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Bessam Fallah

Bessam Fallah

Doctorant à l'équipe Culture et Communication d'Avignon

 

Bessam FALLAH est architecte et docteur en sciences de l’information et de la communication. À travers ses recherches menées en Tunisie, en France et au Canada, il s’intéresse au patrimoine du XXe siècle, au patrimoine urbain et à la question du développement local en lien avec le patrimoine. Ses travaux concernent les procédures de reconnaissance et d’évaluation du patrimoine aux prises avec les approches intégratives et à la multiplication des acteurs. Ses recherches portent sur les dispositifs de prise en charge des dimensions patrimoniales dans la gestion de villes et ce qu’elles révèlent sur les enjeux patrimoniaux contemporains.

 

ATER : Université d’Avignon, Équipe Culture et Communication, 2013-2012 et 2012-2011

 

Directeur de thèse : Davallon Jean

Titre de la thèse :

Pour une patrimonialisation intégrée au développement urbain : Élaboration des conditions de conciliation entre obligations de préservation et impératifs de développement.


Résumé de thèse :

Notre recherche étudie la patrimonialisation de l’urbain à partir des dispositifs qui sont censés encadrer le devenir du patrimoine dans les villes et qui se confrontent aux logiques de développement urbain. Notre posture théorique situe la patrimonialisation de l'urbain dans un processus historique allant d’un intérêt patrimonial pour les biens isolés, identifiés pour leurs valeurs architecturale et historique, vers un intérêt pour les ensembles urbains. Ce processus, initialement centré sur les monuments, a progressivement englobé leurs contextes pour finalement, considérer les ensembles comme des patrimoines. Désormais, la patrimonialisation de l’urbain devrait prendre en compte les multiples dimensions — sociales, économiques, matérielles — et les multiples valeurs patrimoniales, telles la valeur économique et la valeur d’usage, ainsi que les multiples acteurs impliqués. Ces évolutions ébranlent l’opposition entre la préservation du patrimoine et le développement urbain. Comment, dès lors, penser concrètement une patrimonialisation, spécifique à l’urbain, qui ne se situe plus dans la seule logique de conservations d’éléments ?

Notre travail de recherche se fonde sur une reconstruction des projets de gestion urbains dans le centre historique de la ville d’Avignon (France) à partir du croisement de données recueillies dans les documents consignés dans les archives municipales de la ville d’Avignon (couvrant la période de 1957-2004) avec des données issues d’entretiens avec des acteurs impliqués (entretiens semi-directifs avec 14 personnes ressources). Ainsi, les sources (orales) de première main permettent d’éclaircir et de compléter les sources écrites (archives). En observant les expérimentations entreprises à Avignon, depuis la Loi Malraux en 1964, nous mesurons non seulement la construction sociohistorique des pratiques locales qui se sont structurées autour de la préservation du patrimoine en rapport aux orientations nationales, mais aussi des difficultés à intégrer cette dernière dans l'évolution de la ville qui suppose une prise en compte de la ville historique dans son ensemble.

Notre recherche se concentre sur 3 moments historiques : les années 1960, 1970 et 1980. Le premier moment illustre une prise de conscience de l’urgence de préserver les quartiers historiques par la mise en place d’un Plan Permanent de Sauvegarde et de Mise en Valeur. Ce dernier reste imprégné des pratiques de conservation des monuments centrées sur les objets isolés. Le deuxième moment marque la volonté d’ancrer les projets de conservation des ensembles dans les efforts de développement urbain qui se traduit par la mise en place des Contrats Ville-Moyenne sous la supervision de l’État. Le troisième moment corresponds aux tentatives de s’affranchir du contrôle de l’état en mettant en place des Zones d’Aménagements différées par quartiers adossées sur des propositions de projets issues d’études insistant sur la dimension patrimoniale de chaque quartier. Notre analyse de ces trois moments consiste à repérer les orientations prises en faveur ou contre le patrimoine et à rendre compte des contextes et des acteurs impliqués dans ces prises de décisions. Dans un premier temps, l’analyse de ces moments permet de repérer trois 3 niveaux : la trouvaille du patrimoine, la mise en politique du patrimoine et l’action urbaine.

En nous référant à des travaux en sciences humaines (sociologie, géographie, anthropologie) et concernant spécifiquement le patrimoine(Amougou, Davallon, Gravari-Barbas, Rautenberg, Veschambres, entre autres), nous avons démontré que les orientations qui compromettent la préservation du patrimoine viennent de l’absence de lien entre les 3 niveaux. Pour dépasser ces manques de liens, nous proposons un outil pour penser la patrimonialisation de l’urbain qui réunit et met en relation les conditions de réussite de la patrimonialisation d’un ensemble urbain historique.

