CECI n'est pas EXECUTE Centre Norbert Elias : Une autre façon de raconter : 23-24 mars et 20-21 avril 2017

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Une autre façon de raconter : 23-24 mars et 20-21 avril 2017

Workshop III

Une autre façon de raconter : 23-24 mars et 20-21 avril 2017

Frédéric Joulian, Pierre-Olivier Dittmar (EHESS)

EHESS-MUCEM

 les jeudi et vendredi 23 et 24 mars et 20 et 21 avril 2017

au MUCEM l’I2MP, Fort St Jean


Une Autre façon de Raconter III

Avec le soutien de la Fabrique du Centre Norbert Elias, de l’EHESS et du MUCEM

Renseignements : Laure Ginod Frédéric Joulian

 

Ce séminaire-workshop s’appuie d’abord sur diverses expériences graphiques et photographiques tentées depuis plusieurs années à la revue Techniques&culture et à nos envies et besoins d’explorer diverses collaborations entre chercheurs, dessinateurs, photographes et publics.
Ce workshop sert également de mini-plateforme pour échanger différents savoirs et expériences et lancer un nouveau projet éditorial : « Anthropo-Graphiques » mené en partenariat avec le Centre Norbert Elias (« La Fabrique ») et plusieurs partenaires français et japonais ; l’idée étant de croiser au mieux différentes traditions graphiques et narratives et de diffuser le plus largement possible les travaux des SHS. http://www.mucem.org/fr/programmation/une-autre-facon-de-raconter

 


Des images, des mots, des actes. Le chercheur qu’il soit historien, ethnologue ou naturaliste capture des fragments de réel qu’il cadre, trie, organise en fonction d’idées et d’hypothèses. Il suit, cahin-caha, un ordre, une logique qui génère des formes de récits adaptées au régime scientifique et à ses lecteurs mais pas forcément aux récits populaires dont le public a généralement l’usage. De fait, la restitution – même juste, même intense – des relations des hommes aux non-humains ou à leurs semblables ou est une source infinie de malentendus tant dans le domaine scientifique que journalistique ou public. Une telle complication nécessite de s’arrêter quelque temps au bord du chemin et de prendre le temps de l’analyse afin de réinvestir les modes d’acquisition des données et de narrations ; de penser également de nouvelles formes en phase avec les impératifs de scientificité et les contraintes de réception des personnes et objets impliqués.

Au fil des journées qui prolongeront la réflexion entamée dans le séminaire de 2013-2014 et 2015 nous interrogeons différentes formes de narration scientifique en nous focalisant sur l’usage des images dans l’analyse des interactions sociales mais également des objets et des techniques en collaboration avec nos collègues du MUCEM. Nous appuyant sur l’expérience menée depuis quelques années à la revue Techniques&culture nous nous essayons à différents exercices de style et à différentes façons d’objectiver le terrain, dès lors que l’on vise à être entendu d’un public étendu. Nous explorons différentes formes d’écritures à travers différentes expressions, muséales, fictionnelles, cinématographiques, dessinées, théâtrales ou web avec pour but de réinvestir des formes (papier ou électronique) qui échappent pour grande part aux sciences humaines au profit de productions individuelles amateurs ou commerciales généralistes.

Nous faisons ici le pari tout à la fois simple et compliqué que les scientifiques ne doivent pas seulement être des producteurs et pourvoyeurs de connaissances mais qu’ils doivent également maîtriser les nouvelles formes d’expressions dans lesquelles nous vivons -imagées et numériques- notamment. Par-delà la question de l’imagination artistique ou scientifique, nous tentons de questionner la nature des matériaux (cursifs et discursifs notamment) et les formes et objectivations les plus adéquates pour leur rendre justice.

Cette année, de concert avec les photographes, les graphistes, et plus généralement les spécialistes de l’écriture dessinée, nous déclinons les apports de ces domaines aux travaux en sciences sociales. Nous abordons plus particulièrement la question de l’écriture des SHS en bande dessinée en explorant les différentes entreprises menées tant en France, qu’en Belgique, au Japon ou au Canada. Les objectifs de ce séminaire de recherche visent autant à délinéer certains mécanismes d’intellection du social par la graphie que d’articuler cette dernière à l’écriture textuelle courante, et donc à imaginer, de façon pratique, de nouvelles éditorialisations et intermédialités plus riches pour les sciences humaines et leurs usagers.
 

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