Les membres | les post-doctorants et chercheurs contractuels

Laura Coppens

Coordonnées professionnelles

Laura Coppens

 

Post-doctorante à compter du 1er février 2017

Institute d’anthropologie sociale de l’Université de Bern en Suisse
 

Titre du projet de recherche :

L’économie de l’espoir. Expériences d’autogestion et la politique affective de l’économie des travailleur-se-s dans la France contemporaine.

 

Titre du projet de recherche en anglais avec résumé :

The Workers’ Economy of Hope: Autogestion and Affective Politics in Contemporary France

The ongoing global financial crisis has led to radical forms of protest and new labor struggles all over the world. This research project investigates the social practices and affective politics of autogestion, or workers’ control, in contemporary France. Investigating the potential for reconstituting work and recomposing life through autogestion constitutes an urgent matter in the context of EU’s austerity policy and debt crisis. At the core of my research are recuperated companies that are based on a collective and social form of ownership and council forms of democracy, striving for economic alternatives beyond capitalism. Does autogestion and alternative cooperativism constitutes a viable solution, not only to increasing unemployment and poverty but also to the exploitation of capitalist production? By understanding workers’ choices and practices in a precarious situation, this project will explore which economic and socio-political possibilities, as well as hopeful strategies, are available and viable in a new era where work and labor are becoming increasingly scarce. My research is designed around two questions: First, I will investigate how autogestion is practiced and experienced in workers’ controlled companies in France today. Second, I am studying which hopes for the future and visions for change in regards to an alternative economy come into being in the workers’ control movement. The analysis of both the individual experiences of the workers and the political practices and visions of the movement is crucial to understand the contemporary and future challenges of a social and solidarity economy in Europe.

For answering my research questions, I will deploy ethnographic filmmaking as my primary method. My project is thus conceived of as a practice-based research that integrates conventional empirical research with observational cinema. My project will be an important contribution to academic debates on alternative economies, adding new insights to the established fields of political and economic anthropology. More specifically, by bringing together hope and the economy in one analytical approach, I seek to make a critical contribution to the field of the anthropology of morality. Also, this research project will give insight into the composition and rationale behind the European workers’ control movement, their goals, and ideas for the creation of a new workers’ economy as well as their utopian visions and desires. It also adds new insights to the field of audiovisual anthropology, expanding anthropological scholarship on observational cinema by proposing new ways of presenting human experiences and affects. My research will produce the first ethnographic film on recuperated companies and workers’ self-management in Europe. Finally, this study is meant to recapture a sense of optimism to social theory and progressive leftist politics.

 

Le(s) domaine(s) de recherche:

  • l’anthropologie audiovisuelle
  • l’anthropologie féministe et queer, genre et sexualité
  • l’economie alternative et autogestion
  • l’anthropologie de nouveaux mouvements sociaux
  • l’anthropologie politique et morale

Les projets de recherche terminés:

Doctorat:
Thèse de Doctorat en anthropologie sociale Université Zurich, soutenue le 29 septembre 2014
Titre: Film Activism in Contemporary Indonesia: Queer autoethnography, film festival politics, and the subversion of heteronormativity

Mention la plus grande distinction (summa cum laude)

Publications

Ouvrages Collectifs

  • 2011, Asian Hot Shots: Sinema Indonesia. avec Yvonne Michalik. Yogyakarta: Penerbit Bentang (Indonesian translation).
  • 2009.Asian Hot Shots: Sinema Indonesia. avec Yvonne Michalik. Marburg: Schüren Verlag.

Articles dans des revues scientifiques à comité de lecture

  •  2013. « The Question of Authorship in the Collaborative Film Project Anak-Anak Srikandi (Children of Srikandi)»Tsantsa18 (Fokus: Medienanthropologie heute: sehen, hören, verstehen?), pp. 99-103.
  • 2012, « Stories from the Margins: Collaborative Filmmaking and Auto-Ethnography as Tools for LGBT Activism in Indonesia »Journal des Anthropologues,130-131, pp.131-158.

Chapitres d’ouvrages collectifs

  • 2013, « Zur Konzeption des kollaborativen Dokumentarfilms Anak-Anak Srikandi (Children of Srikandi) »in Edmund Ballhaus (ed.) Konzepte des Dokumentarfilms: Schulen und Positionen, Berlin: Reimers Verlag.
  • 2011, « Eine andere Art der Migration. Der Paradigmenwechsel in der Repräsentation von Chinese Indonesians am Beispiel des Spielfilms Blind Pig Who Wants to Fly »in Dennerlein, Bettina & Frietsch, Elke(eds.)Identitäten in Bewegung: Migration im Film, Bielefeld: transcript, pp. 263-294.
  • 2011, « Migrasi yang Berbeda »in Michalik, Yvonne & Coppens, Laura (eds.), Asian Hot Shots: Sinema Indonesia, Yogyakarta: Penerbit Bentang, pp. 421-461.

Films

2017, Trash for Health, documentaire, 7 min.

2012, Anak-Anak Srikandi (Children of Srikandi), coumentair, 73min.