Notre travail de recherche a ainsi permis de produire des connaissances à visée opérationnelle. Il a ouvert plusieurs pistes qui seraient pertinentes à approfondir. Aussi, il serait intéressant d’arrimer ce travail aux derniers développements en matière de conservation urbaine portés à l'échelle internationale, par ICOMOS et par l’UNESCO. Sur le plan méthodologique, le repérage des mesures prises en faveur ou contre le patrimoine nécessiterait, compte tenu de la complexité du problème tel que posé, une analyse plus approfondie pour définir des indices en faveur de la préservation ou bien de la détérioration.

Dans ce sens, les résultats dégagés à partir du cas d’Avignon gagneraient à être confrontés à d’autres terrains.


Communications et/ou publications :

  • 2013, Fallah Bessam. Céline Hullo-Pouyat, La restauration monumentale en question : la circulaire du 5 août 1985 relative aux études préalables. In : Culture & Musées. N° 20, pp. 213-216.


EHESS
CNRS
Université D'Avignon
Aix-Marseille

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La Position du chercheur

Colloque - Mercredi 08 novembre 2017 - 09:00Le colloque est co-organisé par l’École supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée, le MuCEM et le Centre Norbert Elias. Il aura lieu les 8-9 et 10 novembre 2017Le positionnement éthique ou politique d’un chercheur se construit à travers ses méthodes de travail. En sciences humaines et sociales, ces méthodes sont autant de manières de faire au sein du discours. Elles mobilisent un ensemble de gestes et d’opérations qui concernent aussi la recherche artistique. C’est sur ces gestes partagés que nous souhaitons amener le dialogue entre recherches scientifiques et pratiques artistiques.Nous partons de la part commune de matérialité du travail de recherche – la confrontation avec les matériaux, les archives et les témoignages – pour susciter un dialogue autour des gestes de la collecte, des méthodes d’enquête, des formes d’écriture et d’exposition. Admettre que celles-ci ne traduisent pas seulement des résultats, mais constituent en soi des chantiers théoriques et artistiques, c’est ouvrir un espace d’échanges entre arts et sciences sociales.Notre démarche consiste davantage à décloisonner les discours qu’à interroger la spécificité de nos recherches respectives. L’enjeu est de penser la recherche en dehors des frontières disciplinaires afin de constituer un laboratoire de réflexivité et d’innovation offrant aux uns et aux autres la possibilité de déplacer son regard sur ses objets et ses pratiques.MERCREDI 8 NOVEMBRE 2017Centre de la Vieille Charité – Cinéma Le Miroir9h30 : mots d’ouverture, conseil scientifique.ENGAGEMENT ET DISTANTIATION : LE CHERCHEUR ET SON TERRAINModération : Boris Pétric (Centre Norbert Elias)Comment évaluer la proximité ou la distance par rapport à son sujet de travail ? L’implication du chercheur conditionne son intelligence des problèmes à étudier ou des situations à documenter. En témoignent de nombreuses réflexions sur le placement de la caméra, mais aussi sur la place des émotions dans l’énonciation historique, ou encore sur le rôle heuristique des procédés littéraires et des techniques théâtrales de distanciation. Ce dialogue entre chercheurs et artistes vise à interroger le caractère heuristiquement fécond de l’implication sensible du chercheur, ainsi que le rôle du désir dans le geste de chercher.10h00 : Philipe Bazin et Christiane Vollaire11h : Discussion11h30 : pause12h-13h : Kapwani Kiwanga 13h-15h : pause déjeunerModération : Vanessa Brito (ESADMM)15h-15h30 : présentation de la revue Sensibilités par Quentin Deluermoz (il nous faudra réserver une autre salle).16h projection de L’hypothèse du Mokélé Mbembé (1h18) et débat avec Marie Voignier.18h : pauseModération : (intervenant à confirmer)18h30-20h : projection et débat avec Jeff Silva JEUDI 9 NOVEMBRE 2017MuCEM – auditorium Germaine TillionISOLER, CADRER, CONFRONTER : ENJEUX DES GESTES DE LA COLLECTEModération : Lotte Arndt (ESAD Valence-Grenoble) et Dorothée Dussy (CNE) Comment se constitue un objet de recherche ? Tout commence, comme le rappelle Michel de Certeau, avec le geste de mettre à part. Les premiers gestes consistent à collecter, à isoler, à cadrer, à confronter des sources, à opérer des changements de focale. Ils ont une force qui leur est propre, ils fabriquent du sens. Quels effets cela produit sur nos possibilités de compréhension ? Comment un objet se transforme en document, en objet archéologique ou ethnographique ? Qu’est-ce qui se perd lors de cette transformation qui est aussi un abandon de liens et de possibles ? Un des objectifs sera de confronter les enjeux de différents gestes et pratiques de la collecte réalisées par des chercheurs et des artistes.9h30-11h30 : Mathieu Abonnenc (artiste), Romain Bertrand (historien), Benoît de l’Estoile (anthropologue).11h30 : pause12h-13h : Discussion DONNER VOIX, REPHRASER, MONTER : LA RECHERCHE DE FORMES D’ÉNONCIATIONModération : Nicolas Feodoroff (FID) et Aude Fanlo (MuCEM) (à confirmer)Comment faire parler des objets ? Comment prolonger la puissance de parole de voix isolées ou disparues ? Ces questions animent de nombreuses démarches artistiques. Elles sont aussi au cœur de l’anthropologie visuelle ou de la réflexion que certains historiens portent sur l’écriture de l’histoire, l’usage et le traitement de l’archive. Que l’on construise un récit littéraire, cinématographique ou historique, ces questionnements entraînent de nouveaux usages de la citation et de la paraphrase, du découpage et du montage, de la voix off et de la figure du narrateur. Ils produisent des formes d’énonciation plurielle qui donnent à l’objet de la recherche la possibilité de se constituer comme sujet et d’évaluer lui-même son propre statut. 14h30-17h : Patrick Boucheron (historien), Arlette Farge (historienne), Natacha Nisic (artiste), Caterina Pasqualino (anthropologue).17h : pause17h30-18h30 : DiscussionVENDREDI 10 NOVEMBRE 2017MuCEM auditorium Germaine Tillion TROUER LE RÉCIT CONTINU : ESPACES BLANCS, HISTOIRES POTENTIELLES ET CONTREFACTUELLESModération : Vanessa Brito (ESADMM)et Anna Dezeuze (ESADMM) Une manière de refuser le caractère nécessaire de l’état des choses est, pour les historiens, d’imaginer à partir de ce qui s’est amorcé mais non développé dans l’histoire, ce qu’aurait pu être le futur de ces passés inaboutis. Il est possible d’écrire une autre histoire à partir des avenirs non advenus – une histoire fictive, contrefactuelle, mais offrant des ressources à l’action, en dehors de l’évidence du présent. Ces expériences d’écriture en histoire, pratiquées parfois en anthropologie, peuvent alors rencontrer des expériences artistiques de mise en récit. Ce qui nous permettra d’interroger les usages artistiques du document et de l’archive, le statut de la fiction et les régimes de véridicité.9h30-11h45 : Quentin Deluermoz et Pierre Singaravélou (historiens), Vincent Meessen (artiste), Uriel Orlow (artiste).11h45 : pause12h15-13h : DiscussionL’EXPOSITION COMME FORME D’ÉCRITUREModération : Sylvie Collier (UAM) et Jean-Roch Bouiller (MuCEM)Exposer est une opération commune à l’artiste et au chercheur en sciences humaines et sociales. On expose des images, mais aussi une pensée et des arguments. Qu’il soit visuel ou textuel, le montage construit du sens, tisse des récits et propose une narration. Aujourd’hui, philosophes et historiens de l’art cherchent des points de convergence entre la forme-livre et la forme-exposition. 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Séminaire Economie et Histoire

