Les chercheurs correspondants | Les chercheurs correspondants

Isabelle Delaunay

Coordonnées professionnelles

Isabelle Delaunay

06 46 54 62 82

 

Chercheure correspondant au Centre Norbert Elias, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales

 

Domaines de recherche 

Sociologie du droit civil et du droit social contemporain

Sociologie de la famille

Veuvage et veuvage précoce, orphelins

Protection sociale et politiques sociales

Précarité, pauvreté

Genre

Vieillissement

 

Formation et diplômes

Doctorat en sociologie : 13 décembre 2013. Centre Norbert Elias, Ecole des hautes Etudes en Sciences Sociales. Mention très honorable avec les félicitations du jury.
« Le veuvage précoce et ses conséquences juridiques, économiques et sociales »

Sous la direction d’Irène Théry, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Centre Norbert Elias.
Jury de thèse : Laurent Toulemon, Directeur de recherches à l’INED (Institut National d’Etudes démographiques), Agnès Fine, Directrice d’études à l’EHESS et Gérard Neyrand, Professeur à l’Université de Toulouse.

Concours d’attaché territorial : mars 2008

DEA d’études germaniques : 1992, Université de la Sorbonne nouvelle, Paris III.
Mention assez bien

DESS bilingue franco-allemands : 1991, « Economie et société des pays de langue allemande ». Université de la Sorbonne nouvelle. Mention bien.
Année probatoire (1989/1990) et année pleine 1990/1991.

Diplôme de la Chambre franco-allemande de Commerce et d’Industrie : 1989

Maîtrise ès lettres, option allemand : 1989, Université de Créteil, Paris XII – mention bien 
Mémoire : « Die Familienpolitik in der Kulturgeschichte Deutschlands seit 1945. Ein deutsch-französisches Vergleich »

Licence ès Lettres, option études germaniques : 1988,  Sorbonne 

Hypokhâgne :1984-1986, Lycée Claude Monet et Khâgne, Lycée Henri IV 
 

Expérience professionnelle

Conseil général de Vaucluse, Pôle social : 
Conseiller technique auprès du DGA, en charge de l’Observatoire social et sanitaire
depuis octobre 2013
Directrice adjointe du contrôle des établissements sociaux et médicosociaux :
Juillet 2010 à septembre 2013
Chargée de mission en évaluation de politiques publiques et Enfance/Famille
Juillet 2005 à juin 2010

OCIRP (Organisme Commun des Institutions de Rente et de Prévoyance)
Attachée de direction, en charge de la communication : de 1999 à juin 2001
Responsable de la communication : de janvier 1990 à janvier 1999
Rédactrice documentaire : de novembre 1987 à décembre 1989
 

Expérience d'enseignement et de recherche

Membre du groupe d’exploitation du recensement 99 de l’Insee et de l’enquête « Etude de l’histoire familiale 99 » de l’Ined, 2003-2005
 
Membre du groupe de recherche de l’OFCE (Observatoire Français des Conjonctures Economiques) sur les inégalités entre hommes et femmes, 2005-2006

Chargée de cours en sociologie quantitative en Diplôme Universitaire Technologique (Statistique et Informatique Décisionnelle), Université des Pays du Vaucluse, 2008-2009

Chargée de cours en communication en licence professionnelle,  Ecole d’Arts graphiques des Gobelins, 2003-2004

Chargée de cours en communication en master 1, Université des Pays de Vaucluse, 2002-2005

Chargée de cours en communication, en licence, Université de Marne la Vallée, 2001-2003
 

Publications

Chapitre d’ouvrage collectif

  • 2009, « Le veuvage précoce en France : la dimension oubliée de la conjugalité contemporaine ». La Valeur des liens : hommes, femmes, et transactions familiales. Agnès Martial dir. Presses Universitaires du Mirail
  • 2005, « Le veuvage précoce en France ». Histoires de familles, histoires familiales. Les résultats de l’enquête Famille de 1999. Lefevre Cécile et Filhon Alexandra dir. Les cahiers de l’INED. Mars . http://www.ined.fr/lili_efl2010/cahier_ined_156/ci_156_partie_6.19.pdf

