CECI n'est pas EXECUTE Centre Norbert Elias : La Vie Politique des Marchandises (2014-2017)

Les recherches en cours |

La Vie Politique des Marchandises (2014-2017)

Approche qualitative des circulations transnationales

"La VIe POlitique des MARchandises" (VIPOMAR)

"The POlitical LIfe of COmmodities" (POLICO)

(2014-2017)

 

Programme de recherche financé par l’Agence Nationale de la Recherche, dirigé par Boris Petric.

ANR :  http://www.agence-nationale-recherche.fr/?Projet=ANR-14-CE29-0006

 

responsable : Boris Petric 

membres de l'équipe : Marc Abélès (directeur d'études à l'EHESS, Directeur de recherche au CNRS, Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain, La production et le commerce de l’art contemporain chinois et ses effets politiques), Giorgio Blundo (directeur d'études à l'EHESS, Centre Norbert Elias, La moto chinoise en Afrique. Globalisation, mobilité et politique au Cameroun), Thomas Cantens (chargé de recherche à l'Organisation Mondiale des Douanes, Centre Norbert Elias, Les nouvelles routes du Cacao et du chocolat), Lynda Dematteo (chargée de recherche au CNRS, Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain L’internationalisation des entrepreneurs du textile « made in Italy »), Céline Lesourd (chargée de recherche au CNRS,  Centre Norbert Elias, Qât en stock : la transformation de l’économie d’une plante hallucinogène en Ethiopie), Boris Petric, directeur de recherche au CNRS, Centre Norbert Elias, La ruée globale vers le vin : la France, la Chine et la transnationalisation de l’économie viticole), Kelley Sams (post-doctorante au CNRS, Centre Norbert Elias, Aux grands maux, les grands remèdes : enjeux de l’importation d’un médicament en Afrique), Valeria Siniscalchi (maître de conférence à l'EHESS, Centre Norbert Elias, Les enjeux politiques de la mondialisation d’un fromage italien, le « pecorino sardo »)

contact : Kelley Sams

 

Résumé


La « vie politique des marchandises » est un projet qui souhaite contribuer aux réflexions sur les incidences politiques de la libéralisation de l’économie mondiale. En partant d’une approche qualitative, huit anthropologues étudieront les trajectoires de marchandises concernées par une circulation à grande échelle afin de proposer des analyses renouvelées des métamorphoses de la gouvernance.

Chaque chercheur produira une étude « biographique » d’une marchandise (vin, cacao, fromage, textile, café, qât, moto, art contemporain, médicament) en analysant tout particulièrement les déplacements politiques provoqués par la transformation de leur production, leur circulation et leur régulation. L’étude ethnographique portera sur l’analyse de réseaux transnationaux tout en proposant une réflexion originale sur des lieux de connections. Le projet étudiera en particulier le rôle émergent de hub comme des nœuds incontournables d’échanges du commerce mondial. Le hub sera envisagé comme un lieu « politique » caractéristique de la gouvernance globale. L’une des hypothèses du projet postule que l’ethnographie de ces lieux d’échanges offre l’opportunité d’analyser des pratiques sociales, des modes de consommation, créateurs de distinctions sociales inédites. L’investigation qualitative consistera ainsi à s’interroger sur l’émergence de figures transnationales potentiellement porteuses de logiques inédites dans leur rapport à l’Etat et au politique en général. Ce projet aborde ainsi un enjeu théorique majeur concernant la métamorphose contemporaine de la gouvernance et des élites.

La question de la vie politique des marchandises en appelle ainsi à dépasser la division classique en aires culturelles. Ce programme scientifique, en travaillant sur les échanges entre l’Afrique (Cameroun, Ethiopie) l’Europe (France, Italie, Suisse) et l’Asie (Chine, Inde), se situe dans un processus nécessaire de décloisonnement des frontières culturelles et géographiques et met l’accent sur la dimension comparative et la circulation des chercheurs entre terrains différents pour repenser les formes de gouvernance contemporaine dans la globalisation. Les différents chercheurs produiront des études de cas en optant pour une investigation multi-scalaire allant du local au global.

Ce projet collaboratif se construit sur la base d’un consortium fondé sur un noyau dur de huit anthropologues. Cette équipe sera amenée par ailleurs à collaborer avec le département de recherche du MuCEM (Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée) dans la perspective de réfléchir à la création de Petits Objets Multimédias (POM) pour représenter de manière originale les résultats. Elle collaborera enfin avec une équipe d’anthropologues sinologues (américains et européens) réunis au sein du Hong Institute for Social Sciences and Humanities afin d’échanger en particulier sur l’étude des hubs de la globalisation, un de ses axes prioritaires. La structuration du consortium a pour objectif de donner l’opportunité aux chercheurs de produire leur connaissance dans les meilleures conditions ainsi que d’assurer la diffusion de leurs résultats à l’échelle internationale et auprès de publics variés.

