CECI n'est pas EXECUTE Centre Norbert Elias : FOS EPSEAL

Les programmes de recherche |

FOS EPSEAL

Etude Participative en Santé Environnement Ancrée Localement (EPSEAL) sur le front industriel de deux villes du golfe de Fos (Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône) (2017-2020)

Coordination scientifique : Barbara Allen (Virginia Tech University) et Valeria Siniscalchi (Centre Norbert Elias)

Etude financée sur des fonds confiés à l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) par l’ITMO Cancer d’AVIESAN (ANSES, ITMO Cancer AVIESAN, PNREST 2014/1/023)

Blog du projet : http://fosepseal.hypotheses.org
Fiche web ANSES :
https://www.anses.fr/fr/system/files/ANSES-Ft-ResumesProjetsPNREST2014.pdf

Membres de l’équipe

  • Barbara Allen (sociologue, Sciences and Technology in Society, Virginia Tech University, Washington DC)
  • Alison Cohen (épidémiologiste, biostatisticienne, School of Public Health, University of California, Berkeley)
  • Yolaine Ferrier (doctorante en anthropologie à l’EHESS, Centre Norbert Elias, Marseille, chargée de l’étude)
  • Johanna Lees (socio-anthropologue, Centre Norbert Elias, Laboratoire de Sciences Sociales Appliquées, Marseille)
  • Valeria Siniscalchi (anthropologue, maître de conférence à l’EHESS, Centre Norbert Elias, Marseille)

Présentation

L’étude participative en santé environnement ancrée localement (EPSEAL) vise à décrire la santé des habitants de ces deux villes, en lien avec leur environnement fortement marqué par les activités industrielles de la zone industrialo-portuaire de Fos (à 35 km de Marseille). 

L’alliance de plusieurs disciplines (sociologie, anthropologie, épidémiologie, biostatistiques) permet de répondre aux questions des habitants sur leur santé, au moyen d’approche résolument participative — associant les habitants à tous les stades de la recherche, de la construction de l’objet scientifique et du questionnaire d’enquête, à l’interprétation des résultats et à la réflexion sur leur utilisation, en passant par l’analyse des données collectées de manière représentative auprès des habitants, et jusqu’à la valorisation et la dissémination des résultats.

C’est la première utilisation en France et en Europe, à notre connaissance, de cette méthode de recherche participative en santé environnement, née aux Etats-Unis. Les résultats acquis et présentés en janvier 2017 dans les deux villes et à Marseille, démontrent tout l’intérêt et la portée des alliances entre chercheurs et citoyens pour la production de connaissances locales en santé environnement qui soient légitimes, rigoureuses, pertinentes et actionnables, et au service immédiat des habitants.

L’équipe franco-américaine, basée au Centre Norbert Elias, a mené son enquête durant sept mois en 2015, touchant plus de 800 foyers dans les deux villes. En 2016, les résultats préliminaires ont fait l’objet d’une analyse et d’une interprétation participatives au sein d’ateliers collaboratifs, impliquant les habitants et des spécialistes en santé et environnement. Les résultats sont disponibles et montrent un état de santé fortement impacté par l’environnement local   lien vers le rapport de l’étude : http://fosepseal.hypotheses.org/rapport-de-letude-fos-epseal-janvier-2017. L’équipe s’attache à présent à suivre la feuille de route assignée par les participants des ateliers afin de porter la voix des habitants, diffuser largement les résultats, et voir ses conclusions peser en vue de l’amélioration de la santé et de l’environnement locaux.

L’approche utilisée pour construire ces connaissances rigoureuses en santé environnement peut être reproduite dans le temps, et/ou l’espace, et mise à profit pour orienter plus largement la prise de décision dans des contextes comparables, comme le pourtour de l’Etang de Berre ou d’autres points noirs environnementaux. Dans des contextes marqués par les controverses en santé environnementale, elle permet de répondre aux questions des habitants riverains d’installations polluantes, tout en répondant aux exigences de rigueur scientifique.  Par leur approche globale de la santé, et leur capacité à documenter des thèmes peu ou pas abordés en routine par les institutions en charge de la surveillance sanitaire, de telles études peuvent faire émerger des connaissances sanitaires nouvelles et contribuer à orienter de futures recherches.

La recherche participative en santé environnement ancrée localement permet de se rapprocher de la justice environnementale en passant par la justice épistémique, dans une conception démocratique de la science.

Abstract

The Community-Based Participatory Environmental Health survey (CBPEH in English, EPSEAL in French) aims at producing legitimate, robust and relevant knowledge of local interactions between health and environment, by closely engaging the residents of the two towns located in the Gulf of Fos (France), at all research stages : from shaping of the scientific object and survey tool, to results interpretation and reflection on the use thereof, through data analysis, up to dissemination.
 The FOS EPSEAL project is an interdisciplinary research (sociology, anthropology, epidemiology, biostatistics) conducted by a French-US team funded by the French Agency for Food, Environment and Occupational Health and Safety (PNREST Anses, Cancer ITMO AVIESAN, 2014/1/023), based at Centre Norbert Elias (Marseille, France).

Centre Norbert Elias
EHESS - Campus Marseille
La Vieille Charité
2, rue de la Charité
13 002 Marseille
France

04 91 14 07 27