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 19 octobre 2017 - 15:00L’historie et l’économie s’intéressent actuellement à l’ensemble des phénomènes sociaux. Leurs approches mobilisent à la fois des questionnements et des méthodes différentes. Le but de ce séminaire sera d’enrichir l’étude de ces objets partagés en confrontant approches et méthodes à partir de quelques dossiers thématiques. Ces dossiers comptent se focaliser, entre autres, sur la mobilité sociale et intergénérationnelle, le rôle du mariage, et l’impact de l’urbanisation sur des différents phénomènes sociaux.Le séminaire aura lieu un jeudi par mois, en alternance entre le Centre Norbert Elias et l’AMSE.Organisateurs : Jean Boutier, Cecilia Garcia-Peñalosa, Alain Trannoy, Arundhati Virmani.Séance du 19 octobre 2017Alain Trannoy - Questions de mobilité intergénérationnelle: Les élites françaises  Discutant : Jean Boutier> Voir le détail de la programmation à venir sur l'affiche

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Rencontres musico-doctorales de Paris à Marseille

Rencontre - Jeudi 22 juin 2017 - 10:00Ces journées, organisées par le Centre Norbert Elias et le Centre Georg Simmel avec le soutien de l'EHESS, se donnent pour objectif de mettre en lumière des travaux de doctorant.e.s travaillant sur la musique.Vous trouverez dans le programme de ces rencontres des communications sur les thèmes de la programmation des musiques du monde, de l'apprentissage de la techno, du music-hall, mais bien d'autres encore. 

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École des hautes études en sciences sociales

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2, rue de la Charité
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