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Pascal Cesaro

Coordonnées professionnelles

Pascal Cesaro

 

Maître de conférences en études cinématographiques et audiovisuelles  - responsable du master professionnel "Métiers du film documentaire" - Faculté des arts, langues, lettres, sciences humaines - Aix-Marseille Université - Schuman29, 29 Avenue R. Schuman, 13621 Aix-en-Provence

Chercheur au laboratoire d'études en science des arts - EA 3274



Pascal Cesaro enseigne à l’université d’Aix-Marseille où il est responsable du master professionnel « Métiers du film documentaire ». Il enseigne la théorie et la pratique de la réalisation documentaire.
Chercheur au Laboratoire d’études en sciences des arts (LESA, EA 3274, Aix-Marseille université), il a soutenu en 2008 une thèse intitulée « Le documentaire comme mode de production d’une connaissance partagée ».
Ses recherches sont centrées autour de deux axes, le premier questionne les processus de création artistique collaboratif, pour cela il a rejoint deux projets de recherche-création européen organisés par Lieux Fictifs où l’image d’archive est convoquée pour produire une nouvelle écriture cinématographique dans des différents milieux fermés auprès de populations empêchées. C’est dans ce cadre qu’il a participé au développement d’un ouvrage méthodologique publié en 2016 intitulé « Mémoires   vivantes. Cinéma, arts visuels, spectacle vivant » .
Le deuxième axe interroge l’usage du film comme outil de recherche en sciences humaines et sociales. Il vise à concevoir, développer, analyser et interpréter une démarche de réalisation documentaire dans laquelle le processus de création cinématographique est utilisé comme un système de co-construction d’une connaissance entre filmeur et filmé. L’objectif de cette stratégie filmique est de constituer un savoir complexe vis à vis du spectateur, où les acteurs filmés, réfléchissent eux-mêmes sur leur propre savoir et se réapproprient l’énonciation de leur expérience.
Il réalise depuis plusieurs années des films de recherche sur les manières de filmer le travail notamment dans l’univers de la santé et plus particulièrement dans le domaine des soins palliatifs. Il a effectué sur ce sujet une série de films avec l’équipe d’un centre de soins palliatifs « La Maison de Gardanne » dans les Bouches du Rhône où il explore les modalités particulières d’un prendre soins qui avec les conséquences des progrès de la médecine, continue de défendre que l’absence de guérison n'autorise la médecine ni à un acharnement thérapeutique ni à un abandon du curatif.
Son dernier film de recherche « De la fiction, faire science. Un pas de côté pour un sociologue de terrain » réalisé en collaboration avec Pierre Fournier, sociologue du travail, présente la vie de travailleurs d’un centre nucléaire en Provence. En montrant des extraits de ce feuilleton datant des années 1960 à des personnes vivant aujourd’hui près du même centre, le film questionne ce que veut dire « venir travailler dans cette industrie ».

 

Site : http://blog.univ-provence.fr/wordpress/les-metiers-du-film-documentaire/

 

Publications


Ouvrage collectifs

  • 2016, Mémoires Vivantes – Cinéma – Arts Visuels – Spectacle Vivant, Valencia, Erasmus+, Lieux Ficitfs, Grácas Litolema,  135 p. 

Chapitres d’ouvrages

  • 2016, « Méthodologie de la création à base d’archives dans un dialogue entre arts, prison et société », dans Mémoires Vivantes – Cinéma – Arts Visuels – Spectacle Vivant, Valencia, Grácas Litolema, pp 39-43
  • 2010, « Le film de recherche en sciences humaines et sociales. Entre activité de recherche et subjectivité documentaire » ; in Corine Eyraud et Guy Lambert  Filmer le travail. Films et travail. », Publications de l’Université de Provence, pp. 113-118
  • 2008, « Le paradigme de la transparence pris comme exemple d’un retournement du dispositif télévisé par l’image documentaire », in Michel Guerin, La transparence comme paradigme, Publications de l'Université de Provence, pp. 240-250
  • 2007, « Le geste documentaire : accueillir le réel ou provoquer l’évènement ? », in Jean Luc Lioult, Des mouvants indices du monde Documentaire, traces, aléas, Publications de l'Université de Provence, pp. 113-127
  • 2006, « Le documentaire au risque du scénario : Impossibilité du scénario, Nécessité du documentaire », in René Monnier et Anne Roche, Territoires du scénario, Presses de l'Université de Bourgogne, pp. 73-83