Bande-annonce: https://youtu.be/hRtrFnMR2c8

Reviews

  •  2015, « Experimental Film and Anthropology » Arnd Schneider & Catarina Pasqualino (eds.). Ethnoscripts, 17(1).

Traductions

2011, « Rey Chow: Film und kulturelle Identität »avec Justyna Jaguscik. In Dennerlein, Bettina & Frietsch, Elke(eds.),Identitäten in Bewegung: Migration im Film, Bielefeld: transcript, pp. 19-34.


 

EHESS
CNRS
Université D'Avignon
Aix-Marseille

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PICASSO, voyages imaginaires

Conférence - Vendredi 16 février 2018 - 17:00A l’occasion de l’inauguration de l’exposition « Picasso, voyages imaginaires », Emilie Goudal,post-doctorante LabexMed/Fondation Gerda Henkel , Centre Norbert Elias – UMR 8562 donnera une conférence inaugurale intitulée « Picasso en héritage, modernité en partage ? Réception critique de Picasso en territoire imaginé ». Elle aura lieu le vendredi 16 février à 17h au Centre de la Vieille Charité – Salle le Miroir à Marseille. Cette conférence voudrait revenir, depuis les indépendances, sur la réception critique et la confrontation à l’œuvre de Picasso par des artistes souvent définis comme « extra-occidentaux », et interroger ainsi le retour d’imaginaires possiblement suscité par l’un des maîtres de l’art moderne. La conférence sera précédée d’une présentation de l’exposition par les commissaires et en présence de Xavier Rey, directeur des Musées de Marseille.Entrée libre dans la limite des places disponiblesRetrouvez toutes les informations sur notre carnet hypothèses: https://labexmed.hypotheses.org/?p=2798&preview=true

