CECI n'est pas EXECUTE Centre Norbert Elias : Anne-Sophie Giraud – Les statuts de l'être anténatal, un processus d'humanisation "relationnel" - Assistance médicale à la procréation et mort périnatale, 23 novembre 2015

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Anne-Sophie Giraud – Les statuts de l'être anténatal, un processus d'humanisation "relationnel" - Assistance médicale à la procréation et mort périnatale, 23 novembre 2015

Candidate
Anne-Sophie Giraud

Titre de la thèse

Les statuts de l'être anténatal, un processus d'humanisation "relationnel" - Assistance médicale à la procréation et mort périnatale.

Jury
Jérôme Courduriès, maître de conférence à l'Université Toulouse Jean Jaurès - LISST-Cas
Laurence Hérault, professeure à Aix-Marseille Université - IDEMEC (Rapporteure)
Jennifer Merchant, professeure à l'Université Panthéon-Assas Paris 2 - CERSA (Rapporteure)
Enric Porqueres i Gené, directeur d'étude à l'EHESS - LAIOS
Charis Thompson, Chancellor's Professor and Chair. Center for Science, Technology and Medicine in Society, Berkeley

Résumé de la thèse
Depuis les années 1960 et 1970, les statuts de l'embryon et du fœtus ont profondément changé dans les sociétés "démocratiques occidentales". La situation actuelle de l'être anténatal oscille entre un mouvement de "personnification" (avec les pratiques "humanisantes" autour du mort-né), et un mouvement de "dépersonnification" (IVG, IMG, recherche sur l'embryon etc.). Comment ces deux mouvements coexistent-ils dans la société ? Ce phénomène, qui apparaît contradictoire, montre les difficultés des sociétés de penser cette "condition fœtale" et de lui attribuer un statut. 

S'inscrivant dans une tradition en sociologie et en anthropologie, celle de l'approche "relationnelle" maussienne, le but de cette recherche est de montrer qu'il est possible de rendre compte de ce mouvement contradictoire en évitant de poser la question des statuts de l'être anténatal en termes ontologiques, mais en les comprenant de manière à la fois "pragmatique", au sens de l'action, et "relationnelle", en les réinscrivant prioritairement dans leur contexte concret, celui de la temporalité. 

Pour cette raison, cette recherche étudie dans le contexte français, l'être anténatal à deux moments du processus de gestation : à la conception - à partir des embryons in vitro en assistance médicale à la procréation -, et à la naissance - à partir de la mort périnatale-. Ces phases particulières permettent de comprendre comment s'établit une temporalité spécifique à l'engendrement, ponctué de seuils institués qui marquent le passage de l'être anténatal, de "rien" à "tout", d'une "non-vie" à une vie autonome. Ce constat permet d'affirmer que l'engendrement est un processus d'humanisation "relationnel". 

Cette recherche propose donc une approche socio-anthropologique du processus d'humanisation de l'être anténatal qui devrait renouveler les présupposés classiques du débat sur l'avortement, c'est-à-dire d'éviter l'alternative entre le biologique et le social, la chose et la personne.

Mots-clés
embryon, fœtus, engendrement, assistance médicale à la procréation, mort périnatale, mort, parenté, temporalité. 

 

Cordialement, 

Anne-Sophie Giraud

Doctorante en socio-anthropologie Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) Centre Norbert Elias (UMR 8562)

asgiraud@ehess.fr

Centre Norbert Elias

Unité mixte de recherche 8562
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