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Bruno Jaudon

     

historien – époque moderne

professeur dans le secondaire – Mende

     

Bruno Jaudon

06 70 57 83 84

          

Equipe HEMOC / Centre Norbert Elias - UMR 8562

(Histoire de l’Europe moderne et contemporaine)

Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse

74 rue Louis Pasteur

84029 Avignon cedex 1

          

Projet de recherche

La construction des municipalités à l’époque moderne. Territoire, politique et frontières des municipalités rurales de la France méridionale.

Le territoire, comme support de l’histoire des constructions nationales par l’État, le politique et le militaire, très solidement balisé, demande désormais d’être considéré autrement par le regard historique, au moyen d’autres échelles de réflexion, d’autres grilles de questionnement et d’une documentation différente.

     

Les processus de construction et de gestion territoriale des objets politiques, des municipalités rurales notamment, induisent l’existence de prises de décisions, nécessairement politiques ou politisées, du moins justifiées par un argumentaire adapté à la gestion de l’espace municipal. Cette politique au village, rarement étudiée pour l’époque moderne, pose la question du tracé permanent que dessinent les limites sociales entre bien public ou bien commun et intérêts privés : où s’arrêtent quelles solidarités rurales, pourquoi, quand et comment se soustrait-on du reste de la communauté ? Au-delà des témoignages, forcément englobants et normalisants, des grands administrateurs, des intellectuels et des juristes, il paraît pertinent de revenir massivement à la documentation de terrain, c’est-à-dire produite par les communautés elles-mêmes et leurs membres ou à défaut, à leur échelle. Cela permet de faire émerger les convergences et les divergences entre « système apparent » et « système réel » (Daniel Dessert) mais aussi, de les expliquer en même temps (thèse personnelle).

     

Cursus universitaire et qualifications

2012 : qualification aux fonctions de Maîtres de conférences (section 22 du CNU)

2011 : doctorat en histoire moderne de l’université Paul Valéry-Montpellier III (Les compoix de Languedoc. Pour une autre histoire de l’État, du territoire et de la société), sous la direction d’Élie Pélaquier (directeur de recherche au CNRS) – mention très bien avec les félicitations du jury à l’unanimité

2000 : DEA d’histoire moderne de l’université Montpellier III – mention très bien

1996 : maîtrise d’histoire moderne de l’université Montpellier III – mention très bien

1994 : CU d’histoire régionale de l’université Montpellier III

     

Thèse

Les compoix de Languedoc. Pour une autre histoire de l’État, du territoire et de la société, 2 vol., 877 p

L’histoire des cadastres dans leur ensemble, c’est-à-dire Moyen Âge et espaces urbains compris, a révélé des pics et des planchers de production, des zones de diffusion et d’autre de refus du document. De manière notable, le basculement des requêtes effectuées dans une base de données riche – ainsi que de structuration et d’articulation complexe – vers un SIG, a par exemple démontré à quel point la seconde moitié du xviiie siècle languedocien était originale. On sait que la question des cadastrations d’États traverse alors toute l’Europe et échoue dans le royaume, en 1763. Et, tandis que les compoix du Languedoc sont moins fréquemment refaits et vieillissants, pendant que le système fiscal de la province s’essouffle dramatiquement, les administrateurs et les lettrés se prennent à en dresser un véritable panégyrique, forgeant pour les générations d’historiens à venir le mythe d’une région exemplaire en matière d’impôt et de péréquation.

     

La maîtrise de l’assistance informatisée a ainsi permis de comprendre l’histoire du cadre juridique et fiscal, qui entoure la réalisation de matrices cadastrales, non seulement dans l’actuelle France du Sud, mais à l’échelle de l’Arc méditerranéen, de la péninsule italienne à l’est de la péninsule ibérique. Cette connaissance de l’arrière-plan réglementaire et culturel a contribué à dater des années 1430-1460 l’individualisation du système fiscal languedocien dans le royaume, d’attester que, comme ailleurs dans l’espace nord-méditerranéen, les fiscalités municipales, urbaines d’abord et rurales ensuite, ont été fondées sur la réalisation de cadastres rudimentaires, les estimes, et que c’est dans ce cadre-là que les États en cours de développement, se sont coulés.

