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Rémi Boivin

Rémi.Boivin@ehess.fr

            

Thèse sous la direction d’Emmanuel Pedler

     

Domaines de recherche

  • Sociologie de la musique

  • Sociologie des cultures populaires

  • Ethnologie / Anthropologie culturelle

  • Ethnomusicologie

  • Nouvelles technologies et processus de réception/interprétation de la musique

       

Titre provisoire de la thèse :

Relations interpersonnelles « ordinaires » et partage musical dans les milieux populaires : Formes musicales et territoires populaires à Marseille.

         

L’étude que je mène se propose de comprendre le rôle joué par la musique dans le processus de socialisation et de marquage identitaire « populaire » à partir d’une ethnographie des formes de l’offre musicale existantes, partagées et vécues dans certains territoires Marseillais particuliers. A travers l’étude des conduites musicales et des pratiques culturelles qui les accompagnent, il s’agit de comprendre les cultures musicales « populaires », leurs places aujourd’hui dans la société en général à travers le cas de la capitale européenne de la culture 2013 à l’heure du changement opéré par les politiques publiques sous la pression économique et sociale.

    

Une partie importante de l’étude sera consacrée à l’explicitation de la notion de populaire à l’origine de controverses dans le champ sociologique (notamment dans le cadre de la sociologie de la culture) dont les différents usages peuvent poser un certain nombre de problèmes et de questionnements au niveau épistémologique. Nous nous positionnerons par rapport au travail de Passeron et Grignon, concernant les choix méthodologiques, l’axe épistémologique et les possibles dérives entre approche « légitimiste » tendant au « misérabilisme » des cultures populaires (alors appréhendées « par le haut » - c’est-à-dire à partir des pratiques des élites - comme dominées et dépendantes des cultures savantes) et modèle « relativiste » dont le risque d’ « angélisme » sociologique réside dans des discours « populistes » d’absolutisation de l’autonomie de ces cultures alors « essentialisées » insistant sur ses capacités de résistance.

En effet, lorsque l’on mentionne la notion de « populaire », parle t’on d’une réalité objective fondée sur des données socio-économiques et urbanistiques ou parle t’on plutôt d’un imaginaire populaire, de ces multiples images et représentations ? A partir d’une étude des conditions de vie populaires « ordinaires » (dans le sens réelles et objectives, ayant trait par exemple aux conditions d’habitation, d’alimentation, etc.) et des conduites musicales, il s’agira de situer l’analyse au point de rencontre entre « vie symbolique » et « vie matérielle » afin de comprendre la construction et le partage des représentations du populaire à travers les formes musicales dans certains territoires de l’espace public Marseillais. Nous nous focaliserons sur les formes musicales en tant que certain type de représentation du populaire : comment se construisent ces différentes formes musicales ? Quelle(s) image(s) et symbole(s) de l’imaginaire populaire véhiculent-elles ? A quelle distance de la réalité objective et « ordinaire » du populaire se situent-elles ?

   

En quoi la musique contribue-t-elle au processus de construction et de marquage identitaire dans les territoires dits « populaires »? Qu’apporte-t-elle à ses habitants connus comme très diversifiés sur les plans culturels, ethniques, religieux etc et défavorisés sur le plan socio-économique ?

   

En mettant en œuvre une approche liée à la fois à l’anthropologie culturelle et à la sociologie urbaine, il s’agit de renouveler le regard porté sur le « populaire » et d’apporter un éclairage sur les formes musicales au sein des subcultures (« sous-cultures ») populaires actives et sur leurs sens. Une étude comparée avec New York est mise en œuvre dans le cadre de l’analyse et de la compréhension d’une culture populaire particulière à Marseille: la culture hip-hop.

   

Mots-clés

Sociologie de la musique – marquage identitaire – socialisation – populaire – urbanisme – imaginaire – identité - territoires – espace public - ethnologie – subcultures – cultures – France – New York – Marseille –partage – ordinaire – territoires – hip-hop – formes musicales

    

Mémoires de recherche

  • 2010, Modèles économiques et musique enregistrée : L’impact des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication), sous la direction d’Alain Girod, Master 1 recherche en sciences de l’information et de la communication, Université Lumière Lyon 2, 103 p.

  • 2011, Les pratiques d’écoute de musiques actuelles des jeunes en Rhône-Alpes. Etude comparée des publics hip-hop et électro/club, sous la direction de Jean-Pierre Esquenazi, Master 2 recherche en sciences de l’information et de la communication, Université Jean Moulin Lyon 3, 117 p.

     

Activités d’enseignement

Chargé de cours en sociologie à l’université d’Aix-Marseille.

    

Aide à la recherche

Septembre 2012 : Bourse Aires culturelles EHESS pour travail de terrain à New York.

