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Marie Romero

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Marie Romero

Doctorante sous la direction d’Irène Théry

 

 Titre provisoire de la thèse :

«Les violences sexuelles sur mineurs en tribunal correctionnel français en 2010 »

 

Domaines de recherche : Sociologie judiciaire, sociologie du droit, sociologie de la sexualité, anthropologie de la famille et de la parenté

 

 Résumé de la thèse :

On assiste dans nos sociétés occidentales contemporaines à une évolution marquante en terme de reconnaissance de la réalité des violences sexuelles sur mineurs, qui autrefois restaient cachées, parfois tolérées. Désormais au cœur des politiques publiques et législatives en France au début du XXIèmesiècle, les violences sexuelles sur mineurs sont considérées comme une très grave atteinte à l’enfant et au-delà comme une grave violation du droit international des droits de l’homme. Cependant en droit pénal français, la réalité de ces violences ne suffit pas pour être constituée légalement en infraction. D’abord, parce qu’il existe un vaste problème de preuves matérielles des faits : il s’agit le plus souvent de faits anciens, sans témoin ni trace physique. Ensuite, parce que se pose l’épineuse question de preuve du non-consentement du mineur : un mineur qui a cédé ou n’a pas dit non, est-il considéré consentant ? Jusqu’à quel âge établit-on une présomption de non-consentement ? Jusqu’à l’âge statutaire légal du consentement, 15 ans ? Bien que le régime de la preuve du non-consentement ait été assoupli par le législateur depuis la récente définition de la contrainte morale (loi du 8 février 2010), l’application du droit reste largement problématique et incertaine dans le régime des incriminations. En effet, l’usage de nouveaux critères émergent. Celui de l’âge s’avère de plus en plus déterminant pour fonder les incriminations, mais conduit à de nombreuses interférences entre l’agression sexuelle et l’atteinte sexuelle sur mineurs. Quant au critère tenant à la qualité d’auteur, son usage demeure contrasté dans les affaires de violences sexuelles intrafamiliales et nombres d’incestes échappent à l’application du droit : inceste par un beau-père ou père du beau-père, par un cousin, un concubin de la grand-mère, mais aussi au sein d’une fratrie ou quasi-fratrie. Aussi, notre objectif de thèse est de vérifier notre hypothèse centrale d’une opposition à la fois sacrée et problématique des seuils âges, qui tend à substituer un interdit des places (celui de l’inceste) à un interdit des âges. Une partie de nos travaux s’attachera donc à étudier lacomplexité de la règle juridique avant d’en mesurer les écarts dans la pratique judiciaire. L’autre, à vérifier, à l’appui de la sociologie judiciaire, la recomposition normative du permis et de l’interdit sexuel autour d’un non-consentement du mineur supposé irréfragable : le non-consentement statutaire lié à l’âge. Nous nous baserons sur une enquête qualitative de 80 dossiers d'affaires de violences sexuelles sur mineurs jugées en 2010 au sein de deux tribunaux correctionnels de province (dont tribunaux pour enfants).

 

Mots-clés : Violences sexuelles, abus sexuels, inceste, correctionnalisation viol, consentement, contrainte, infraction, qualification pénale, âges de la minorité, asymétrie des âges, mineurs.

 

Communications :

  • Octobre 2016, « New stepfamilies facing incest: the frontiere of the rules in today’s French penal law», colloque international “Entangled kinship spaces”, Université de Liège, Belgique.
  • Octobre 2016, Séminaire de Dominique Memmi, Laurence Brunet et Géraldine Aidan « Corps et Sciences Sociales », présentation critique d’ouvrages de Dorothée Dussy, L’inceste. Bilan des savoirset Le Berceau des dominations. Anthropologie de l’inceste (2013). Maison des Sciences de l’Homme, EHESS Paris.  
  • Septembre 2016, « Recompositions du permis et de l’interdit sexuel : Incertitudes du droit pénal face à l’inceste dans les fratries », colloque de l’association Docteurs Bru, Bordeaux.
  • Mars 2016, « Qualifier et incriminer pénalement l’inceste : les incertitudes du droit pénal français contemporain », Séminaire inter-laboratoire du département d’anthropologie d’Aix-Marseille Université.
  • Juillet 2015, « L’inceste dans le droit pénal français : entre incertitude des normes et confusion des qualifications juridiques », Atelier « La peur de l’inceste : Effroi démesuré ou prohibition », 2ème congrès international de l’AFEA, Université de Toulouse.
  • Mai 2015, « L’inceste et le droit pénal français contemporain : lorsque l’application du droit dans les tribunaux révèle une indicible frontière », 3ème journée d’étude interdisciplinaire Efigies Aix-Marseille, EHESS Marseille.
  • Mars 2014, « Corps et justice : une mise en récit des violences sexuelles sur mineurs », Journée Centre Norbert Elias, Domaine nature genre et santé, EHESS Marseille.
  • Mai 2013, « La recherche à l’épreuve du terrain judiciaire Journée doctorale du Centre Norbert Elias, Université d’Avignon.
  • Octobre 2012, « Distinguer les frontières mouvantes de la sexualité sous l’angle des violences sexuelles sur enfants, traitées par la justice », Journée doctorale du Centre Norbert Elias, EHESS Marseille.
  • Décembre 2010, « Sociologie judiciaire des violences sexuelles sur mineur(e)s en France au XXIème siècle », Séminaire doctoral du Centre Norbert Elias, Université d’Avignon.

