CECI n'est pas EXECUTE Centre Norbert Elias : FOS EPSEAL (2015-2017)

Les recherches en cours |

FOS EPSEAL (2015-2017)

FOS EPSEAL

 

Etude Participative en Santé Environnement Ancrée Localement (EPSEAL) sur le front industriel de deux villes du golfe de Fos (Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône)

 

2015-2017

Etude financée sur des fonds confiés à l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) par l’ITMO Cancer d’AVIESAN.

(ANSES, ITMO Cancer AVIESAN, PNREST 2014/1/023)

(lien ANSES) https://www.anses.fr/fr/system/files/ANSES-Ft-ResumesProjetsPNREST2014.pdf

 

Responsable : Barbara Allen

Membres de l’équipe :

Barbara Allen (sociologue, Sciences and Technology in Society, Virginia Tech University, Washington DC), Alison Cohen (épidémiologiste, biostatisticienne, School of Public Health, University of California, Berkeley), Yolaine Ferrier (doctorante en anthropologie à l’EHESS, Centre Norbert Elias, Marseille, chargée de l’étude), Johanna Lees (socio-anthropologue, Centre Norbert Elias, Laboratoire de Sciences Sociales Appliquées, Marseille), Valeria Siniscalchi (anthropologue, maître de conférence à l’EHESS, Centre Norbert Elias, Marseille)

 

Allen : http://www.sts.vt.edu/faculty/ballen/

Cohen : https://scholar.google.com/citations?user=4ngSFIUAAAAJ

Ferrier : http://centre-norbert-elias.ehess.fr/index.php?1651

Lees : http://centre-norbert-elias.ehess.fr/index.php?1245

Siniscalchi : http://centre-norbert-elias.ehess.fr/index.php?548

 

L’étude participative en santé environnement ancrée localement (EPSEAL) vise à décrire la santé des habitants de ces deux villes, en lien avec leur environnement fortement marqué par les activités industrielles de la zone industrialo-portuaire de Fos (à 35 km de Marseille). 

L’alliance de plusieurs disciplines (sociologie, anthropologie, épidémiologie, biostatistiques) permet de répondre aux questions des habitants sur leur santé, au moyen d’approche résolument participative — associant les habitants à tous les stades de la recherche, de la construction de l’objet scientifique et du questionnaire d’enquête, à l’interprétation des résultats et à la réflexion sur leur utilisation, en passant par l’analyse des données collectées de manière représentative auprès des habitants, et jusqu’à la valorisation et la dissémination des résultats.

 

C’est la première utilisation en France et en Europe, à notre connaissance, de cette méthode de recherche participative en santé environnement, née aux Etats-Unis. Les résultats acquis et présentés en janvier 2017 dans les deux villes et à Marseille, démontrent tout l’intérêt et la portée des alliances entre chercheurs et citoyens pour la production de connaissances locales en santé environnement qui soient légitimes, rigoureuses, pertinentes et actionnables, et au service immédiat des habitants.

L’équipe franco-américaine, basée au Centre Norbert Elias, a mené son enquête durant sept mois en 2015, touchant plus de 800 foyers dans les deux villes. En 2016, les résultats préliminaires ont fait l’objet d’une analyse et d’une interprétation participatives au sein d’ateliers collaboratifs, impliquant les habitants et des spécialistes en santé et environnement. Les résultats sont disponibles et montrent un état de santé fortement impacté par l’environnement local   lien vers le rapport de l’étude : http://fosepseal.hypotheses.org/rapport-de-letude-fos-epseal-janvier-2017. L’équipe s’attache à présent à suivre la feuille de route assignée par les participants des ateliers afin de porter la voix des habitants, diffuser largement les résultats, et voir ses conclusions peser en vue de l’amélioration de la santé et de l’environnement locaux.

