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Johanna Lees

Johanna Lees

           

Thèse soutenue le 12 septembre 2014 à l'EHESS Marseille sous la direction de Suzznne de Cheveigné et Florence Bouillon

Titre de la thèse : Ethnographier la précarité énergétique : au-delà de l'action publique des mises à l'épreuve de l'habiter


Jury :

Florence Bouillon, Maîtresse de conférences Université Paris 8 (codirectrice de thèse), Centre Norbert Elias
Giorgio Blundo, Directeur d'études EHESS, Centre Norbert Elias
Suzanne De Cheveigné, Directrice de recherche CNRS (directrice de thèse), Centre Norbert Elias
Pierre Fournier, Professeur Aix Marseille Université, Lames
Claire Lévy-Vroelant, Professeure Université Paris 8, Centre de recherche sur l'habitat, Lavue
Sylvie Tissot, Professeure Université Paris 8, Cresppa
Marie-Christine Zelem, Professeure Université Toulouse le Mirail, Certop

Résumé de la thèse :

La précarité énergétique constitue une notion aujourd’hui standardisée. Elle est définie dans l’appareil législatif, connaît des indicateurs statistiques pour la mesurer et un ensemble d’usagers des politiques publiques sont désignés comme bénéficiaires ou destinataires de dispositifs d’action publique labellisés comme relevant de la « précarité énergétique ». Ainsi, le Grenelle 2 de l’environnement édicte  établit qu’est en situation de PE ceux pour lesquels l’accès à l’énergie est altéré en raison du niveau de leurs revenus ou de la mauvaise qualité du bâti. A cette définition juridique se superpose des indicateurs permettant de mesurer la PE : le taux d’effort énergétique et le critère d’inconfort thermique : fait de déclarer avoir eu froid dans son logement pendant plus de 24 heures. Enfin, il existe des dispositifs d’action publique à destination de ceux qui sont désignés comme étant en situation de PE parmi lesquels : les dispositifs d’aide aux impayés d’énergie (Fonds Solidarité Energie, Fonds Solidarité Logement), les Tarifs sociaux de l’énergie (Tarif social de Solidarité, Tarif de Première Nécessité), les dispositifs de réhabilitation des logements dans le cadre des Opération d’Amélioration de l’Habitat (OPAH) ou de rénovation auprès des propriétaires occupants. La notion semble donc revêtir les atours d’une catégorie d’action publique puisqu’elle dispose d’une définition juridique, d’instruments de mesures ainsi que d’outils pour lutter contre ce problème social sélectionné par l’action publique.

Mais, au-delà de ces éléments relativement standardisés autour d’une notion encore mouvante existent un certain nombre d’expériences qui ont trait et sont afférentes à la notion de précarité énergétique. Quelles expériences relèvent de cette catégorie d’action publique ? Quelle est la partie invisible et impensée de l’expérience de la précarité énergétique ? Avec cette thèse nous aimerions proposer une lecture enrichie et documentée ethnographiquement d’un phénomène polymorphe désigné par l’action publique. La notion de précarité énergétique constitue pour nous une formidable porte d’entrée permettant d’accéder à un ensemble d’expériences sociales et anthropologiques relevant de la question sociale contemporaine. Il s’agit en effet de saisir par la méthode ethnographique l’ensemble des « non dits » de la notion de précarité énergétique et de dévoiler en même temps qu’une pluralité d’expériences complexes et enchâssées, un ensemble de problèmes sociaux non traités par l’action publique. Aussi, nous souhaiterions saisir à travers ces expériences le revers sensible, affectif et émotionnel de l’expérience de la précarité énergétique. Cette thèse pourrait donc s’articuler autour de quatre problématiques centrales : Que signifie habiter en situation de précarité énergétique et « être habité » par cette expérience ? Que révèle l’ethnographie de la précarité énergétique de l’expérience ordinaire d’une catégorie du populaire ? Que dévoile l’ethnographie de la précarité énergétique des rapports entretenus par une catégorie du populaire au corps social et politique? Enfin, à l’aune de ces expériences quelles pistes d’analyse peuvent être élaborées au regard des enjeux et impensés du traitement politique de la question sociale aujourd’hui ?
        