VIPOMAR traite d’une problématique stratégique pour l’avenir politique et économique de l’Europe. En s’intéressant aux transformations de la production, de la consommation de biens alimentaires, de produits de luxe, de matières premières et de produits manufacturés, VIPOMAR analysera de manière détaillée des bouleversements en Europe, mais aussi la métamorphose de relations économiques et politiques sur le continent africain où la France et l’Europe sont soumis à une concurrence accrue en particulier de la part de la Chine. Les résultats des enquêtes offriront à des décideurs économiques et politiques l’opportunité de mieux saisir les enjeux de la métamorphose de la régulation et les déplacements d’influence dans l’économie mondialisée. VIPOMAR donnera ainsi à comprendre en particulier en quoi ces déplacements d’influence économiques vers des places fortes inédites (global hub) de certaines marchandises constituent un enjeu politique de premier plan pour l’Europe.


Summary


“The Political Life of Commodities” (POLICO) seeks to produce a reflection on the political effects of the liberalization of the global economy. Using a qualitative approach, eight anthropologists study the trajectories of specific commodities involved in large-scale circulation in an analysis of their influence on the transformation of governance. Each researcher will produce a "biographical" study of a commodity (wine, cocoa, cheese, textiles, coffee, qât, motorcycles, contemporary art, medication), especially focusing on the political shifts caused by their production, circulation and regulation. This ethnographic approach will focus on the analysis of transnational networks and proposes an original reflection on places of connection. The project will pay particular attention to the emerging role of “hubs” as key places of connection related to global trade. The hub is seen as a strategic political location related to global governance. One hypothesis of the project postulates that the ethnography of these places of exchange offers an opportunity to analyze social practices and consumption patterns that produce new forms of social distinctions. The qualitative investigation will examine the emergence of transnational elites who engage a new logic of their relationship with the State and “politics” in general. This project therefore addresses a major theoretical question related to the contemporary transformation of governance and elites.

An investigation of the political life of commodities goes beyond the classical division of cultural areas. By examining trade between Africa (Cameroon, Ethiopia, Niger), Europe (France, Italy, Switzerland), and Asia (China, India), the project surpasses cultural and geographic boundaries and engages a comparative approach. The circulation of researchers between study sites will contribute to new knowledge of contemporary forms of governance within the context of globalization. Each researcher will produce a case study through multi-sited fieldwork that examines different scales of participation, from local to global.
This collaborative project is based on a strong consortium of eight anthropologists. This team will collaborate with the MuCEM (Museum of European and Mediterranean Civilizations) research department to create multimedia tools in order to share findings of this study in an original and accessible way. In addition, the team will collaborate with the Hong Kong Institute for Social Sciences and Humanities in the framework of the institute’s priority research theme of hubs.

POLICO focuses on a strategic issue for the political and economic future of Europe. By examining changes in production, food consumption, luxury goods, raw materials, and manufactured goods, the project will analyze in detail the changes in Europe as well as the transformation of political and economic relations in Africa where France and Europe are experiencing increasing competition with China.

The current decline of some sectors of the European economy, the considerable weight taken on by China, and increasing competition on the African continent between European and Chinese economic actors invites us to analyze economic relationships that cannot only be viewed in terms of national opposition. Instead, we must think of the increasing interdependencies of economies and consequences on the governance of concrete societies. The goal of POLICO is to produce an innovative collective reflection that describes how the multiplication of transnational networks and the emergence of new key places assure large-scale trade and become determinant factors in understanding the displacement of sovereignty and regulation. POLICO proposes an original approach, qualitative and non-speculative, in a scientific context dominated by quantitative perspectives of these socio-economic phenomena.

EHESS
CNRS
Université D'Avignon
Aix-Marseille

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PICASSO, voyages imaginaires

Conférence - Vendredi 16 février 2018 - 17:00A l’occasion de l’inauguration de l’exposition « Picasso, voyages imaginaires », Emilie Goudal,post-doctorante LabexMed/Fondation Gerda Henkel , Centre Norbert Elias – UMR 8562 donnera une conférence inaugurale intitulée « Picasso en héritage, modernité en partage ? Réception critique de Picasso en territoire imaginé ». Elle aura lieu le vendredi 16 février à 17h au Centre de la Vieille Charité – Salle le Miroir à Marseille. Cette conférence voudrait revenir, depuis les indépendances, sur la réception critique et la confrontation à l’œuvre de Picasso par des artistes souvent définis comme « extra-occidentaux », et interroger ainsi le retour d’imaginaires possiblement suscité par l’un des maîtres de l’art moderne. La conférence sera précédée d’une présentation de l’exposition par les commissaires et en présence de Xavier Rey, directeur des Musées de Marseille.Entrée libre dans la limite des places disponiblesRetrouvez toutes les informations sur notre carnet hypothèses: https://labexmed.hypotheses.org/?p=2798&preview=true(...)