     

Cela a motivé un sous-titre de thèse a priori éloigné de considérations strictement cadastrales : Pour une autre histoire de l’État, du territoire et de la société. En effet, l’autre grande innovation a été d’inverser le regard habituellement porté par les historiens sur les matrices cadastrales. Celles-ci sont d’ordinaire exploitées, dans toute l’Europe et le Moyen Orient, comme des sources permettant d’écrire l’histoire du paysage, des masses culturales et de la répartition des fortunes foncières. Mon parti a été de renverser le point de vue, pour considérer le document tel qu’en lui-même, c’est-à-dire posté au carrefour de plusieurs centres d’intérêt divergents. Élaboré pour calculer des revenus cadastraux et aider à payer l’impôt royal, il est un témoin de l’histoire du développement de l’État à l’échelle de la communauté d’habitants. Conçu pour dresser des listes actualisées de contribuables, il recèle des bribes d’histoire de la politique microlocale. Fondé sur le recensement du parcellaire soumis à l’impôt, il établit la liste des terres constitutives de la dimension physique de la communauté d’habitants : il raconte, vu par le bas, le processus de la construction territoriale dans le royaume.

     

Principales publications

Sous presse

  • Les compoix de Languedoc. Impôt, territoire et société du xive au xviiie siècle, collection « Bilbliothèque d’histoire rurale », n° 12 ou 13, env. 450 p., Rennes, Presses universitaires de Rennes – version remaniée et publiée de la thèse

  • « À la croisée des savoirs et des époques : le compoix de Saint-Germain-de-Calberte (Cévennes) de 1579 », Études Roussillonnaises, n° spécial : « Les savoirs dans les campagnes » (C. Verna dir.).

       

Articles dans des revues internationales ou nationales avec comité de lecture

  • 2010, avec S. Olivier, « Compoix et aménagement du territoire en Languedoc (XVIe-XVIIIe siècles) », Annales du Midi, t. 122, n° 272, p. 515-533.

  • 2009, avec  J. Lepart, P. Marty, É. Pélaquier, « Hommes et arbres du Causse Méjan. Histoire et environnement (XVIe-XXe siècle) », Histoire & Sociétés rurales, n° 32, p. 7-47.

  • 2007, avec J.-L. Abbé, « Enjeux et gestion des milieux humides. Les étangs asséchés de la vallée de l’Hérault au cours du dernier millénaire », Annales du Midi, t. 119, n° 257, p. 27-40.

  • 2006, « Faire un compoix en Gévaudan sous l’Ancien Régime. Six rapports d’opérations cadastrales (1482-1788) », Histoire & Sociétés rurales, n° 26, p. 129-168.

     

Articles dans des revues avec comité de lecture

  • 2010, « L’olivier à travers quelques documents cadastraux de la moyenne vallée de l’Hérault », actes du colloque « L’olivier et l’identité des pays de l’Europe méditerranéenne » (Montpellier, 17-18 mars 2006), Liame, n° 20, p. 113-124.

  • 2009, « L’olivier dans l’Hérault aux XVIe et XVIIe siècles », Études Héraultaises, hors-série : P. Laurence et A. Roussel coord., Le retour de l’olivier, retour sur l’olivier, p. 33-42.

  • 2005, « L’occupation du sol à Usclas-d’Hérault des années 1580 aux années 1870», Études Héraultaises, n° 35, p. 97-108.

  • 2004, « La crosse de l’évêque et la chaîne de l’arpenteur : Tressan autour de 1600 », Liame, n° 11, p. 19-61

  • 1998, « Tressan de 1770 à 1826 : le demi-siècle du changement agricole », Études héraultaises, n° 28-29, 1997-1998, p. 89-96.

  • 1998, avec E. Demaille, É. Pélaquier, « De la représentation médiévale et moderne du territoire languedocien à la cartographie informatisée », Liame, n° 1, p. 72-105.

    

Articles dans des revues sans comité de lecture

  • 2010, « L’impôt au village : la taille en Gévaudan sous l’Ancien Régime. Contribution à l’enquête nationale ‘La taille et ses équivalents’ », Bulletin du CER de Mende, n° 29, p. 3-14.

  • 2009, avec H. Bohbot, J. Lepart, P. Marty, É. Pélaquier, « Dynamiques et transformations des paysages : processus écologiques et socio-économiques », Les dossiers d’Agropolis International. Compétences de la communauté scientifique, n° 3 : « Information spatiale pour l’environnement des territoires », 2009, p. 56.

  • 2009, « Le genêt textile hors du Lodévois : l’exemple du Gévaudan (XVIe-XVIIIe siècles) », Cahiers du Lodévois et du Larzac, n° 32, p. 69-72.