Articles dans des revues à comité de lecture

  • 2005, « Veuvage précoce et différences de genre », sous la direction d’Irène Théry. Recherches et Prévisions n° 85, septembre,  https://www.caf.fr/sites/default/files/cnaf/.../RP85-IDelaunay-Berdai.pdf
  • 2004, « Veuvage précoce : les raisons d’un oubli ». Recherches et Prévisions n° 76, juin, https://www.caf.fr/sites/default/files/cnaf/Documents/Dser/PSF/076/RP76-IDelaunay-Berdai.pdf

Autres publications

  • 2011, « Vaucluse à l'horizon 2020 : une hausse du nombre de personnes âgées dépendantes, concentrée sur les très grands âges » Isabelle Delaunay (Conseil général de Vaucluse), Virginie Meyer, Eric Rubiloni ((Insee Provence-Alpes-Côte d'Azur), février , http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=17042
  • 2006, « Le veuvage précoce en France : Situation démographique, sociale et économique des allocataires des Caf jeunes veufs ». Dossier d’étude n°86, Caisse Nationale d’Allocation familiales, Direction de l’Actuariat, des Statistiques, des Etudes et de la Recherche, https://www.caf.fr/sites/default/files/cnaf/.../dossier_86_-_veuvage.pdf

Communications sans actes

  • « Une nouvelle approche des familles monoparentales par veuvage précoce in France/ A new approach to oneparent families by early widowhood in France », Chaire Quetelet 2014 : 40ème edition, 2014 Quetelet Seminar : 40th edition , “Fécondité, infécondité et famille, approche interdisciplinaire/Fertility, childlessness and the family : A pluri-disciplinary approach” , Louvain-la-Neuve, 5-7 novembre 2014.Centre de recherche en démographie et société, Université catholique de Louvain, http://www.uclouvain.be/478889.html
  • « Structures familiales et pauvreté infantile », communication faite lors du colloque « Vivre la pauvreté quand on est un enfant », Dispositif Régional d’Observation Sociale, 21 novembre 2011. http://www.dros-paca.org/fr/les-colloques-du-dros/les-colloques-du-dros-detail/article/colloque-21-novembre-2011/
  • Intervention dans le séminaire dirigé par Irène Théry, directrice d’études à l’EHESS sur « La dimension sexuée des inégalités sociales : la surmortalité masculine précoce ». Centre Norbert Elias, Avril 2004.
  • « La place de la femme aujourd'hui dans la loi française : le cas particulier du veuvage », communication faite lors du colloque organisé par la région Paca : « Famille et code civil : questions à l’Europe », 26 novembre 2004. http://www.unaf.fr/IMG/pdf/CR_Colloque_URAF_261104_-_Famille_et_Code_Civil1.pdf

Travaux cités dans :

  • Le Rapport « Filiation, origines, parentalité, le droit face aux nouvelles valeurs de responsabilité générationnelle », sous la présidence d’Irène Théry, avril 2014.
  • Le Rapport du Conseil d’orientation des Retraites : « Les Perspectives : quelles évolutions des droits familiaux et conjugaux en matière de retraite ? », juillet 2008.
  • Rapport du Haut Conseil de la Famille : « Ruptures et discontinuities de la vie familiale. Note n°1. Veufvage, séparation et isolement du père ou de la mère », 8 juillet 2010.
  • Le Rapport de mission remis à Madame Nicole Ameline, Ministre de la Parité et de l’Egalité professionnelle : « Les inégalités entre les femmes et les hommes : les facteurs de précarité », 3 mars 2005.

 

Résumé de la Thèse

Cette thèse porte sur le veuvage précoce, celui de personnes de moins de 55 ans, entendu au sens large : le veuvage de personnes mariées, non mariées ou remariées, qui ne sont pas considérées comme des veufs au sens de l’état civil.