Organisations diverses :

  • 2016/17 : Co-organisation du séminaire inter-laboratoires 2017 d’anthropologie sociale et culturelle, Aix-Marseille Université-EHESS, avec Marion Breteau, Léa Linconstant, Sarah Coulouma et Alice Fromonteil.
  • 2015 : Co-organisation de la 3ème journée d’études interdisciplinaires d’Efigies Aix-Marseille, avec Julie Abbou, Marien Gouyon, Perrine Lachenal, Léa Linconstant, Manon Vialle, Anne-Sophie Giraud, Fleur Beauvieux, et Noémie Marignier : http://efigies-ateliers.hypotheses.org
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La Position du chercheur

Colloque - Mercredi 08 novembre 2017 - 09:00Le colloque est co-organisé par l’École supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée, le MuCEM et le Centre Norbert Elias. Il aura lieu les 8-9 et 10 novembre 2017Le positionnement éthique ou politique d’un chercheur se construit à travers ses méthodes de travail. En sciences humaines et sociales, ces méthodes sont autant de manières de faire au sein du discours. Elles mobilisent un ensemble de gestes et d’opérations qui concernent aussi la recherche artistique. C’est sur ces gestes partagés que nous souhaitons amener le dialogue entre recherches scientifiques et pratiques artistiques.Nous partons de la part commune de matérialité du travail de recherche – la confrontation avec les matériaux, les archives et les témoignages – pour susciter un dialogue autour des gestes de la collecte, des méthodes d’enquête, des formes d’écriture et d’exposition. Admettre que celles-ci ne traduisent pas seulement des résultats, mais constituent en soi des chantiers théoriques et artistiques, c’est ouvrir un espace d’échanges entre arts et sciences sociales.Notre démarche consiste davantage à décloisonner les discours qu’à interroger la spécificité de nos recherches respectives. L’enjeu est de penser la recherche en dehors des frontières disciplinaires afin de constituer un laboratoire de réflexivité et d’innovation offrant aux uns et aux autres la possibilité de déplacer son regard sur ses objets et ses pratiques.MERCREDI 8 NOVEMBRE 2017Centre de la Vieille Charité – Cinéma Le Miroir9h30 : mots d’ouverture, conseil scientifique.ENGAGEMENT ET DISTANTIATION : LE CHERCHEUR ET SON TERRAINModération : Boris Pétric (Centre Norbert Elias)Comment évaluer la proximité ou la distance par rapport à son sujet de travail ? L’implication du chercheur conditionne son intelligence des problèmes à étudier ou des situations à documenter. En témoignent de nombreuses réflexions sur le placement de la caméra, mais aussi sur la place des émotions dans l’énonciation historique, ou encore sur le rôle heuristique des procédés littéraires et des techniques théâtrales de distanciation. Ce dialogue entre chercheurs et artistes vise à interroger le caractère heuristiquement fécond de l’implication sensible du chercheur, ainsi que le rôle du désir dans le geste de chercher.10h00 : Philipe Bazin et Christiane Vollaire11h : Discussion11h30 : pause12h-13h : Kapwani Kiwanga 13h-15h : pause déjeunerModération : Vanessa Brito (ESADMM)15h-15h30 : présentation de la revue Sensibilités par Quentin Deluermoz (il nous faudra réserver une autre salle).16h projection de L’hypothèse du Mokélé Mbembé (1h18) et débat avec Marie Voignier.18h : pauseModération : (intervenant à confirmer)18h30-20h : projection et débat avec Jeff Silva JEUDI 9 NOVEMBRE 2017MuCEM – auditorium Germaine TillionISOLER, CADRER, CONFRONTER : ENJEUX DES GESTES DE LA COLLECTEModération : Lotte Arndt (ESAD Valence-Grenoble) et Dorothée Dussy (CNE) Comment se constitue un objet de recherche ? Tout commence, comme le rappelle Michel de Certeau, avec le geste de mettre à part. Les premiers gestes consistent à collecter, à isoler, à cadrer, à confronter des sources, à opérer des changements de focale. Ils ont une force qui leur est propre, ils fabriquent du sens. Quels effets cela produit sur nos possibilités de compréhension ? Comment un objet se transforme en document, en objet archéologique ou ethnographique ? Qu’est-ce qui se perd lors de cette transformation qui est aussi un abandon de liens et de possibles ? Un des objectifs sera de confronter les enjeux de différents gestes et pratiques de la collecte réalisées par des chercheurs et des artistes.9h30-11h30 : Mathieu Abonnenc (artiste), Romain Bertrand (historien), Benoît de l’Estoile (anthropologue).11h30 : pause12h-13h : Discussion DONNER VOIX, REPHRASER, MONTER : LA RECHERCHE DE FORMES D’ÉNONCIATIONModération : Nicolas Feodoroff (FID) et Aude Fanlo (MuCEM) (à confirmer)Comment faire parler des objets ? Comment prolonger la puissance de parole de voix isolées ou disparues ? Ces questions animent de nombreuses démarches artistiques. Elles sont aussi au cœur de l’anthropologie visuelle ou de la réflexion que certains historiens portent sur l’écriture de l’histoire, l’usage et le traitement de l’archive. Que l’on construise un récit littéraire, cinématographique ou historique, ces questionnements entraînent de nouveaux usages de la citation et de la paraphrase, du découpage et du montage, de la voix off et de la figure du narrateur. Ils produisent des formes d’énonciation plurielle qui donnent à l’objet de la recherche la possibilité de se constituer comme sujet et d’évaluer lui-même son propre statut. 14h30-17h : Patrick Boucheron (historien), Arlette Farge (historienne), Natacha Nisic (artiste), Caterina Pasqualino (anthropologue).17h : pause17h30-18h30 : DiscussionVENDREDI 10 NOVEMBRE 2017MuCEM auditorium Germaine Tillion TROUER LE RÉCIT CONTINU : ESPACES BLANCS, HISTOIRES POTENTIELLES ET CONTREFACTUELLESModération : Vanessa Brito (ESADMM)et Anna Dezeuze (ESADMM) Une manière de refuser le caractère nécessaire de l’état des choses est, pour les historiens, d’imaginer à partir de ce qui s’est amorcé mais non développé dans l’histoire, ce qu’aurait pu être le futur de ces passés inaboutis. Il est possible d’écrire une autre histoire à partir des avenirs non advenus – une histoire fictive, contrefactuelle, mais offrant des ressources à l’action, en dehors de l’évidence du présent. Ces expériences d’écriture en histoire, pratiquées parfois en anthropologie, peuvent alors rencontrer des expériences artistiques de mise en récit. Ce qui nous permettra d’interroger les usages artistiques du document et de l’archive, le statut de la fiction et les régimes de véridicité.9h30-11h45 : Quentin Deluermoz et Pierre Singaravélou (historiens), Vincent Meessen (artiste), Uriel Orlow (artiste).11h45 : pause12h15-13h : DiscussionL’EXPOSITION COMME FORME D’ÉCRITUREModération : Sylvie Collier (UAM) et Jean-Roch Bouiller (MuCEM)Exposer est une opération commune à l’artiste et au chercheur en sciences humaines et sociales. On expose des images, mais aussi une pensée et des arguments. Qu’il soit visuel ou textuel, le montage construit du sens, tisse des récits et propose une narration. Aujourd’hui, philosophes et historiens de l’art cherchent des points de convergence entre la forme-livre et la forme-exposition. Des anthropologues, sociologues et historiens co-construisent des expositions dans des musées de société. Le commissariat de recherche pose clairement la question de l’engagement de l’art par rapport à la connaissance et nous rend à l’évidence que laproduction du savoir est indissociable de ses formes de monstration et d’exposition. Une réflexion commune sur les enjeux de cette forme de narration ouvre encore un espace de dialogues entre nos recherches respectives.14h30-17h00 : Nadine Gomez (directrice du Musée Gassendi et du « Cairn »), Yann-Philippe Tastevin (anthropologue),  (artiste), Philippe Artières (historien).17h : pause17h30-18h30 : Discussion et clôture.