Activité d’enseignement

ATER Sciences politiques Université de la Méditerranée DUT Gestion Urbaine Carrières sociales (Septembre 2011à septembre 2013).

Domaines de recherche

  • Anthropologie de l’habiter, anthropologie urbaine

  • Sociologie urbaine, pauvreté précarité, vulnérabilité, logement

Recherches en cours

2015-2016 : Fos Epseal — Etude participative en santé environnement ancrée localement sur le front industriel de Port-Saint-Louis-du-Rhône et Fos-sur-Mer, dir Allen B, University of Virginia, réalisation de l’enquête de terrain et de la diffusion de la recherche

2015-2017 : « Ville ordinaire, citadins précaires : Transition ou disparition programmée des quartiers-tremplins ? », Programme PUCA : Ville ordinaire et métropolisation, dir. Deboulet A, Bouillon F, Baby–Collin V. Analyse et traitement statistique des données sociodémographiques, rapport de recherche.

Activités de recherche

Organisation de l’atelier des doctorants en collaboration avec Jean-Baptiste-Xambo (2009-2010) puis Michele Coletto depuis septembre 2012.

ANR VITALIS : Janvier 2009-janvier 2012

Programme ANR VITALIS : « Vulnérabilités en contexte : expérimentations dans le champ des actions sanitaires et sociales et reconfiguration des politiques de prévention et de protection, circularité des vulnérabilités », Direction de l’ANR Claire Lévy-Vroelant.

PUCA, ANAH, ADEME : Septembre 2008- janvier 2010

Programme « soutien à l’innovation pour la réduction de la précarité énergétique » pour le Projet « Réseau Régional Energie et Précarité », en collaboration avec les associations Ecopol-énergie et le Loubatas, participation avec l’équipe du Centre Norbert Elias sous la direction de Suzanne de Cheveigné.

Programmes de recherche

ARDIGRIP : Mai-Septembre 2008

« Politiques publiques, histoires environnementales, pratiques professionnelles et conduites d’acteurs face au risque aviaire » financé par l’AIRD sous la direction de Yannick Jaffré : enquête ethnographique auprès des soignants du service infectieux de l’hôpital Nord (Marseille). : « Hygiène hospitalière, ou souffrance au travail ? »

Association Paroles Vives : Septembre-Novembre 2007

Projet : « Mémoire orale des arméniens de Marseille et des Bouches du Rhône », en collaboration avec la MMSH et les archives départementales (13). Enquêtrice, réalisation d’une vingtaine d’entretiens qualitatifs sous la direction de Corinne Cassé

Publications principales

  • avec  F. Bouillon, S. Musso, S. de Cheveigné, 2015, « La précarité énergétique : Enquête sur une nouvelle catégorie d’action publique », in Sociologie de l’énergie. Gouvernance de l’énergie et pratiques sociales, dir. C. Beslay et M-C Zelem, CNRS éditions, coll Alpha, Paris, 476 p.
  • avec Bouillon F., S. Musso, S. De Cheveigné., 2015, « Repérer et vivre la précarité énergétique en ville », Annales de la recherche urbaine, n°110, pp 88-97
  • 2014, «Les copropriétés dégradées de l’après-guerre à Marseille : un nouvel habitat social de fait »,  Espaces et société, n°156-157, pp 69-8

Communications

  • Novembre 2015, Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), « Les enjeux politiques de la catégorie précarité énergétique », Journée la précarité énergétique à la croisée du social et de l’habitat, Angers.
  • Octobre 2015, Réseau des acteurs de l’habitat (REHAL), « Habiter en situation de précarité énergétique », 3ème rencontres nationales chercheurs-habitats-acteurs, Cité universitaire de Paris.
  • Novembre 2012, Journée Jeunes Chercheurs, Réseau Habitat Logement-REHAL, Lyon, 22 novembre 2012, « Documenter une catégorie d’action publique par l’ethnographie : le cas de la précarité énergétique. Quand une catégorie d’action publique « euphémise » la question des vulnérabilités résidentielles.