Articles

  • 2015, vec Pierre Fournier, « De la fiction faire science : Mobiliser un feuilleton télévisé des années 1960 pour parler autrement du travail dans le nucléaire, Revue Images du travail Travail des images - n°1. Publié en ligne le 15 décembre 2015.
  • 2012, « Éléments de méthode pour la réalisation d'un film de recherche : Comprendre et transmettre une connaissance sur la perception du temps » ; Journal des anthropologues pp. 261-280  

Colloques

  • 2015, “Filmer les Atomistes dans les années 1960 : opération de propagande ou communication moderne ?” , avec Pierre Fournier, Montrer le travail et les groupes professionnels, Colloque UNIL, Lausanne, septembre.
  • 2014, avec Aurora Vernazzani, « Chercher à regarder. Une vidéo performance de Michele Sambin entre passé et présent, entre structure et émotion », Aix en Provence, septembre.
  • 2014, avec Baudouin Koenig et Fulvia Alberti, « Films irakiens en quête d’écrans », Colloque MENA, Université Sorbonne nouvelle, Paris, mai.
  • 2014,  « Filmer l’intime dans le champ de la santé: le cinéaste-chercheur et la transaction des savoirs », Actes du Colloque « Regards croisés sur l’enfance et la famille”, mars, Aix en Provence.
  • 2013, « L'auto-confrontation filmique et la co-élaboration des connaissances » , Actes du Colloque  « Images du travail, Travail des images »,  Poitiers, février.
  • 2009, « Jean Rouch : De la « mise en scène » à « la mise en jeu »; Colloque International « Le projet Jean Rouch. Vers une connaissance hors texte», Bibliothèque nationale de France, Paris, novembre.
  • 2006, « Présentation d’une stratégie de réalisation documentaire », 5e Congrès de L’AFECCAV « Penser la création audiovisuelle », Aix-en-Provence, septembre.
  • 2006, « Description de la circulation de type dialogique dans le dispositif filmique »; Colloque International « Du cinéma ethnographique à l’anthropologie audiovisuelle ; Nouvelles technologies, nouveaux terrains ? », Comité du film ethnographique, Paris, mars.
  • 2002, « L’avènement du numérique, une révolution audiovisuelle au singulier ? », 10° Conférence internationale "Visible Evidence", Marseille, décembre.

Filmographie

  • 2016 « A la recherche des atomistes », CNRS, AMU, 90 mn
  • 2010-2013 « Images en mémoires / Images en miroir », co-réalisation de courts-métrages pour l’exposition dirigé par Lieux Fictifs, Marseille Capitale culturelle 2013
  • 2007 « Une journée dans la vie de Georges », La Maison, AMU, 26 mn
  • 2005 « Le jour d’avant. Chronique d’une unité de soins palliatifs », 13 Prod - France 3,  52 mn
  • 2003 « Fragment n°2 et n°3, Instants de vie », U.P - La Maison, 62 mn et 75 mn
  • 2002 « Fragment n°1, l’annonciation à la Maison », U.P, La Maison, 75 mn
  • 2000 « Plat contre plat : la Méthode M3A», CNRS, U.P, 13 mn
  • 1998 « La violence en Débat », ADEJ, Les Films du soleil, 26 mn
     