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Séminaire Economie et Histoire

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 19 octobre 2017 - 15:00L’historie et l’économie s’intéressent actuellement à l’ensemble des phénomènes sociaux. Leurs approches mobilisent à la fois des questionnements et des méthodes différentes. Le but de ce séminaire sera d’enrichir l’étude de ces objets partagés en confrontant approches et méthodes à partir de quelques dossiers thématiques. Ces dossiers comptent se focaliser, entre autres, sur la mobilité sociale et intergénérationnelle, le rôle du mariage, et l’impact de l’urbanisation sur des différents phénomènes sociaux.Le séminaire aura lieu un jeudi par mois, en alternance entre le Centre Norbert Elias et l’AMSE.Organisateurs : Jean Boutier, Cecilia Garcia-Peñalosa, Alain Trannoy, Arundhati Virmani.Séance du 19 octobre 2017Alain Trannoy - Questions de mobilité intergénérationnelle: Les élites françaises  Discutant : Jean Boutier> Voir le détail de la programmation à venir sur l'affiche

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Rencontres musico-doctorales de Paris à Marseille

Rencontre - Jeudi 22 juin 2017 - 10:00Ces journées, organisées par le Centre Norbert Elias et le Centre Georg Simmel avec le soutien de l'EHESS, se donnent pour objectif de mettre en lumière des travaux de doctorant.e.s travaillant sur la musique.Vous trouverez dans le programme de ces rencontres des communications sur les thèmes de la programmation des musiques du monde, de l'apprentissage de la techno, du music-hall, mais bien d'autres encore. 

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