CECI n'est pas EXECUTE Centre Norbert Elias : Stephan Almer : « La débrouille au quotidien. Comment l’absence des bons « papiers » influence la vie » : 19 décembre 2016

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Stephan Almer : « La débrouille au quotidien. Comment l’absence des bons « papiers » influence la vie » : 19 décembre 2016

Avis de soutenance de thèse de doctorat

Lieu de soutenance : EHESS, Centre de la Vieille Charité, 2 rue de la Charité 13002 Marseille Lundi 19 décembre 2016, 14h, salle de réunion (3e étage)

Candidat : Stefan Almer (EHESS, CNE)

Titre de la thèse :

La débrouille au quotidien. Comment l’absence des bons « papiers » influence la vie.

 

Jury :

·       M. Ali Bensaad, AMU

·       M. Jean-Louis Fabiani (directeur de thèse), EHESS

·       M. Jean-Christophe Marcel, Université de Bourgogne

·       M. Bruno Péquignot, Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle

·       M. Boris Pétric, CNRS

 

Résumé :

Du fait que les frontières sont devenues multiformes, se déplacer spatialement devient, tout au long du processus de la migration de plus en plus difficile, risquée et couteuse. En l’occurrence, l’installation s’est considérablement compliquée notamment à travers les statuts : d’un côté, il y a des nationaux de longue date et de l’autre côté il y a des personnes sans papiers. Désormais, les frontières se « taillent sur mesure » et il ne suffit plus d’arriver dans un pays pour y « être ».

En conséquence, les personnes sans papiers sont obligées pour réussir à s’installer de s’arranger avec une vie sans titre de séjour, entravée et rythmée par l’administration. Une vie qui est de fil en aiguille envahie dans sa totalité par les « papiers ».  Elles doivent mener leur existence dans un espace urbain public toujours plus sécurisé où les « espaces à élasticité angoissante », des espaces dangereux qu’elles sont obligées de fréquenter, prolifèrent jusque dans la sphère privée. En conséquence, pour s’installer elles créent des « espaces de bavardage » où circulent des informations, où s’inventent des manières d’être, des savoir-faire originaux. C’est ainsi qu’elles parviennent aussi, en s’inscrivant dans une « mondialisation par le ras du sol » et en créant une « protection sociale informelle », nécessaire pour vivre sans accès à une protection sociale parmi les protégés, à accéder à une mobilité spatiale et à se connecter au processus de la mondialisation. Toutefois, la vie en tant que personnes sans papiers laisse des traces et a des impacts sur leur état de santé, d’esprit, leurs projets d’avenir, et sur leur manière de voir le monde.

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