  • Octobre 2012, Colloque Première journée internationale de Sociologie de l’énergie, « L’expérience de la précarité énergétique : une expérience sociale, corporelle et émotionelle », Toulouse, Université du Mirail

  • Décembre 2011, Colloque Final ANR Vitalis Nouvelles formes de vulnérabilités sociales Tendances et enjeux des interventions sociales de proximité, « L’intervention sociale au prisme de la vulnérabilité: la question de la temporalité dans le travail social », Colloque final Vitalis ANR, Nouvelles formes de vulnérabilités, ANR VITALIS, Paris 8

  • Juillet 2011, ENHR ”When residential environment affects : anthropology of the inhabiting functions in a stigmatised environment”, European Network for Research in housing, Toulouse

  • Juillet 2011, ENHR, “la précarité énergétique,ethnographie d’une catégorie d’action publique,  Atelier du GIS, European Network for Research in housing, Toulouse

  • Juin 2011, « Quand les difficultés résidentielles s’enchâssent à des formes de précarités : le cas de la précarité dite énergétique dans l’environnement urbain marseillais ». Séminaire Pour un habitat soutenable, EHESS Marseille

  • Juin 2011, Journée d’études VITALIS avec Sandrine Musso « Intervenir sur la précarité énergétique : une catégorie de vulnérabilité au croisement de l’action publique », De nouvelles vulnérabilités, incertitudes et expérimentation dans le champ des actions sanitaires et sociales, Marseille

  • Avril 2011, « La précarité énergétique : quand le mal logement révèle des enjeux de santé publique ». Colloque Ville et Santé, Université de Constantine Algérie

  • Mars 2011, « La précarité énergétique : une catégorie d’action publique au confluent des enjeux environnementaux, sociaux et du logement, quels enjeux politiques ? » Séminaire « Construire et déconstruire la nature » (EHESS) organisé par Bernard Hubert, Suzanne de Cheveigné, Valeria Siniscalchi, 

  • Février 2011, avec Sandrine Musso, « De la catégorie précarité énergétique à l’ethnographie des ménages : quelles expériences empiriques », Journée du RREP, Région PACA

  • Février 2011 « Anthropologie des pratiques et expériences ordinaires de l’arnaque : le cas de la copropriété degradée ou la production d’une zone de non droit ». Colloque « la banlieue : un laboratoire de la norme ? », Paris Maison des associations 20ème, organisé par « le sens commun ».

  • Décembre 2010, FNARS, «  Emergence de la catégorie précarité énergétique : des enjeux de définition aux enjeux politiques », Journée ouvrir la ville FNARS, Aubagne

  • Décembre 2010, FNARS, « Des figures empiriques de la précarité énergétique aux difficultés à a habiter », Journée ouvrir la ville FNARS, Aubagne

  • Juillet 2010, ENHR, “When uncomfortable housing damages the essential « functions of inhabiting », how the residential context creates social suffering and affects health: the case of fuel poverty in the French urban area”. European Network for Research in housing ENHR, Istanbul

  • Juin 2010, « Déconstruction d’une catégorie institutionnelle et construction d’un objet de recherche : le cas de la précarité énergétique », Colloque actualité de la sociologie urbaine francophone, AISFL, Lyon ENS-LSH

  • Mars 2010 avec Florence Bouillon, Sandrine Musso, journée de restitution VITALIS, « Précarité énergétique, quelles observations empiriques ? », Marseille EHESS

  • Mars 2010, Délitement des « fonctions de l’habiter » et effets sur la santé : le cas de la précarité énergétique dans l’environnement urbain marseillais », LPED, IRD, 4ème Colloque des doctorants « Santé, environnement, développement : regards croisés ».