Elle part d’un constat étonnant : alors que la perte du conjoint constitue une expérience humaine très importante, il est très difficile de l’appréhender et même de chiffrer ce phénomène. Alors que l’Insee et l’Ined ont tant œuvré pour moderniser la catégorie « couple » et ont conduit, depuis les années quatre-vingts, des enquêtes qui ont permis d’appréhender les différentes formes d’union, avec ou sans mariage, le veuvage est dans l’immense majorité des études resté défini par l’état civil : avoir perdu un conjoint avec lequel on était marié et ne s’être pas remarié. Ceci ne permet de comptabiliser ni le décès du partenaire dans les couples de concubins, ni la perte du premier conjoint chez les personnes remariées. Ainsi la catégorie veuvage a été l’oubliée de la modernisation des catégories sociodémographiques, alors même qu’il paraît fort peu probable que le phénomène du démariage, et sa traduction en termes d’augmentation des unions libres, des ruptures du couple et des recompositions, n’ait pas transformé en profondeur le veuvage lui-même comme fait social.


Encore plus difficile à saisir, considéré comme ayant disparu avec les guerres, Le veuvage précoce cumule l’invisibilisation propre au veuvage, la disparition de notre vie quotidienne de ses causes dans le passé et, d’autre part, tous les stéréotypes sociaux autour de la perte du conjoint. Pourtant sa disparition ne correspond pourtant pas à la réalité des faits et en particulier au très important phénomène de surmortalité masculine qui caractérise la France générant l’écart d’espérance de vie entre les deux sexes le plus élevé d’Europe et vraisemblablement de nombreux veuvages précoces féminins.


Partant de ce constat, la thèse postule que l’invisibilisation du veuvage précoce pose d’autres questions que la simple disparition d’un fait social. En effet, il constitue aujourd’hui, en France, une question sociale, porteuse d’enjeux sociaux et politiques qui en font une situation singulière. Il pose d’autres problèmes que le veuvage en général du fait du traitement qui lui est réservé par les dispositifs sociaux. L’étude du droit social montre que les veufs de moins de 55 ans ne bénéficient pas des mêmes droits que ceux de plus de 55 ans et que ces droits sont accordés de façon très restrictive. A cela s’ajoute le phénomène général de démariage avec les transformations familiales et conjugales, de l’union libre et des remises en couple. Or, les dispositifs sociaux prévus en cas de veuvage précoce n’apportent qu’une réponse parfaitement incomplète et insatisfaisante en ne reconnaissant comme des veufs que les personnes qui ont été mariées.


La thèse se propose donc d’éclairer cet aspect encore largement méconnu du paysage familial contemporain en partant d’une hypothèse simple : il faut impérativement moderniser la catégorie veuvage pour qu’elle puisse devenir, d’une part, une catégorie d’analyse intégrant les transformations de la famille, du couple, de la filiation et de la parenté et, d’autre part, une catégorie d’action publique efficace.


La thèse est organisée en cinq parties.


L’état des lieux livre d’abord une lecture historique de la question du veuvage : elle montre le lien entre les grandes transformations du mariage, civil ou religieux, et de ses représentations ainsi que celles du veuvage et, d’autre part, l’importance du genre au regard de la place sociale accordée au veuf ou à la veuve, dans une société dans laquelle le statut matrimonial de « marié » organisait la dignité des personnes.


La synthèse de la littérature anglo-saxonne et européenne souligne l’essor récent des travaux sur le veuvage, lié au vieillissement ou à la recherche historique, renouvelant l’approche du veuvage qui, jusqu’alors, considérait uniquement la perte du conjoint du point de vue du deuil, nourri de travaux de démographes s’inscrivant dans la tradition de Durkheim sur l’anomie sociale.


Cette analyse d’ensemble, fait ressortir deux limites : d’une part, que l’étude du veuvage contemporain reste limitée aux personnes âgées et, d’autre part, que toutes ces recherches restent centrées sur le veuvage de personnes mariées. Elles ne tiennent pas compte du veuvage des concubins.


Cette réflexion est prolongée, par l’exploration sociojuridique de la catégorie « veuvage ». Elle montre les très fortes tensions internes du droit droit civil et social qui suivent aussi cette définition du veuvage comme d’un état matrimonial - qui désigne une personne qui a été marié et n’est pas remariée - tout en étant confrontés à l’expérience de la mort du conjoint au sein de couples non mariés.


