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Giulia Anichini

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Giulia Anichini

 

Thèse soutenue le 11 décembre 2015 à l'EHESS Marseille.

Direction de thèse : Suzanne de Cheveigné, directrice de recherche au CNRS émérite, et codirection : Georges Guille-Escuret, directeur de recherche au CNRS

Le jury :

Suzanne DE CHEVEIGNÉ (Directrice de recherche au CNRS émérite, CNE)
Georges GUILLE-ESCURET (Directeur de recherche au CNRS, CNE)
Louis QUÉRÉ (Directeur de recherche au CNRS émérite)
Brigitte CHAMAK (Ingénieur de recherche INSERM, CERMES3)
Igor BABOU (Professeur, Université de la Réunion)
Dominique VINCK (Professeur, Université de Lausanne)
 

Titre de la thèse 

« L’imagerie par résonance magnétique dans la recherche fondamentale en neurosciences. Ethnographie des pratiques de cartographie du cerveau à l’ère du numérique »


Sujet de la thèse 

Notre recherche aborde les pratiques cartographiques du cerveau au prisme d’une technique d’imagerie : l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Une enquête ethnographique réalisée sur deux sites, une plateforme scientifique mutualisée (d’IRM fonctionnelle) et un organisme de recherche en neurosciences, nous a permis de suivre toutes les étapes du processus de la recherche (de la conception du protocole expérimental à la publication des résultats) et d’appréhender la façon dont les images sont engagées dans la production du savoir sur le cerveau.

L’étude de la morphologie du cerveau, qui mobilise de plus en plus les bases de données et des logiciels conçus pour le traitement d’un grand nombre d’images, pose des nouvelles contraintes propres à une science de plus en plus « data-driven ». Souvent le travail scientifique témoigne de pratiques que nous avons définies au moyen de la notion de « bricolage », et qui cherchent à répondre à des injonctions normatives contradictoires que nous avons tenté de faire émerger.

Une partie de notre recherche est consacrée aux neurosciences sociales, branche d’appartenance de certains informateurs que nous avons suivis, et à la localisation des régions qui composent le cerveau dit « social » (Dunbar, 1998). Pour nous, l’ancrage biologique de certaines dispositions mentales assuré par les données issues de la neuro-imagerie fonctionnelle, fournit une légitimation de l’ordre social existant. Les émotions « morales » notamment fonctionnent en tant que bio-marqueurs dans le clivage entre « normal » et « pathologique » mais elles participent aussi à la construction du cerveau « sexué ».


Thématiques de recherche : Anthropologie des sciences, pratiques expérimentales dans les neurosciences, objectivité et imagerie scientifique, travail de l’ingénieur, bricolage.

 

allocataire en anthropologie

 

Publications

  • 2017 (à paraître)," Le côté « obscur » de la science. L’occultation de la connaissance dans le travail des neuroscientifiques ", Revue d’anthropologie des connaissances.
  • 2017 (à paraître), avec Carraro F., Geslin P., Guille-Escuret G., " Savoirs techniques et recherches scientifiques : complémentarités nécessaires et concurrences croissantes ", ISTE Editions.
  • 2014, « Quand c'est la science qui bricole c'est du sérieux » , in Boulay & M.-L. Gélard (dir), Vivre le sable ! Corps matière et sociétés, Techniques & Culture, 61 : 212-235.
  • 2014, Traduction (de l’italien) du chapitre d’ouvrage de Salvatore Bruno Barba (Université de Gênes), « Le Brésil et ses Coupes du Monde : 1930-2014 : quand l’histoire se fait avec les pieds », in Bertrand Piraudeau (dir), Le football brésilien. Regards anthropologiques, géographiques et sociologiques, L'Harmattan.
  • 2012, avec Cheveigné, S. de., « Overview of Research Related to Science in Society in Europe », Science and Public Policy, 39(6), 701-709.

Rapports de recherche

  • 2011, Rapport de recherche, Intercultural dimensions of ITER scientific community, EFDA Workprogramme 2010 Socio-Economics (results of field work)
  • 2010-2011, Rapport de recherche, Intercultural dimensions of ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) scientific community, EFDA Workprogramme 2010 Socio-Economics, (state of art and project)
  • 2010, avec Suzanne de Cheveigné, Monitoring Policy and Research Activities on Science in Society in Europe (MASIS), National Report 2010, France

Organisation de journées scientifiques

  • 23 et 24 mai 2013, organisation des Journées doctorales du Centre Norbert Elias autour du thème « En quoi ma recherche est-elle pire que celle des autres ? » (Une première journée dédiée aux contraintes empiriques et méthodologiques et une deuxième aux contraintes épistémologiques de la recherche), Université d’Avignon

      

Centre Norbert Elias
EHESS - Campus Marseille
La Vieille Charité
2, rue de la Charité
13 002 Marseille
France

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