  • Juillet 2009 avec Florence Bouillon, « Qu'est-ce que le RREP ? Une approche qualitative, intervention lors de la journée d'échange "La précarité énergétique en région PACA : enjeux et perspectives", RREP, Aubagne, 2 juillet 2009.

  • Juin 2009, « De l'interaction douloureuse des publics cibles avec les institutions à la rupture : ethnographie du vécu institutionnel des personnes sans abri, usage de tactiques et coût émotionnel », Colloque Regards croisés sur les populations vulnérables, IEP Grenoble, PACTE.

  • Décembre 2008, « De l'hygiène hospitalière à la souffrance au travail: la question du risque en milieu hospitalier, un détour par les émotions ». Colloque « Regards croisés sur l’influenza aviaire », Montpellier.

  • Avril 2008, « Les personnes sans abri des enfants de Don Quichotte à Marseille: plusieurs niveaux de cohabitation pour une multiplicité de rapports sociaux ». Journée d’études Cohabiter du laboratoire Socio focales ENS-LSH, Lyon.

Travaux de Vulgarisation

  • Février 2011, « La précarité énergétique : une ethnographie des familles », Réseau régional Energie et Précarité, Région PACA.

  • Décembre 2010, « Catégorie d’action publique et construction d’un objet de recherche : ethnographie de la précarité énergétique », FNARS, journée Vulnérabilités.

  • Mars 2010, Animation et intervention d’une journée de restitution auprès des acteurs de terrain avec Florence Bouillon et Sandrine Musso, « Comment penser précarité énergétique et vulnérabilités ? » Programme VITALIS ANR.

  • Décembre 2009, « Quand  l « ’habiter » permet de repenser la santé : mal logement, quels effets sur la santé ? », Réseau Technique de Lutte contre l’Habitat Indigne en collaboration avec Paroles Vives.

  • Juillet 2009, RREP,  « Dans quels types d’habitat enquêter sur la précarité énergétique ? Premiers résultats d’une enquête exploratoire. », Réseau régional Energie et Précarité.

       