La définition du veuvage comme état matrimonial a été reprise par les sociodémographes de sorte que les statistiques démographiques portant sur le veuvage sont aujourd’hui encore établies à partir de l'état civil. La thèse relève alors un paradoxe : alors que les transformations du couple contemporain ont entrainé un important effort d’adaptation des catégories statistiques et de l’analyse sociodémographique, cet effort reste encore à accomplir quand le couple est rompu par décès. La perte par décès d’un conjoint non marié est tout simplement effacée et non prise en compte.


Dès lors, la thèse propose une nouvelle approche du veuvage, intégrant tous les changements liés à l’évolution des formes de vie conjugales, avec ou sans mariage.


La thèse fait les deux propositions de renouvellement des catégories sociodémographiques : définir le veuvage par la perte du conjoint, quel que soit le type de couple (marié, en concubinage, pacsé, de même sexe ou de sexe différent) ; définir ensuite le veuvage comme un évènement biographique en distinguant les veufs seuls et les veufs à nouveau en couple. Ces deux propositions sont complétées par une autre : distinguer les « veufs précoces » (les veufs qui ont perdu un conjoint avant d’avoir 55 ans) des « jeunes veufs » qui ont toujours moins de 55 ans au moment de l’enquête et qui, de ce fait, se trouvent dans une situation spécifique au regard des droits sociaux en France.


L’impact de ces propositions se mesure dans l’utilisation de ces nouvelles catégories : l’exploitation originale de l’Enquête famille 99 (EHF99) de l’Ined montre que 18,8 % des veufs sont habituellement effacés des statistiques alors même que ces veufs ne présentent pas de caractéristiques différentes des autres. Parmi les 360 000 jeunes veufs, qui ont moins de 55 ans, la proportion est de 33 % : les 2/3 étaient en concubinage, les autres se sont remariés. Parmi les veufs précoces, cette proportion est de un sur cinq.


L’EHF99 permet de vérifier que dans un contexte d’évolution des normes de vie conjugale et familiale que le veuvage lui-même comme évènement et comme état change : le veuvage précoce, qui touche des générations plus jeunes, évolue davantage encore - il est contient davantage d’ « effacés » - et agit comme un révélateur supplémentaire de ces changements. Il y a en quelle que sorte un veuvage précoce du temps du démariage.


Par ailleurs, l’EHF99 révèle des proportions élevées de femmes (80 %) parmi les jeunes veufs, reflet de l’asymétrie des risques de surmortalité masculine prématurée. Celle-ci pose la question des inégalités entre hommes et femmes et ouvre sur des interrogations sur la pauvreté qui découle du veuvage précoce en lien avec les taux importants de monoparentalité puisque neuf jeunes veufs sur dix ont eu des enfants avec le conjoint décédé.


La thèse traite ensuite du rapport entre veuvage précoce et pauvreté à travers l’exploration sociojuridique des systèmes de projection sociale et des pensions de réversion actuelles attribuées uniquement aux veufs mariés, ainsi que du point de vue du seuil d’âge de 55 ans : celui-ci a constitué un enjeu constant qu’il s’agisse de la création de l’Assurance veuvage, de la jurisprudence européenne, puis française ou de la réforme des retraites de 2003 prévoyant sa suppression du régime général pour le rétablir en 2009.


Une seconde enquête qualitative portant sur 131 000 jeunes veufs allocataires de la CNAF, dont 80 % de femmes, et 217 000 enfants orphelins de père ou de mère, éclaire le phénomène de pauvreté : Les deux tiers des jeunes veufs ont des ressources inférieures à 1000 euros par mois ; 15,5 % des jeunes veufs, soit 20 000, perçoivent le RMI contre 10 % des allocataires des CAF et 3% des veufs de plus de 55 ans. Cette enquête montre aussi que la situation des familles avec un seul enfant à charge parait plus difficile que celle des familles de jeunes veufs avec deux enfants ou plus à charge vers lesquelles s’organisent davantage de transfert sociaux. Les chiffres exposés permettent aussi de souligner la situation fragile des jeunes veufs sans enfant. Parmi eux, 9 sur 10 ont des ressources inférieures à 1000 euros mensuels.