  • 2009, avec S. Olivier, « Les oliviers à Lastours (XVIe-XXe siècles) », Patrimoines. Vallées des Cabardès, cahier n° 4, p. 79-87.

  • 2007, « Campagnes ingrates ? Le Mont Lozère au XVIe siècle », Bulletin du CER de Mende, n° 27, p. 23-32.

  • 2005, « Les cadastres avant le cadastre : les compoix du Gévaudan (1478-1788) », Bulletin du CER de Mende, n° 25, p. 3-17.

      

Communications avec actes dans un congrès international

  • 2012, « Dire l’espace littoral en Languedoc : une question de points de vue » in G. Larguier, coord., Les hommes et le littoral autour du golfe du Lion, XVIe-XVIIIe siècle, actes des 7e journées d’Histoire et Histoire du Droit et des institutions de l’université de Perpignan Via Domitia, (21 mai 2011), Perpignan, Presses universitaires de Perpignan, p. 199-213.

  • 2011, « Entre devoir et nécessité : l’élaboration du revenu cadastral en Languedoc au XVIIIe siècle » in F. Bourillon, M. Touzery, N. Vivier, éd., La mesure cadastrale. Estimer la valeur du foncier, Rennes, Presses universitaires de Rennes, p. 101-120.

  • 2008, « Les contradictions fiscales du Gévaudan au dernier siècle de l’Ancien Régime » in A. Follain, éd., Campagnes en mouvement en France du XVIe au XIXe siècle. Autour de Pierre de Saint Jacob, actes du colloque international d’histoire rurale (Dijon, 23-24 mars 2007), Dijon, EUD, p. 275-287, p. 334-336.

  • 2008, « Un enjeu historique de premier plan : les justices secondaires du Gévaudan » in G. Larguier, coord., Les justices royales secondaires en Languedoc et en Roussillon, XVe-XVIIIe siècle, actes des 3e journées d’Histoire et Histoire du Droit et des institutions de l’université de Perpignan Via Domitia, (3 mars 2007), Perpignan, Presses universitaires de Perpignan, p. 181-194.

  • 2008, « Les villages et la taille épiscopale en Gévaudan (XVIIe-XVIIIe siècles) » in G. Larguier, coord., Les communautés et l’argent. Fiscalité et finances municipales en Languedoc, en Roussillon et en Andorre, XVe-XVIIIe siècle, actes des 2e journées d’Histoire et d’Histoire du Droit et des Institutions de l’université de Perpignan Via Domitia (14 janvier 2006), Perpignan, Presses universitaires de Perpignan, p. 129-148.

  • 2006, avec J. Lepart et al., «Troupeaux et paysages sur le Causse Méjan (XVIIe-XXe s.)» in P.-Y. Laffont (éd.), Transhumance et estivage en Occident des origines aux enjeux actuels, actes des XXVIe Journées internationales d’histoire de l’abbaye de Flaran (9-11 septembre 2004), Toulouse, Presses universitaires du Mirail, p. 275-289

  • 2003, « Le vignoble de Tressan et ses mécanismes de conquête de 1770 à 1870 » in G. Gavignaud-Fontaine, H. Michel (dir.), Vignobles du Sud, XVIe-XXe siècle, actes du colloque de Montpellier (20-21 mars 2002), Montpellier, PM3, p. 197-231.

  • 2003, avec P. Marty, É. Pélaquier, J. Lepart, « Spontaneous Reforestation in a Peri-Mediterranean Landscape : History of Agricultural Systems and Dynamics of Woody Species » in E. Fouache, dir., Environmental Dynamics and History in Mediterranean Regions, Paris, Elsevier, p. 179-186.

  • 2003, avec P. Marty et al., « Espaces boisés et espaces ouverts : les temporalités d’une fluctuation. Le cas du causse Méjan (Massif Central, France) » in Des milieux et des hommes : fragments d’histoires croisées, Paris, Elsevier, p. 103-113

     

Communications avec actes dans un congrès national

  • 2007, avec S. Olivier, « Du buron d’Aubrac au village urbanisé de la plaine : le bâti rural languedocien (XVIe-XIXe siècle) » in P. Madeline, J.-M. Moriceau, éd., Bâtir dans les campagnes. Les enjeux de la construction de la Protohistoire au XXIe siècle, p. 213-241.