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La Position du chercheur

Colloque - Mercredi 08 novembre 2017 - 09:00Le colloque est co-organisé par l’École supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée, le MuCEM et le Centre Norbert Elias. Il aura lieu les 8-9 et 10 novembre 2017Le positionnement éthique ou politique d’un chercheur se construit à travers ses méthodes de travail. En sciences humaines et sociales, ces méthodes sont autant de manières de faire au sein du discours. Elles mobilisent un ensemble de gestes et d’opérations qui concernent aussi la recherche artistique. C’est sur ces gestes partagés que nous souhaitons amener le dialogue entre recherches scientifiques et pratiques artistiques.Nous partons de la part commune de matérialité du travail de recherche – la confrontation avec les matériaux, les archives et les témoignages – pour susciter un dialogue autour des gestes de la collecte, des méthodes d’enquête, des formes d’écriture et d’exposition. Admettre que celles-ci ne traduisent pas seulement des résultats, mais constituent en soi des chantiers théoriques et artistiques, c’est ouvrir un espace d’échanges entre arts et sciences sociales.Notre démarche consiste davantage à décloisonner les discours qu’à interroger la spécificité de nos recherches respectives. L’enjeu est de penser la recherche en dehors des frontières disciplinaires afin de constituer un laboratoire de réflexivité et d’innovation offrant aux uns et aux autres la possibilité de déplacer son regard sur ses objets et ses pratiques.MERCREDI 8 NOVEMBRE 2017Centre de la Vieille Charité – Cinéma Le Miroir9h30 : mots d’ouverture, conseil scientifique.ENGAGEMENT ET DISTANTIATION : LE CHERCHEUR ET SON TERRAINModération : Boris Pétric (Centre Norbert Elias)Comment évaluer la proximité ou la distance par rapport à son sujet de travail ? L’implication du chercheur conditionne son intelligence des problèmes à étudier ou des situations à documenter. En témoignent de nombreuses réflexions sur le placement de la caméra, mais aussi sur la place des émotions dans l’énonciation historique, ou encore sur le rôle heuristique des procédés littéraires et des techniques théâtrales de distanciation. Ce dialogue entre chercheurs et artistes vise à interroger le caractère heuristiquement fécond de l’implication sensible du chercheur, ainsi que le rôle du désir dans le geste de chercher.10h00 : Philipe Bazin et Christiane Vollaire11h : Discussion11h30 : pause12h-13h : Kapwani Kiwanga 13h-15h : pause déjeunerModération : Vanessa Brito (ESADMM)15h-15h30 : présentation de la revue Sensibilités par Quentin Deluermoz (il nous faudra réserver une autre salle).16h projection de L’hypothèse du Mokélé Mbembé (1h18) et débat avec Marie Voignier.18h : pauseModération : (intervenant à confirmer)18h30-20h : projection et débat avec Jeff Silva JEUDI 9 NOVEMBRE 2017MuCEM – auditorium Germaine TillionISOLER, CADRER, CONFRONTER : ENJEUX DES GESTES DE LA COLLECTEModération : Lotte Arndt (ESAD Valence-Grenoble) et Dorothée Dussy (CNE) Comment se constitue un objet de recherche ? Tout commence, comme le rappelle Michel de Certeau, avec le geste de mettre à part. Les premiers gestes consistent à collecter, à isoler, à cadrer, à confronter des sources, à opérer des changements de focale. Ils ont une force qui leur est propre, ils fabriquent du sens. Quels effets cela produit sur nos possibilités de compréhension ? Comment un objet se transforme en document, en objet archéologique ou ethnographique ? Qu’est-ce qui se perd lors de cette transformation qui est aussi un abandon de liens et de possibles ? Un des objectifs sera de confronter les enjeux de différents gestes et pratiques de la collecte réalisées par des chercheurs et des artistes.9h30-11h30 : Mathieu Abonnenc (artiste), Romain Bertrand (historien), Benoît de l’Estoile (anthropologue).11h30 : pause12h-13h : Discussion DONNER VOIX, REPHRASER, MONTER : LA RECHERCHE DE FORMES D’ÉNONCIATIONModération : Nicolas Feodoroff (FID) et Aude Fanlo (MuCEM) (à confirmer)Comment faire parler des objets ? Comment prolonger la puissance de parole de voix isolées ou disparues ? Ces questions animent de nombreuses démarches artistiques. Elles sont aussi au cœur de l’anthropologie visuelle ou de la réflexion que certains historiens portent sur l’écriture de l’histoire, l’usage et le traitement de l’archive. Que l’on construise un récit littéraire, cinématographique ou historique, ces questionnements entraînent de nouveaux usages de la citation et de la paraphrase, du découpage et du montage, de la voix off et de la figure du narrateur. Ils produisent des formes d’énonciation plurielle qui donnent à l’objet de la recherche la possibilité de se constituer comme sujet et d’évaluer lui-même son propre statut. 14h30-17h : Patrick Boucheron (historien), Arlette Farge (historienne), Natacha Nisic (artiste), Caterina Pasqualino (anthropologue).17h : pause17h30-18h30 : DiscussionVENDREDI 10 NOVEMBRE 2017MuCEM auditorium Germaine Tillion TROUER LE RÉCIT CONTINU : ESPACES BLANCS, HISTOIRES POTENTIELLES ET CONTREFACTUELLESModération : Vanessa Brito (ESADMM)et Anna Dezeuze (ESADMM) Une manière de refuser le caractère nécessaire de l’état des choses est, pour les historiens, d’imaginer à partir de ce qui s’est amorcé mais non développé dans l’histoire, ce qu’aurait pu être le futur de ces passés inaboutis. Il est possible d’écrire une autre histoire à partir des avenirs non advenus – une histoire fictive, contrefactuelle, mais offrant des ressources à l’action, en dehors de l’évidence du présent. 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Rencontres musico-doctorales de Paris à Marseille

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