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La Position du chercheur

Colloque - Mercredi 08 novembre 2017 - 09:00Le colloque est co-organisé par l’École supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée, le MuCEM et le Centre Norbert Elias. Il aura lieu les 8-9 et 10 novembre 2017Le positionnement éthique ou politique d’un chercheur se construit à travers ses méthodes de travail. En sciences humaines et sociales, ces méthodes sont autant de manières de faire au sein du discours. Elles mobilisent un ensemble de gestes et d’opérations qui concernent aussi la recherche artistique. C’est sur ces gestes partagés que nous souhaitons amener le dialogue entre recherches scientifiques et pratiques artistiques.Nous partons de la part commune de matérialité du travail de recherche – la confrontation avec les matériaux, les archives et les témoignages – pour susciter un dialogue autour des gestes de la collecte, des méthodes d’enquête, des formes d’écriture et d’exposition. Admettre que celles-ci ne traduisent pas seulement des résultats, mais constituent en soi des chantiers théoriques et artistiques, c’est ouvrir un espace d’échanges entre arts et sciences sociales.Notre démarche consiste davantage à décloisonner les discours qu’à interroger la spécificité de nos recherches respectives. L’enjeu est de penser la recherche en dehors des frontières disciplinaires afin de constituer un laboratoire de réflexivité et d’innovation offrant aux uns et aux autres la possibilité de déplacer son regard sur ses objets et ses pratiques.MERCREDI 8 NOVEMBRE 2017Centre de la Vieille Charité – Cinéma Le Miroir9h30 : mots d’ouverture, conseil scientifique.ENGAGEMENT ET DISTANTIATION : LE CHERCHEUR ET SON TERRAINModération : Boris Pétric (Centre Norbert Elias)Comment évaluer la proximité ou la distance par rapport à son sujet de travail ? L’implication du chercheur conditionne son intelligence des problèmes à étudier ou des situations à documenter. En témoignent de nombreuses réflexions sur le placement de la caméra, mais aussi sur la place des émotions dans l’énonciation historique, ou encore sur le rôle heuristique des procédés littéraires et des techniques théâtrales de distanciation. Ce dialogue entre chercheurs et artistes vise à interroger le caractère heuristiquement fécond de l’implication sensible du chercheur, ainsi que le rôle du désir dans le geste de chercher.10h00 : Philipe Bazin et Christiane Vollaire11h : Discussion11h30 : pause12h-13h : Kapwani Kiwanga 13h-15h : pause déjeunerModération : Vanessa Brito (ESADMM)15h-15h30 : présentation de la revue Sensibilités par Quentin Deluermoz (il nous faudra réserver une autre salle).16h projection de L’hypothèse du Mokélé Mbembé (1h18) et débat avec Marie Voignier.18h : pauseModération : (intervenant à confirmer)18h30-20h : projection et débat avec Jeff Silva JEUDI 9 NOVEMBRE 2017MuCEM – auditorium Germaine TillionISOLER, CADRER, CONFRONTER : ENJEUX DES GESTES DE LA COLLECTEModération : Lotte Arndt (ESAD Valence-Grenoble) et Dorothée Dussy (CNE) Comment se constitue un objet de recherche ? Tout commence, comme le rappelle Michel de Certeau, avec le geste de mettre à part. Les premiers gestes consistent à collecter, à isoler, à cadrer, à confronter des sources, à opérer des changements de focale. Ils ont une force qui leur est propre, ils fabriquent du sens. Quels effets cela produit sur nos possibilités de compréhension ? Comment un objet se transforme en document, en objet archéologique ou ethnographique ? Qu’est-ce qui se perd lors de cette transformation qui est aussi un abandon de liens et de possibles ? Un des objectifs sera de confronter les enjeux de différents gestes et pratiques de la collecte réalisées par des chercheurs et des artistes.9h30-11h30 : Mathieu Abonnenc (artiste), Romain Bertrand (historien), Benoît de l’Estoile (anthropologue).11h30 : pause12h-13h : Discussion DONNER VOIX, REPHRASER, MONTER : LA RECHERCHE DE FORMES D’ÉNONCIATIONModération : Nicolas Feodoroff (FID) et Aude Fanlo (MuCEM) (à confirmer)Comment faire parler des objets ? Comment prolonger la puissance de parole de voix isolées ou disparues ? Ces questions animent de nombreuses démarches artistiques. Elles sont aussi au cœur de l’anthropologie visuelle ou de la réflexion que certains historiens portent sur l’écriture de l’histoire, l’usage et le traitement de l’archive. Que l’on construise un récit littéraire, cinématographique ou historique, ces questionnements entraînent de nouveaux usages de la citation et de la paraphrase, du découpage et du montage, de la voix off et de la figure du narrateur. Ils produisent des formes d’énonciation plurielle qui donnent à l’objet de la recherche la possibilité de se constituer comme sujet et d’évaluer lui-même son propre statut. 14h30-17h : Patrick Boucheron (historien), Arlette Farge (historienne), Natacha Nisic (artiste), Caterina Pasqualino (anthropologue).17h : pause17h30-18h30 : DiscussionVENDREDI 10 NOVEMBRE 2017MuCEM auditorium Germaine Tillion TROUER LE RÉCIT CONTINU : ESPACES BLANCS, HISTOIRES POTENTIELLES ET CONTREFACTUELLESModération : Vanessa Brito (ESADMM)et Anna Dezeuze (ESADMM) Une manière de refuser le caractère nécessaire de l’état des choses est, pour les historiens, d’imaginer à partir de ce qui s’est amorcé mais non développé dans l’histoire, ce qu’aurait pu être le futur de ces passés inaboutis. Il est possible d’écrire une autre histoire à partir des avenirs non advenus – une histoire fictive, contrefactuelle, mais offrant des ressources à l’action, en dehors de l’évidence du présent. Ces expériences d’écriture en histoire, pratiquées parfois en anthropologie, peuvent alors rencontrer des expériences artistiques de mise en récit. Ce qui nous permettra d’interroger les usages artistiques du document et de l’archive, le statut de la fiction et les régimes de véridicité.9h30-11h45 : Quentin Deluermoz et Pierre Singaravélou (historiens), Vincent Meessen (artiste), Uriel Orlow (artiste).11h45 : pause12h15-13h : DiscussionL’EXPOSITION COMME FORME D’ÉCRITUREModération : Sylvie Collier (UAM) et Jean-Roch Bouiller (MuCEM)Exposer est une opération commune à l’artiste et au chercheur en sciences humaines et sociales. On expose des images, mais aussi une pensée et des arguments. Qu’il soit visuel ou textuel, le montage construit du sens, tisse des récits et propose une narration. Aujourd’hui, philosophes et historiens de l’art cherchent des points de convergence entre la forme-livre et la forme-exposition. Des anthropologues, sociologues et historiens co-construisent des expositions dans des musées de société. Le commissariat de recherche pose clairement la question de l’engagement de l’art par rapport à la connaissance et nous rend à l’évidence que laproduction du savoir est indissociable de ses formes de monstration et d’exposition. Une réflexion commune sur les enjeux de cette forme de narration ouvre encore un espace de dialogues entre nos recherches respectives.14h30-17h00 : Nadine Gomez (directrice du Musée Gassendi et du « Cairn »), Yann-Philippe Tastevin (anthropologue),  (artiste), Philippe Artières (historien).17h : pause17h30-18h30 : Discussion et clôture.

