques, c’est ouvrir un espace d’échanges entre arts et sciences sociales.Notre démarche consiste davantage à décloisonner les discours qu’à interroger la spécificité de nos recherches respectives. L’enjeu est de penser la recherche en dehors des frontières disciplinaires afin de constituer un laboratoire de réflexivité et d’innovation offrant aux uns et aux autres la possibilité de déplacer son regard sur ses objets et ses pratiques.MERCREDI 8 NOVEMBRE 2017Centre de la Vieille Charité – Cinéma Le Miroir9h30 : mots d’ouverture, conseil scientifique.ENGAGEMENT ET DISTANTIATION : LE CHERCHEUR ET SON TERRAINModération : Boris Pétric (Centre Norbert Elias)Comment évaluer la proximité ou la distance par rapport à son sujet de travail ? L’implication du chercheur conditionne son intelligence des problèmes à étudier ou des situations à documenter. En témoignent de nombreuses réflexions sur le placement de la caméra, mais aussi sur la place des émotions dans l’énonciation historique, ou encore sur le rôle heuristique des procédés littéraires et des techniques théâtrales de distanciation. Ce dialogue entre chercheurs et artistes vise à interroger le caractère heuristiquement fécond de l’implication sensible du chercheur, ainsi que le rôle du désir dans le geste de chercher.10h00 : Philipe Bazin et Christiane Vollaire11h : Discussion11h30 : pause12h-13h : Kapwani Kiwanga 13h-15h : pause déjeunerModération : Vanessa Brito (ESADMM)15h-15h30 : présentation de la revue Sensibilités par Quentin Deluermoz (il nous faudra réserver une autre salle).16h projection de L’hypothèse du Mokélé Mbembé (1h18) et débat avec Marie Voignier.18h : pauseModération : (intervenant à confirmer)18h30-20h : projection et débat avec Jeff Silva JEUDI 9 NOVEMBRE 2017MuCEM – auditorium Germaine TillionISOLER, CADRER, CONFRONTER : ENJEUX DES GESTES DE LA COLLECTEModération : Lotte Arndt (ESAD Valence-Grenoble) et Dorothée Dussy (CNE) Comment se constitue un objet de recherche ? Tout commence, comme le rappelle Michel de Certeau, avec le geste de mettre à part. Les premiers gestes consistent à collecter, à isoler, à cadrer, à confronter des sources, à opérer des changements de focale. Ils ont une force qui leur est propre, ils fabriquent du sens. Quels effets cela produit sur nos possibilités de compréhension ? Comment un objet se transforme en document, en objet archéologique ou ethnographique ? Qu’est-ce qui se perd lors de cette transformation qui est aussi un abandon de liens et de possibles ? Un des objectifs sera de confronter les enjeux de différents gestes et pratiques de la collecte réalisées par des chercheurs et des artistes.9h30-11h30 : Mathieu Abonnenc (artiste), Romain Bertrand (historien), Benoît de l’Estoile (anthropologue).11h30 : pause12h-13h : Discussion DONNER VOIX, REPHRASER, MONTER : LA RECHERCHE DE FORMES D’ÉNONCIATIONModération : Nicolas Feodoroff (FID) et Aude Fanlo (MuCEM) (à confirmer)Comment faire parler des objets ? Comment prolonger la puissance de parole de voix isolées ou disparues ? Ces questions animent de nombreuses démarches artistiques. Elles sont aussi au cœur de l’anthropologie visuelle ou de la réflexion que certains historiens portent sur l’écriture de l’histoire, l’usage et le traitement de l’archive. Que l’on construise un récit littéraire, cinématographique ou historique, ces questionnements entraînent de nouveaux usages de la citation et de la paraphrase, du découpage et du montage, de la voix off et de la figure du narrateur. Ils produisent des formes d’énonciation plurielle qui donnent à l’objet de la recherche la possibilité de se constituer comme sujet et d’évaluer lui-même son propre statut. 14h30-17h : Patrick Boucheron (historien), Arlette Farge (historienne), Natacha Nisic (artiste), Caterina Pasqualino (anthropologue).17h : pause17h30-18h30 : DiscussionVENDREDI 10 NOVEMBRE 2017MuCEM auditorium Germaine Tillion TROUER LE RÉCIT CONTINU : ESPACES BLANCS, HISTOIRES POTENTIELLES ET CONTREFACTUELLESModération : Vanessa Brito (ESADMM)et Anna Dezeuze (ESADMM) Une manière de refuser le caractère nécessaire de l’état des choses est, pour les historiens, d’imaginer à partir de ce qui s’est amorcé mais non développé dans l’histoire, ce qu’aurait pu être le futur de ces passés inaboutis. Il est possible d’écrire une autre histoire à partir des avenirs non advenus – une histoire fictive, contrefactuelle, mais offrant des ressources à l’action, en dehors de l’évidence du présent. Ces expériences d’écriture en histoire, pratiquées parfois en anthropologie, peuvent alors rencontrer des expériences artistiques de mise en récit. Ce qui nous permettra d’interroger les usages artistiques du document et de l’archive, le statut de la fiction et les régimes de véridicité.9h30-11h45 : Quentin Deluermoz et Pierre Singaravélou (historiens), Vincent Meessen (artiste), Uriel Orlow (artiste).11h45 : pause12h15-13h : DiscussionL’EXPOSITION COMME FORME D’ÉCRITUREModération : Sylvie Collier (UAM) et Jean-Roch Bouiller (MuCEM)Exposer est une opération commune à l’artiste et au chercheur en sciences humaines et sociales. On expose des images, mais aussi une pensée et des arguments. Qu’il soit visuel ou textuel, le montage construit du sens, tisse des récits et propose une narration. Aujourd’hui, philosophes et historiens de l’art cherchent des points de convergence entre la forme-livre et la forme-exposition. Des anthropologues, sociologues et historiens co-construisent des expositions dans des musées de société. Le commissariat de recherche pose clairement la question de l’engagement de l’art par rapport à la connaissance et nous rend à l’évidence que laproduction du savoir est indissociable de ses formes de monstration et d’exposition. Une réflexion commune sur les enjeux de cette forme de narration ouvre encore un espace de dialogues entre nos recherches respectives.14h30-17h00 : Nadine Gomez (directrice du Musée Gassendi et du « Cairn »), Yann-Philippe Tastevin (anthropologue),  (artiste), Philippe Artières (historien).17h : pause17h30-18h30 : Discussion et clôture.(...)

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Séminaire Economie et Histoire

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 19 octobre 2017 - 15:00L’historie et l’économie s’intéressent actuellement à l’ensemble des phénomènes sociaux. Leurs approches mobilisent à la fois des questionnements et des méthodes différentes. Le but de ce séminaire sera d’enrichir l’étude de ces objets partagés en confrontant approches et méthodes à partir de quelques dossiers thématiques. Ces dossiers comptent se focaliser, entre autres, sur la mobilité sociale et intergénérationnelle, le rôle du mariage, et l’impact de l’urbanisation sur des différents phénomènes sociaux.Le séminaire aura lieu un jeudi par mois, en alternance entre le Centre Norbert Elias et l’AMSE.Organisateurs : Jean Boutier, Cecilia Garcia-Peñalosa, Alain Trannoy, Arundhati Virmani.Séance du 19 octobre 2017Alain Trannoy - Questions de mobilité intergénérationnelle: Les élites françaises  Discutant : Jean Boutier> Voir le détail de la programmation à venir sur l'affiche(...)

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