Les membres | les doctorants

Brigitte Auziol Cretin

Coordonnées professionnelles

Brigitte Auziol

Doctorante à l'Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse, équipe Culture et Communication

 

Titre de la thèse : "Une question de point de vue en recherche sur l'exposition de design"

Directeur de thèse : Marie-Sylvie Poli

 

Résumé de thèse :

Le projet peut être étudié comme opération de conception qui questionne les notions de processus, de problème et de perception (Boudon, 2004). Vigano (2014) soutient l’hypothèse que le projet est un dispositif cognitif, une forme d’étude et de recherche qui se nourrit d’interactions et reconnaît des situations. Ces deux approches relèvent du registre de l’action du concepteur. Une autre manière d’aborder le projet de manière réflexive est de s’intéresser à la phénoménologie de l’expérience architecturale (Younès, 2014, pp.31-41), c’est-à-dire à la manière dont s’engage l’expérience de l’usager avec l’environnement construit. C’est plutôt dans cette posture que nous avons engagé la relation à notre objet de recherche, l’exposition de design. L’intérêt épistémologique de cette approche est d’explorer cette autre dynamique du projet, celle de « l’œuvre de l’art » comme dirait Genette (2010), de son implémentation (Goodman, 2009), de son expérience (Dewey, 2014). Nous présenterons comment et pourquoi nous cherchons dans le cadre de cette étude à articuler la logique projectuelle (Vial, 2015) évoquée en introduction avec une approche clairement située du côté de la réception.

Faisant référence en muséologie à Davallon (1999, p. 9), nous posons l’hypothèse que l’exposition peut être envisagée comme un dispositif communicationnel, qu’elle « répond à une intention, c’est à dire à un but ou à une volonté de produire un effet ». Prenant ce même parti, nous proposons donc une approche communicationnelle du projet.
Le concept d’intention est ici central. Nous l’étudierons d’après Boutinet (2008) mais aussi dans la perspective que propose Anscombe en philosophie analytique (2002, p. 158) : « ce qui peut se lire dans les actes et les productions du sujet » et celle de Baxandall (1991) en histoire de l’art, qui tente une compréhension de l’œuvre par une reconstitution des circonstances qui ont amené le créateur à la proposer sous une forme particulière.

Dans notre thèse, chaque situation de visite d’exposition va être l’objet d’une description phénoménologique où le chercheur en position de visiteur sera attentif à observer les caractéristiques de la situation à partir des effets qui se manifestent sur lui. Dans un deuxième temps, il se livre à un travail interprétatif qui lui permet d’accéder au sens porté par le dispositif d’exposition et qui se fait jour à travers cette visite particulière. Enfin, il vérifie grâce à des interviews du scénographe et du commissaire, l’adéquation de l’intention du dispositif analysée à celle des concepteurs de l’exposition. Cette démarche autorise une lecture des expositions sélectionnées dans notre étude, ce qui permet d’en préciser les dimensions intentionnelles ou communicationnelles et d’accéder à ce que nous considérons comme l’essence du projet.

Cette ligne qui prend carrément à rebours la chronologie du projet, permet on le verra, une excellente intelligibilité de celui-ci dans ses manifestations les plus remarquables. Elle introduit une construction pertinente du sens du projet. Nous postulons qu’au-delà de notre objet d’étude, la méthode proposée dans cette thèse peut être étendue à d’autres situations de projet.
 

Communications

EHESS
CNRS
Université D'Avignon
Aix-Marseille

flux rss  Actualités

"Mon corps m'appartient" ( ?) L'enjeu du corps et l'apport des sciences sociales au débat bioéthique

Journée(s) d'étude - Jeudi 17 mai 2018 - 09:30 Le cinquantenaire de Mai 68 nous rappelle que la formule « Mon corps m’appartient » s’est alors imposée au sein du nouveau mouvement féministe pour exprimer le sentiment d’une aliénation persistante malgré l’égalité des droits politiques, exprimer l’aspiration des nouvelles générations de femmes à une profession autonome et à leur émancipation au sein de la sphère privée  et familiale, et en particulier revendiquer la légitimité du recours à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

Lire la suite

"Mon corps m'appartient" ( ?) L'enjeu du corps et l'apport des sciences sociales au débat bioéthique

Journée(s) d'étude - Jeudi 17 mai 2018 - 09:30 Le cinquantenaire de Mai 68 nous rappelle que la formule « Mon corps m’appartient » s’est alors imposée au sein du nouveau mouvement féministe pour exprimer le sentiment d’une aliénation persistante malgré l’égalité des droits politiques, exprimer l’aspiration des nouvelles générations de femmes à une profession autonome et à leur émancipation au sein de la sphère privée  et familiale, et en particulier revendiquer la légitimité du recours à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

Lire la suite

Projection et débat autour du film « Le patient éclairé »

Projection-débat - Mercredi 18 avril 2018 - 16:00A l'occasion de la journée internationale du droit des patients, une projection du film « le patient éclairé » par Laura Taubman est proposée et sera suivie d'un débat autour du thème « Quelle autonomie de décision du patient face au cancer? », mercredi 18 avril 2018.Programme16h00 : projection du film au cinéma LE MIROIR, La Vieille Charité, 13002 Marseille16h40 : débat sur le thème Quelle autonomie de décision du patient face au cancer?En présence deLaura Taubman, doctorante en anthropologie et réalisatricePr Dominique Maraninchi, professeur en cancérologieDr Julien Mancini, chercheurDr Marie Bannier, chirurgienneDr Jean-François Moulin, oncologueMadame Carole Linon, ancienne patiente et bénévole de l'association Restart...et d'autres invités...INSCRIPTION GRATUITE MAIS OBLIGATOIRE SUR :www.canceropole-paca.comRENSEIGNEMENTS :canceropole-paca@univ-amu.fr ou 04 91 32 47 00 

Lire la suite

Plus d'actualités

École des hautes études en sciences sociales

Centre de la Vieille Charité
2, rue de la Charité
13002 Marseille

tél. : 04 91 14 07 27