  • 2007, « Le paysage cadastral languedocien, photographie imparfaite du paysage (XVe-XIXe siècle) », actes de la table ronde de l’université Montpellier III (octobre 2005), Liame, n° 14, n° spécial : « Cadastres et paysage », p. 11-29.

  • 2001, « La saisie sous Access des données d’un compoix et leur utilisation sociale » in A. Claveirole, É. Pélaquier, dir., Le compoix et ses usages, actes du colloque de Nîmes (26-27 novembre 1999), Montpellier, PM3, p. 105-132.

     

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La Position du chercheur

Colloque - Mercredi 08 novembre 2017 - 09:00Le colloque est co-organisé par l’École supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée, le MuCEM et le Centre Norbert Elias. Il aura lieu les 8-9 et 10 novembre 2017Le positionnement éthique ou politique d’un chercheur se construit à travers ses méthodes de travail. En sciences humaines et sociales, ces méthodes sont autant de manières de faire au sein du discours. Elles mobilisent un ensemble de gestes et d’opérations qui concernent aussi la recherche artistique. C’est sur ces gestes partagés que nous souhaitons amener le dialogue entre recherches scientifiques et pratiques artistiques.Nous partons de la part commune de matérialité du travail de recherche – la confrontation avec les matériaux, les archives et les témoignages – pour susciter un dialogue autour des gestes de la collecte, des méthodes d’enquête, des formes d’écriture et d’exposition. Admettre que celles-ci ne traduisent pas seulement des résultats, mais constituent en soi des chantiers théoriques et artistiques, c’est ouvrir un espace d’échanges entre arts et sciences sociales.Notre démarche consiste davantage à décloisonner les discours qu’à interroger la spécificité de nos recherches respectives. L’enjeu est de penser la recherche en dehors des frontières disciplinaires afin de constituer un laboratoire de réflexivité et d’innovation offrant aux uns et aux autres la possibilité de déplacer son regard sur ses objets et ses pratiques.MERCREDI 8 NOVEMBRE 2017Centre de la Vieille Charité – Cinéma Le Miroir9h30 : mots d’ouverture, conseil scientifique.ENGAGEMENT ET DISTANTIATION : LE CHERCHEUR ET SON TERRAINModération : Boris Pétric (Centre Norbert Elias)Comment évaluer la proximité ou la distance par rapport à son sujet de travail ? L’implication du chercheur conditionne son intelligence des problèmes à étudier ou des situations à documenter. En témoignent de nombreuses réflexions sur le placement de la caméra, mais aussi sur la place des émotions dans l’énonciation historique, ou encore sur le rôle heuristique des procédés littéraires et des techniques théâtrales de distanciation. Ce dialogue entre chercheurs et artistes vise à interroger le caractère heuristiquement fécond de l’implication sensible du chercheur, ainsi que le rôle du désir dans le geste de chercher.10h00 : Philipe Bazin et Christiane Vollaire11h : Discussion11h30 : pause12h-13h : Kapwani Kiwanga 13h-15h : pause déjeunerModération : Vanessa Brito (ESADMM)15h-15h30 : présentation de la revue Sensibilités par Quentin Deluermoz (il nous faudra réserver une autre salle).16h projection de L’hypothèse du Mokélé Mbembé (1h18) et débat avec Marie Voignier.18h : pauseModération : (intervenant à confirmer)18h30-20h : projection et débat avec Jeff Silva JEUDI 9 NOVEMBRE 2017MuCEM – auditorium Germaine TillionISOLER, CADRER, CONFRONTER : ENJEUX DES GESTES DE LA COLLECTEModération : Lotte Arndt (ESAD Valence-Grenoble) et Dorothée Dussy (CNE) Comment se constitue un objet de recherche ? Tout commence, comme le rappelle Michel de Certeau, avec le geste de mettre à part. Les premiers gestes consistent à collecter, à isoler, à cadrer, à confronter des sources, à opérer des changements de focale. Ils ont une force qui leur est propre, ils fabriquent du sens. Quels effets cela produit sur nos possibilités de compréhension ? Comment un objet se transforme en document, en objet archéologique ou ethnographique ? Qu’est-ce qui se perd lors de cette transformation qui est aussi un abandon de liens et de possibles ? Un des objectifs sera de confronter les enjeux de différents gestes et pratiques de la collecte réalisées par des chercheurs et des artistes.9h30-11h30 : Mathieu Abonnenc (artiste), Romain Bertrand (historien), Benoît de l’Estoile (anthropologue).11h30 : pause12h-13h : Discussion DONNER VOIX, REPHRASER, MONTER : LA RECHERCHE DE FORMES D’ÉNONCIATIONModération : Nicolas Feodoroff (FID) et Aude Fanlo (MuCEM) (à confirmer)Comment faire parler des objets ? Comment prolonger la puissance de parole de voix isolées ou disparues ? Ces questions animent de nombreuses démarches artistiques. Elles sont aussi au cœur de l’anthropologie visuelle ou de la réflexion que certains historiens portent sur l’écriture de l’histoire, l’usage et le traitement de l’archive. Que l’on construise un récit littéraire, cinématographique ou historique, ces questionnements entraînent de nouveaux usages de la citation et de la paraphrase, du découpage et du montage, de la voix off et de la figure du narrateur. Ils produisent des formes d’énonciation plurielle qui donnent à l’objet de la recherche la possibilité de se constituer comme sujet et d’évaluer lui-même son propre statut. 14h30-17h : Patrick Boucheron (historien), Arlette Farge (historienne), Natacha Nisic (artiste), Caterina Pasqualino (anthropologue).17h : pause17h30-18h30 : DiscussionVENDREDI 10 NOVEMBRE 2017MuCEM auditorium Germaine Tillion TROUER LE RÉCIT CONTINU : ESPACES BLANCS, HISTOIRES POTENTIELLES ET CONTREFACTUELLESModération : Vanessa Brito (ESADMM)et Anna Dezeuze (ESADMM) Une manière de refuser le caractère nécessaire de l’état des choses est, pour les historiens, d’imaginer à partir de ce qui s’est amorcé mais non développé dans l’histoire, ce qu’aurait pu être le futur de ces passés inaboutis. Il est possible d’écrire une autre histoire à partir des avenirs non advenus – une histoire fictive, contrefactuelle, mais offrant des ressources à l’action, en dehors de l’évidence du présent. Ces expériences d’écriture en histoire, pratiquées parfois en anthropologie, peuvent alors rencontrer des expériences artistiques de mise en récit. Ce qui nous permettra d’interroger les usages artistiques du document et de l’archive, le statut de la fiction et les régimes de véridicité.9h30-11h45 : Quentin Deluermoz et Pierre Singaravélou (historiens), Vincent Meessen (artiste), Uriel Orlow (artiste).11h45 : pause12h15-13h : DiscussionL’EXPOSITION COMME FORME D’ÉCRITUREModération : Sylvie Collier (UAM) et Jean-Roch Bouiller (MuCEM)Exposer est une opération commune à l’artiste et au chercheur en sciences humaines et sociales. On expose des images, mais aussi une pensée et des arguments. Qu’il soit visuel ou textuel, le montage construit du sens, tisse des récits et propose une narration. Aujourd’hui, philosophes et historiens de l’art cherchent des points de convergence entre la forme-livre et la forme-exposition. 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Séminaire Economie et Histoire