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La Position du chercheur

Colloque - Mercredi 08 novembre 2017 - 09:00Le colloque est co-organisé par l’École supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée, le MuCEM et le Centre Norbert Elias. Il aura lieu les 8-9 et 10 novembre 2017Le positionnement éthique ou politique d’un chercheur se construit à travers ses méthodes de travail. En sciences humaines et sociales, ces méthodes sont autant de manières de faire au sein du discours. Elles mobilisent un ensemble de gestes et d’opérations qui concernent aussi la recherche artistique. C’est sur ces gestes partagés que nous souhaitons amener le dialogue entre recherches scientifiques et pratiques artistiques.Nous partons de la part commune de matérialité du travail de recherche – la confrontation avec les matériaux, les archives et les témoignages – pour susciter un dialogue autour des gestes de la collecte, des méthodes d’enquête, des formes d’écriture et d’exposition. Admettre que celles-ci ne traduisent pas seulement des résultats, mais constituent en soi des chantiers théoriques et artistiques, c’est ouvrir un espace d’échanges entre arts et sciences sociales.Notre démarche consiste davantage à décloisonner les discours qu’à interroger la spécificité de nos recherches respectives. L’enjeu est de penser la recherche en dehors des frontières disciplinaires afin de constituer un laboratoire de réflexivité et d’innovation offrant aux uns et aux autres la possibilité de déplacer son regard sur ses objets et ses pratiques.MERCREDI 8 NOVEMBRE 2017Centre de la Vieille Charité – Cinéma Le Miroir9h30 : mots d’ouverture, conseil scientifique.ENGAGEMENT ET DISTANTIATION : LE CHERCHEUR ET SON TERRAINModération : Boris Pétric (Centre Norbert Elias)Comment évaluer la proximité ou la distance par rapport à son sujet de travail ? L’implication du chercheur conditionne son intelligence des problèmes à étudier ou des situations à documenter. En témoignent de nombreuses réflexions sur le placement de la caméra, mais aussi sur la place des émotions dans l’énonciation historique, ou encore sur le rôle heuristique des procédés littéraires et des techniques théâtrales de distanciation. Ce dialogue entre chercheurs et artistes vise à interroger le caractère heuristiquement fécond de l’implication sensible du chercheur, ainsi que le rôle du désir dans le geste de chercher.10h00 : Philipe Bazin et Christiane Vollaire11h : Discussion11h30 : pause12h-13h : Kapwani Kiwanga 13h-15h : pause déjeunerModération : Vanessa Brito (ESADMM)15h-15h30 : présentation de la revue Sensibilités par Quentin Deluermoz (il nous faudra réserver une autre salle).16h projection de L’hypothèse du Mokélé Mbembé (1h18) et débat avec Marie Voignier.18h : pauseModération : (intervenant à confirmer)18h30-20h : projection et débat avec Jeff Silva JEUDI 9 NOVEMBRE 2017MuCEM – auditorium Germaine TillionISOLER, CADRER, CONFRONTER : ENJEUX DES GESTES DE LA COLLECTEModération : Lotte Arndt (ESAD Valence-Grenoble) et Dorothée Dussy (CNE) Comment se constitue un objet de recherche ? Tout commence, comme le rappelle Michel de Certeau, avec le geste de mettre à part. Les premiers gestes consistent à collecter, à isoler, à cadrer, à confronter des sources, à opérer des changements de focale. Ils ont une force qui leur est propre, ils fabriquent du sens. Quels effets cela produit sur nos possibilités de compréhension ? Comment un objet se transforme en document, en objet archéologique ou ethnographique ? Qu’est-ce qui se perd lors de cette transformation qui est aussi un abandon de liens et de possibles ? Un des objectifs sera de confronter les enjeux de différents gestes et pratiques de la collecte réalisées par des chercheurs et des artistes.9h30-11h30 : Mathieu Abonnenc (artiste), Romain Bertrand (historien), Benoît de l’Estoile (anthropologue).11h30 : pause12h-13h : Discussion DONNER VOIX, REPHRASER, MONTER : LA RECHERCHE DE FORMES D’ÉNONCIATIONModération : Nicolas Feodoroff (FID) et Aude Fanlo (MuCEM) (à confirmer)Comment faire parler des objets ? Comment prolonger la puissance de parole de voix isolées ou disparues ? Ces questions animent de nombreuses démarches artistiques. Elles sont aussi au cœur de l’anthropologie visuelle ou de la réflexion que certains historiens portent sur l’écriture de l’histoire, l’usage et le traitement de l’archive. Que l’on construise un récit littéraire, cinématographique ou historique, ces questionnements entraînent de nouveaux usages de la citation et de la paraphrase, du découpage et du montage, de la voix off et de la figure du narrateur. Ils produisent des formes d’énonciation plurielle qui donnent à l’objet de la recherche la possibilité de se constituer comme sujet et d’évaluer lui-même son propre statut. 14h30-17h : Patrick Boucheron (historien), Arlette Farge (historienne), Natacha Nisic (artiste), Caterina Pasqualino (anthropologue).17h : pause17h30-18h30 : DiscussionVENDREDI 10 NOVEMBRE 2017MuCEM auditorium Germaine Tillion TROUER LE RÉCIT CONTINU : ESPACES BLANCS, HISTOIRES POTENTIELLES ET CONTREFACTUELLESModération : Vanessa Brito (ESADMM)et Anna Dezeuze (ESADMM) Une manière de refuser le caractère nécessaire de l’état des choses est, pour les historiens, d’imaginer à partir de ce qui s’est amorcé mais non développé dans l’histoire, ce qu’aurait pu être le futur de ces passés inaboutis. Il est possible d’écrire une autre histoire à partir des avenirs non advenus – une histoire fictive, contrefactuelle, mais offrant des ressources à l’action, en dehors de l’évidence du présent. Ces expériences d’écriture en histoire, pratiquées parfois en anthropologie, peuvent alors rencontrer des expériences artistiques de mise en récit. Ce qui nous permettra d’interroger les usages artistiques du document et de l’archive, le statut de la fiction et les régimes de véridicité.9h30-11h45 : Quentin Deluermoz et Pierre Singaravélou (historiens), Vincent Meessen (artiste), Uriel Orlow (artiste).11h45 : pause12h15-13h : DiscussionL’EXPOSITION COMME FORME D’ÉCRITUREModération : Sylvie Collier (UAM) et Jean-Roch Bouiller (MuCEM)Exposer est une opération commune à l’artiste et au chercheur en sciences humaines et sociales. On expose des images, mais aussi une pensée et des arguments. Qu’il soit visuel ou textuel, le montage construit du sens, tisse des récits et propose une narration. Aujourd’hui, philosophes et historiens de l’art cherchent des points de convergence entre la forme-livre et la forme-exposition. Des anthropologues, sociologues et historiens co-construisent des expositions dans des musées de société. Le commissariat de recherche pose clairement la question de l’engagement de l’art par rapport à la connaissance et nous rend à l’évidence que laproduction du savoir est indissociable de ses formes de monstration et d’exposition. Une réflexion commune sur les enjeux de cette forme de narration ouvre encore un espace de dialogues entre nos recherches respectives.14h30-17h00 : Nadine Gomez (directrice du Musée Gassendi et du « Cairn »), Yann-Philippe Tastevin (anthropologue),  (artiste), Philippe Artières (historien).17h : pause17h30-18h30 : Discussion et clôture.(...)

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Séminaire Economie et Histoire

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 19 octobre 2017 - 15:00L’historie et l’économie s’intéressent actuellement à l’ensemble des phénomènes sociaux. Leurs approches mobilisent à la fois des questionnements et des méthodes différentes. Le but de ce séminaire sera d’enrichir l’étude de ces objets partagés en confrontant approches et méthodes à partir de quelques dossiers thématiques. Ces dossiers comptent se focaliser, entre autres, sur la mobilité sociale et intergénérationnelle, le rôle du mariage, et l’impact de l’urbanisation sur des différents phénomènes sociaux.Le séminaire aura lieu un jeudi par mois, en alternance entre le Centre Norbert Elias et l’AMSE.Organisateurs : Jean Boutier, Cecilia Garcia-Peñalosa, Alain Trannoy, Arundhati Virmani.Séance du 19 octobre 2017Alain Trannoy - Questions de mobilité intergénérationnelle: Les élites françaises  Discutant : Jean Boutier> Voir le détail de la programmation à venir sur l'affiche(...)

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