Cette appréhension du veuvage précoce est complétée par une enquête par entretiens réalisée auprès de jeunes veufs au sens large, bénéficiaires du RMI : 24 femmes et 4 hommes, dont 39 % de concubins. Elle aborde plusieurs questions dont le vécu de la mort et les obsèques, le deuil et les proches, la prise en charge des enfants. Cette enquête montre que l’expérience de la mort du conjoint, considérée sous l’angle du vécu d’un évènement, justifie le fait de considérer les jeunes veufs comme un ensemble. La singularité de l’expérience de la mort du conjoint se traduit par un statut social, caractérisé pour les veufs mariés par la pression sociale à l’effacement, et pour les veufs ex-concubins, les « effacés » des statistiques, par le sentiment de ne pas exister et de ne pas être reconnus dans leur expérience du veuvage, sentiment accru par leur exclusion des pensions de réversion.


Enfin, la thèse conclut par une ouverture sur les débats actuels portés par le Conseil d’Orientation de Retraites qui, depuis 2008, a repris cette nouvelle approche dans l’examen des droits à réversion et distingue les veufs/état civil et les veufs au sens large. Une lecture sociologique des rapports publiés montre les difficultés à prendre en compte au plan institutionnel l’ensemble des jeunes veufs tout autant qu’une prise de conscience progressive qu’il faut reposer autrement la question du veuvage et l’inclure dans les grandes transformations du couple, de la famille, de la parenté et de la filiation.


 

EHESS
CNRS
Université D'Avignon
Aix-Marseille

flux rss  Actualités

Rencontres musico-doctorales de Paris à Marseille

Rencontre - Jeudi 22 juin 2017 - 10:00Ces journées, organisées par le Centre Norbert Elias et le Centre Georg Simmel avec le soutien de l'EHESS, se donnent pour objectif de mettre en lumière des travaux de doctorant.e.s travaillant sur la musique.Vous trouverez dans le programme de ces rencontres des communications sur les thèmes de la programmation des musiques du monde, de l'apprentissage de la techno, du music-hall, mais bien d'autres encore. 

Lire la suite

Dimension sexuée de la vie sociale

Journée(s) d'étude - Jeudi 16 mars 2017 - 09:30Ces journées d’étude analyseront les reformulations que révèle, dans la parenté, la circulation des choses, des corps ou des personnes au sein d’un monde globalisé. Trois phénomènes majeurs seront envisagés, du plus récent au plus ancien : les nouvelles techniques de reproduction, du don de gamètes à la gestation pour autrui, l’adoption internationale et ses déclinaisons, la migration. Les circulations qu’ils recouvrent tendent en effet à questionner, troubler ou reformuler les relations entre parents comme les rapports de genre. Elles interrogent les frontières nationales et les législations qui leur sont associées, suscitent de nouvelles formes de mobilités, redéfinissent les  identités et les appartenances. Quels éléments circulent, sous quelles formes et par quelles voies lorsqu’il s’agit de procréer, de construire une famille, de faire vivre ou de maintenir l’existence des liens entre parents ? À quelles relations donnent lieu ces circulations, qu’il s’agisse du « voyage » que représente le transfert de paillettes de sperme, de la figure lointaine d’une gestatrice connue ou non, des liens construits dans les parcours d’adoption internationale ou de la manière dont la distance et la mobilité tendent à reformuler les liens familiaux en situation de migration ?  À la croisée de la parenté, de la citoyenneté et de la nationalité, on questionnera enfin les dispositifs d’affiliation, de reconnaissance et d’appartenance que révèlent ces différentes circulations.

Lire la suite

Aide humanitaire et aide au développement : problèmes et perspectives

Débat - Mardi 31 janvier 2017 - 18:00Rony Brauman et Jean-Pierre Olivier de Sardan, directeur d'études à l'EHESS,  débattent autour du thème « Aide humanitaire et aide au développement : problèmes et perspectives », le mardi 31 janvier 2017

Lire la suite

Plus d'actualités

École des hautes études en sciences sociales

Centre de la Vieille Charité
2, rue de la Charité
13002 Marseille

tél. : 04 91 14 07 27