L’approche utilisée pour construire ces connaissances rigoureuses en santé environnement peut être reproduite dans le temps, et/ou l’espace, et mise à profit pour orienter plus largement la prise de décision dans des contextes comparables, comme le pourtour de l’Etang de Berre ou d’autres points noirs environnementaux. Dans des contextes marqués par les controverses en santé environnementale, elle permet de répondre aux questions des habitants riverains d’installations polluantes, tout en répondant aux exigences de rigueur scientifique.  Par leur approche globale de la santé, et leur capacité à documenter des thèmes peu ou pas abordés en routine par les institutions en charge de la surveillance sanitaire, de telles études peuvent faire émerger des connaissances sanitaires nouvelles et contribuer à orienter de futures recherches.

La recherche participative en santé environnement ancrée localement permet de se rapprocher de la justice environnementale en passant par la justice épistémique, dans une conception démocratique de la science.

 

• Lien vers le carnet de recherche collaboratif de l’étude : http://fosepseal.hypotheses.org/a-propos/a-propos-de-lequipe-de-fos-epseal

• Champs du questionnaire de recherche interdisciplinaire :

http://fosepseal.hypotheses.org/documents/questionnaire

 

Lien vers la page de la Fabrique concernant le projet « Ecritures participatives en santé environnement sur le front industriel du golfe de Fos » : http://centre-norbert-elias.ehess.fr/index.php?2481


The Community-Based Participatory Environmental Health survey (CBPEH in English, EPSEAL in French) aims at producing legitimate, robust and relevant knowledge of local interactions between health and environment, by closely engaging the residents of the two towns located in the Gulf of Fos (France), at all research stages : from shaping of the scientific object and survey tool, to results interpretation and reflection on the use thereof, through data analysis, up to dissemination.The FOS EPSEAL project is an interdisciplinary research (sociology, anthropology, epidemiology, biostatistics) conducted by a French-US team funded by the French Agency for Food, Environment and Occupational Health and Safety (PNREST Anses, Cancer ITMO AVIESAN, 2014/1/023), based at Centre Norbert Elias (Marseille, France).

EHESS
CNRS
Université D'Avignon
Aix-Marseille

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PICASSO, voyages imaginaires

Conférence - Vendredi 16 février 2018 - 17:00A l’occasion de l’inauguration de l’exposition « Picasso, voyages imaginaires », Emilie Goudal,post-doctorante LabexMed/Fondation Gerda Henkel , Centre Norbert Elias – UMR 8562 donnera une conférence inaugurale intitulée « Picasso en héritage, modernité en partage ? Réception critique de Picasso en territoire imaginé ». Elle aura lieu le vendredi 16 février à 17h au Centre de la Vieille Charité – Salle le Miroir à Marseille. Cette conférence voudrait revenir, depuis les indépendances, sur la réception critique et la confrontation à l’œuvre de Picasso par des artistes souvent définis comme « extra-occidentaux », et interroger ainsi le retour d’imaginaires possiblement suscité par l’un des maîtres de l’art moderne. La conférence sera précédée d’une présentation de l’exposition par les commissaires et en présence de Xavier Rey, directeur des Musées de Marseille.Entrée libre dans la limite des places disponiblesRetrouvez toutes les informations sur notre carnet hypothèses: https://labexmed.hypotheses.org/?p=2798&preview=true(...)