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Séminaire Economie et Histoire

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 19 octobre 2017 - 15:00L’historie et l’économie s’intéressent actuellement à l’ensemble des phénomènes sociaux. Leurs approches mobilisent à la fois des questionnements et des méthodes différentes. Le but de ce séminaire sera d’enrichir l’étude de ces objets partagés en confrontant approches et méthodes à partir de quelques dossiers thématiques. Ces dossiers comptent se focaliser, entre autres, sur la mobilité sociale et intergénérationnelle, le rôle du mariage, et l’impact de l’urbanisation sur des différents phénomènes sociaux.Le séminaire aura lieu un jeudi par mois, en alternance entre le Centre Norbert Elias et l’AMSE.Organisateurs : Jean Boutier, Cecilia Garcia-Peñalosa, Alain Trannoy, Arundhati Virmani.Séance du 19 octobre 2017Alain Trannoy - Questions de mobilité intergénérationnelle: Les élites françaises  Discutant : Jean Boutier> Voir le détail de la programmation à venir sur l'affiche

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Rencontres musico-doctorales de Paris à Marseille

Rencontre - Jeudi 22 juin 2017 - 10:00Ces journées, organisées par le Centre Norbert Elias et le Centre Georg Simmel avec le soutien de l'EHESS, se donnent pour objectif de mettre en lumière des travaux de doctorant.e.s travaillant sur la musique.Vous trouverez dans le programme de ces rencontres des communications sur les thèmes de la programmation des musiques du monde, de l'apprentissage de la techno, du music-hall, mais bien d'autres encore. 

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Plus d'actualités

École des hautes études en sciences sociales

Centre de la Vieille Charité
2, rue de la Charité
13002 Marseille

tél. : 04 91 14 07 27