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 19 octobre 2017 - 15:00L’historie et l’économie s’intéressent actuellement à l’ensemble des phénomènes sociaux. Leurs approches mobilisent à la fois des questionnements et des méthodes différentes. Le but de ce séminaire sera d’enrichir l’étude de ces objets partagés en confrontant approches et méthodes à partir de quelques dossiers thématiques. Ces dossiers comptent se focaliser, entre autres, sur la mobilité sociale et intergénérationnelle, le rôle du mariage, et l’impact de l’urbanisation sur des différents phénomènes sociaux.Le séminaire aura lieu un jeudi par mois, en alternance entre le Centre Norbert Elias et l’AMSE.Organisateurs : Jean Boutier, Cecilia Garcia-Peñalosa, Alain Trannoy, Arundhati Virmani.Séance du 19 octobre 2017Alain Trannoy - Questions de mobilité intergénérationnelle: Les élites françaises  Discutant : Jean Boutier> Voir le détail de la programmation à venir sur l'affiche(...)

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Rencontres musico-doctorales de Paris à Marseille

Rencontre - Jeudi 22 juin 2017 - 10:00Ces journées, organisées par le Centre Norbert Elias et le Centre Georg Simmel avec le soutien de l'EHESS, se donnent pour objectif de mettre en lumière des travaux de doctorant.e.s travaillant sur la musique.Vous trouverez dans le programme de ces rencontres des communications sur les thèmes de la programmation des musiques du monde, de l'apprentissage de la techno, du music-hall, mais bien d'autres encore. (...)

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