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La Position du chercheur

Colloque - Mercredi 08 novembre 2017 - 09:00Le colloque est co-organisé par l’École supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée, le MuCEM et le Centre Norbert Elias. Il aura lieu les 8-9 et 10 novembre 2017Le positionnement éthique ou politique d’un chercheur se construit à travers ses méthodes de travail. En sciences humaines et sociales, ces méthodes sont autant de manières de faire au sein du discours. Elles mobilisent un ensemble de gestes et d’opérations qui concernent aussi la recherche artistique. C’est sur ces gestes partagés que nous souhaitons amener le dialogue entre recherches scientifiques et pratiques artistiques.Nous partons de la part commune de matérialité du travail de recherche – la confrontation avec les matériaux, les archives et les témoignages – pour susciter un dialogue autour des gestes de la collecte, des méthodes d’enquête, des formes d’écriture et d’exposition. Admettre que celles-ci ne traduisent pas seulement des résultats, mais constituent en soi des chantiers théoriques et artistiques, c’est ouvrir un espace d’échanges entre arts et sciences sociales.Notre démarche consiste davantage à décloisonner les discours qu’à interroger la spécificité de nos recherches respectives. L’enjeu est de penser la recherche en dehors des frontières disciplinaires afin de constituer un laboratoire de réflexivité et d’innovation offrant aux uns et aux autres la possibilité de déplacer son regard sur ses objets et ses pratiques.MERCREDI 8 NOVEMBRE 2017Centre de la Vieille Charité – Cinéma Le Miroir9h30 : mots d’ouverture, conseil scientifique.ENGAGEMENT ET DISTANTIATION : LE CHERCHEUR ET SON TERRAINModération : Boris Pétric (Centre Norbert Elias)Comment évaluer la proximité ou la distance par rapport à son sujet de travail ? L’implication du chercheur conditionne son intelligence des problèmes à étudier ou des situations à documenter. En témoignent de nombreuses réflexions sur le placement de la caméra, mais aussi sur la place des émotions dans l’énonciation historique, ou encore sur le rôle heuristique des procédés littéraires et des techniques théâtrales de distanciation. Ce dialogue entre chercheurs et artistes vise à interroger le caractère heuristiquement fécond de l’implication sensible du chercheur, ainsi que le rôle du désir dans le geste de chercher.10h00 : Philipe Bazin et Christiane Vollaire11h : Discussion11h30 : pause12h-13h : Kapwani Kiwanga 13h-15h : pause déjeunerModération : Vanessa Brito (ESADMM)15h-15h30 : présentation de la revue Sensibilités par Quentin Deluermoz (il nous faudra réserver une autre salle).16h projection de L’hypothèse du Mokélé Mbembé (1h18) et débat avec Marie Voignier.18h : pauseModération : (intervenant à confirmer)18h30-20h : projection et débat avec Jeff Silva JEUDI 9 NOVEMBRE 2017MuCEM – auditorium Germaine TillionISOLER, CADRER, CONFRONTER : ENJEUX DES GESTES DE LA COLLECTEModération : Lotte Arndt (ESAD Valence-Grenoble) et Dorothée Dussy (CNE) Comment se constitue un objet de recherche ? Tout commence, comme le rappelle Michel de Certeau, avec le geste de mettre à part. Les premiers gestes consistent à collecter, à isoler, à cadrer, à confronter des sources, à opérer des changements de focale. Ils ont une force qui leur est propre, ils fabriquent du sens. Quels effets cela produit sur nos possibilités de compréhension ? Comment un objet se transforme en document, en objet archéologique ou ethnographique ? Qu’est-ce qui se perd lors de cette transformation qui est aussi un abandon de liens et de possibles ? Un des objectifs sera de confronter les enjeux de différents gestes et pratiques de la collecte réalisées par des chercheurs et des artistes.9h30-11h30 : Mathieu Abonnenc (artiste), Romain Bertrand (historien), Benoît de l’Estoile (anthropologue).11h30 : pause12h-13h : Discussion DONNER VOIX, REPHRASER, MONTER : LA RECHERCHE DE FORMES D’ÉNONCIATIONModération : Nicolas Feodoroff (FID) et Aude Fanlo (MuCEM) (à confirmer)Comment faire parler des objets ? Comment prolonger la puissance de parole de voix isolées ou disparues ? Ces questions animent de nombreuses démarches artistiques. Elles sont aussi au cœur de l’anthropologie visuelle ou de la réflexion que certains historiens portent sur l’écriture de l’histoire, l’usage et le traitement de l’archive. Que l’on construise un récit littéraire, cinématographique ou historique, ces questionnements entraînent de nouveaux usages de la citation et de la paraphrase, du découpage et du montage, de la voix off et de la figure du narrateur. Ils produisent des formes d’énonciation plurielle qui donnent à l’objet de la recherche la possibilité de se constituer comme sujet et d’évaluer lui-même son propre statut. 14h30-17h : Patrick Boucheron (historien), Arlette Farge (historienne), Natacha Nisic (artiste), Caterina Pasqualino (anthropologue).17h : pause17h30-18h30 : DiscussionVENDREDI 10 NOVEMBRE 2017MuCEM auditorium Germaine Tillion TROUER LE RÉCIT CONTINU : ESPACES BLANCS, HISTOIRES POTENTIELLES ET CONTREFACTUELLESModération : Vanessa Brito (ESADMM)et Anna Dezeuze (ESADMM) Une manière de refuser le caractère nécessaire de l’état des choses est, pour les historiens, d’imaginer à partir de ce qui s’est amorcé mais non développé dans l’histoire, ce qu’aurait pu être le futur de ces passés inaboutis. Il est possible d’écrire une autre histoire à partir des avenirs non advenus – une histoire fictive, contrefactuelle, mais offrant des ressources à l’action, en dehors de l’évidence du présent. Ces expériences d’écriture en histoire, pratiquées parfois en anthropologie, peuvent alors rencontrer des expériences artistiques de mise en récit. Ce qui nous permettra d’interroger les usages artistiques du document et de l’archive, le statut de la fiction et les régimes de véridicité.9h30-11h45 : Quentin Deluermoz et Pierre Singaravélou (historiens), Vincent Meessen (artiste), Uriel Orlow (artiste).11h45 : pause12h15-13h : DiscussionL’EXPOSITION COMME FORME D’ÉCRITUREModération : Sylvie Collier (UAM) et Jean-Roch Bouiller (MuCEM)Exposer est une opération commune à l’artiste et au chercheur en sciences humaines et sociales. On expose des images, mais aussi une pensée et des arguments. Qu’il soit visuel ou textuel, le montage construit du sens, tisse des récits et propose une narration. Aujourd’hui, philosophes et historiens de l’art cherchent des points de convergence entre la forme-livre et la forme-exposition. Des anthropologues, sociologues et historiens co-construisent des expositions dans des musées de société. Le commissariat de recherche pose clairement la question de l’engagement de l’art par rapport à la connaissance et nous rend à l’évidence que laproduction du savoir est indissociable de ses formes de monstration et d’exposition. Une réflexion commune sur les enjeux de cette forme de narration ouvre encore un espace de dialogues entre nos recherches respectives.14h30-17h00 : Nadine Gomez (directrice du Musée Gassendi et du « Cairn »), Yann-Philippe Tastevin (anthropologue),  (artiste), Philippe Artières (historien).17h : pause17h30-18h30 : Discussion et clôture.

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Séminaire Economie et Histoire

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 19 octobre 2017 - 15:00L’historie et l’économie s’intéressent actuellement à l’ensemble des phénomènes sociaux. Leurs approches mobilisent à la fois des questionnements et des méthodes différentes. Le but de ce séminaire sera d’enrichir l’étude de ces objets partagés en confrontant approches et méthodes à partir de quelques dossiers thématiques. Ces dossiers comptent se focaliser, entre autres, sur la mobilité sociale et intergénérationnelle, le rôle du mariage, et l’impact de l’urbanisation sur des différents phénomènes sociaux.Le séminaire aura lieu un jeudi par mois, en alternance entre le Centre Norbert Elias et l’AMSE.Organisateurs : Jean Boutier, Cecilia Garcia-Peñalosa, Alain Trannoy, Arundhati Virmani.Séance du 19 octobre 2017Alain Trannoy - Questions de mobilité intergénérationnelle: Les élites françaises  Discutant : Jean Boutier> Voir le détail de la programmation à venir sur l'affiche

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École des hautes études en sciences sociales

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