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La Position du chercheur

Colloque - Mercredi 08 novembre 2017 - 09:00Le colloque est co-organisé par l’École supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée, le MuCEM et le Centre Norbert Elias. Il aura lieu les 8-9 et 10 novembre 2017Le positionnement éthique ou politique d’un chercheur se construit à travers ses méthodes de travail. En sciences humaines et sociales, ces méthodes sont autant de manières de faire au sein du discours. Elles mobilisent un ensemble de gestes et d’opérations qui concernent aussi la recherche artistique. C’est sur ces gestes partagés que nous souhaitons amener le dialogue entre recherches scientifiques et pratiques artistiques.Nous partons de la part commune de matérialité du travail de recherche – la confrontation avec les matériaux, les archives et les témoignages – pour susciter un dialogue autour des gestes de la collecte, des méthodes d’enquête, des formes d’écriture et d’exposition. Admettre que celles-ci ne traduisent pas seulement des résultats, mais constituent en soi des chantiers théoriques et artistiques, c’est ouvrir un espace d’échanges entre arts et sciences sociales.Notre démarche consiste davantage à décloisonner les discours qu’à interroger la spécificité de nos recherches respectives. L’enjeu est de penser la recherche en dehors des frontières disciplinaires afin de constituer un laboratoire de réflexivité et d’innovation offrant aux uns et aux autres la possibilité de déplacer son regard sur ses objets et ses pratiques.MERCREDI 8 NOVEMBRE 2017Centre de la Vieille Charité – Cinéma Le Miroir9h30 : mots d’ouverture, conseil scientifique.ENGAGEMENT ET DISTANTIATION : LE CHERCHEUR ET SON TERRAINModération : Boris Pétric (Centre Norbert Elias)Comment évaluer la proximité ou la distance par rapport à son sujet de travail ? L’implication du chercheur conditionne son intelligence des problèmes à étudier ou des situations à documenter. En témoignent de nombreuses réflexions sur le placement de la caméra, mais aussi sur la place des émotions dans l’énonciation historique, ou encore sur le rôle heuristique des procédés littéraires et des techniques théâtrales de distanciation. Ce dialogue entre chercheurs et artistes vise à interroger le caractère heuristiquement fécond de l’implication sensible du chercheur, ainsi que le rôle du désir dans le geste de chercher.10h00 : Philipe Bazin et Christiane Vollaire11h : Discussion11h30 : pause12h-13h : Kapwani Kiwanga 13h-15h : pause déjeunerModération : Vanessa Brito (ESADMM)15h-15h30 : présentation de la revue Sensibilités par Quentin Deluermoz (il nous faudra réserver une autre salle).16h projection de L’hypothèse du Mokélé Mbembé (1h18) et débat avec Marie Voignier.18h : pauseModération : (intervenant à confirmer)18h30-20h : projection et débat avec Jeff Silva JEUDI 9 NOVEMBRE 2017MuCEM – auditorium Germaine TillionISOLER, CADRER, CONFRONTER : ENJEUX DES GESTES DE LA COLLECTEModération : Lotte Arndt (ESAD Valence-Grenoble) et Dorothée Dussy (CNE) Comment se constitue un objet de recherche ? Tout commence, comme le rappelle Michel de Certeau, avec le geste de mettre à part. Les premiers gestes consistent à collecter, à isoler, à cadrer, à confronter des sources, à opérer des changements de focale. Ils ont une force qui leur est propre, ils fabriquent du sens. Quels effets cela produit sur nos possibilités de compréhension ? Comment un objet se transforme en document, en objet archéologique ou ethnographique ? Qu’est-ce qui se perd lors de cette transformation qui est aussi un abandon de liens et de possibles ? Un des objectifs sera de confronter les enjeux de différents gestes et pratiques de la collecte réalisées par des chercheurs et des artistes.9h30-11h30 : Mathieu Abonnenc (artiste), Romain Bertrand (historien), Benoît de l’Estoile (anthropologue).11h30 : pause12h-13h : Discussion DONNER VOIX, REPHRASER, MONTER : LA RECHERCHE DE FORMES D’ÉNONCIATIONModération : Nicolas Feodoroff (FID) et Aude Fanlo (MuCEM) (à confirmer)Comment faire parler des objets ? Comment prolonger la puissance de parole de voix isolées ou disparues ? Ces questions animent de nombreuses démarches artistiques. Elles sont aussi au cœur de l’anthropologie visuelle ou de la réflexion que certains historiens portent sur l’écriture de l’histoire, l’usage et le traitement de l’archive. Que l’on construise un récit littéraire, cinématographique ou historique, ces questionnements entraînent de nouveaux usages de la citation et de la paraphrase, du découpage et du montage, de la voix off et de la figure du narrateur. Ils produisent des formes d’énonciation plurielle qui donnent à l’objet de la recherche la possibilité de se constituer comme sujet et d’évaluer lui-même son propre statut. 14h30-17h : Patrick Boucheron (historien), Arlette Farge (historienne), Natacha Nisic (artiste), Caterina Pasqualino (anthropologue).17h : pause17h30-18h30 : DiscussionVENDREDI 10 NOVEMBRE 2017MuCEM auditorium Germaine Tillion TROUER LE RÉCIT CONTINU : ESPACES BLANCS, HISTOIRES POTENTIELLES ET CONTREFACTUELLESModération : Vanessa Brito (ESADMM)et Anna Dezeuze (ESADMM) Une manière de refuser le caractère nécessaire de l’état des choses est, pour les historiens, d’imaginer à partir de ce qui s’est amorcé mais non développé dans l’histoire, ce qu’aurait pu être le futur de ces passés inaboutis. Il est possible d’écrire une autre histoire à partir des avenirs non advenus – une histoire fictive, contrefactuelle, mais offrant des ressources à l’action, en dehors de l’évidence du présent. Ces expériences d’écriture en histoire, pratiquées parfois en anthropologie, peuvent alors rencontrer des expériences artistiques de mise en récit. Ce qui nous permettra d’interroger les usages artistiques du document et de l’archive, le statut de la fiction et les régimes de véridicité.9h30-11h45 : Quentin Deluermoz et Pierre Singaravélou (historiens), Vincent Meessen (artiste), Uriel Orlow (artiste).11h45 : pause12h15-13h : DiscussionL’EXPOSITION COMME FORME D’ÉCRITUREModération : Sylvie Collier (UAM) et Jean-Roch Bouiller (MuCEM)Exposer est une opération commune à l’artiste et au chercheur en sciences humaines et sociales. On expose des images, mais aussi une pensée et des arguments. Qu’il soit visuel ou textuel, le montage construit du sens, tisse des récits et propose une narration. Aujourd’hui, philosophes et historiens de l’art cherchent des points de convergence entre la forme-livre et la forme-exposition. Des anthropologues, sociologues et historiens co-construisent des expositions dans des musées de société. Le commissariat de recherche pose clairement la question de l’engagement de l’art par rapport à la connaissance et nous rend à l’évidence que laproduction du savoir est indissociable de ses formes de monstration et d’exposition. Une réflexion commune sur les enjeux de cette forme de narration ouvre encore un espace de dialogues entre nos recherches respectives.14h30-17h00 : Nadine Gomez (directrice du Musée Gassendi et du « Cairn »), Yann-Philippe Tastevin (anthropologue),  (artiste), Philippe Artières (historien).17h : pause17h30-18h30 : Discussion et clôture.(...)

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Séminaire Economie et Histoire

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 19 octobre 2017 - 15:00L’historie et l’économie s’intéressent actuellement à l’ensemble des phénomènes sociaux. Leurs approches mobilisent à la fois des questionnements et des méthodes différentes. Le but de ce séminaire sera d’enrichir l’étude de ces objets partagés en confrontant approches et méthodes à partir de quelques dossiers thématiques. Ces dossiers comptent se focaliser, entre autres, sur la mobilité sociale et intergénérationnelle, le rôle du mariage, et l’impact de l’urbanisation sur des différents phénomènes sociaux.Le séminaire aura lieu un jeudi par mois, en alternance entre le Centre Norbert Elias et l’AMSE.Organisateurs : Jean Boutier, Cecilia Garcia-Peñalosa, Alain Trannoy, Arundhati Virmani.Séance du 19 octobre 2017Alain Trannoy - Questions de mobilité intergénérationnelle: Les élites françaises  Discutant : Jean Boutier> Voir le détail de la programmation à venir sur l'affiche(...)

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