 

EHESS
CNRS
Université D'Avignon
Aix-Marseille

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La Position du chercheur

Colloque - Mercredi 08 novembre 2017 - 09:00Le colloque est co-organisé par l’École supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée, le MuCEM et le Centre Norbert Elias. Il aura lieu les 8-9 et 10 novembre 2017Le positionnement éthique ou politique d’un chercheur se construit à travers ses méthodes de travail. En sciences humaines et sociales, ces méthodes sont autant de manières de faire au sein du discours. Elles mobilisent un ensemble de gestes et d’opérations qui concernent aussi la recherche artistique. C’est sur ces gestes partagés que nous souhaitons amener le dialogue entre recherches scientifiques et pratiques artistiques.Nous partons de la part commune de matérialité du travail de recherche – la confrontation avec les matériaux, les archives et les témoignages – pour susciter un dialogue autour des gestes de la collecte, des méthodes d’enquête, des formes d’écriture et d’exposition. Admettre que celles-ci ne traduisent pas seulement des résultats, mais constituent en soi des chantiers théoriques et artistiques, c’est ouvrir un espace d’échanges entre arts et sciences sociales.Notre démarche consiste davantage à décloisonner les discours qu’à interroger la spécificité de nos recherches respectives. L’enjeu est de penser la recherche en dehors des frontières disciplinaires afin de constituer un laboratoire de réflexivité et d’innovation offrant aux uns et aux autres la possibilité de déplacer son regard sur ses objets et ses pratiques.MERCREDI 8 NOVEMBRE 2017Centre de la Vieille Charité – Cinéma Le Miroir9h30 : mots d’ouverture, conseil scientifique.ENGAGEMENT ET DISTANTIATION : LE CHERCHEUR ET SON TERRAINModération : Boris Pétric (Centre Norbert Elias)Comment évaluer la proximité ou la distance par rapport à son sujet de travail ? L’implication du chercheur conditionne son intelligence des problèmes à étudier ou des situations à documenter. En témoignent de nombreuses réflexions sur le placement de la caméra, mais aussi sur la place des émotions dans l’énonciation historique, ou encore sur le rôle heuristique des procédés littéraires et des techniques théâtrales de distanciation. Ce dialogue entre chercheurs et artistes vise à interroger le caractère heuristiquement fécond de l’implication sensible du chercheur, ainsi que le rôle du désir dans le geste de chercher.10h00 : Philipe Bazin et Christiane Vollaire11h : Discussion11h30 : pause12h-13h : Kapwani Kiwanga 13h-15h : pause déjeunerModération : Vanessa Brito (ESADMM)15h-15h30 : présentation de la revue Sensibilités par Quentin Deluermoz (il nous faudra réserver une autre salle).16h projection de L’hypothèse du Mokélé Mbembé (1h18) et débat avec Marie Voignier.18h : pauseModération : (intervenant à confirmer)18h30-20h : projection et débat avec Jeff Silva JEUDI 9 NOVEMBRE 2017MuCEM – auditorium Germaine TillionISOLER, CADRER, CONFRONTER : ENJEUX DES GESTES DE LA COLLECTEModération : Lotte Arndt (ESAD Valence-Grenoble) et Dorothée Dussy (CNE) Comment se constitue un objet de recherche ? Tout commence, comme le rappelle Michel de Certeau, avec le geste de mettre à part. Les premiers gestes consistent à collecter, à isoler, à cadrer, à confronter des sources, à opérer des changements de focale. Ils ont une force qui leur est propre, ils fabriquent du sens. Quels effets cela produit sur nos possibilités de compréhension ? Comment un objet se transforme en document, en objet archéologique ou ethnographique ? Qu’est-ce qui se perd lors de cette transformation qui est aussi un abandon de liens et de possibles ? Un des objectifs sera de confronter les enjeux de différents gestes et pratiques de la collecte réalisées par des chercheurs et des artistes.9h30-11h30 : Mathieu Abonnenc (artiste), Romain Bertrand (historien), Benoît de l’Estoile (anthropologue).11h30 : pause12h-13h : Discussion DONNER VOIX, REPHRASER, MONTER : LA RECHERCHE DE FORMES D’ÉNONCIATIONModération : Nicolas Feodoroff (FID) et Aude Fanlo (MuCEM) (à confirmer)Comment faire parler des objets ? Comment prolonger la puissance de parole de voix isolées ou disparues ? Ces questions animent de nombreuses démarches artistiques. Elles sont aussi au cœur de l’anthropologie visuelle ou de la réflexion que certains historiens portent sur l’écriture de l’histoire, l’usage et le traitement de l’archive. Que l’on construise un récit littéraire, cinématographique ou historique, ces questionnements entraînent de nouveaux usages de la citation et de la paraphrase, du découpage et du montage, de la voix off et de la figure du narrateur. Ils produisent des formes d’énonciation plurielle qui donnent à l’objet de la recherche la possibilité de se constituer comme sujet et d’évaluer lui-même son propre statut. 14h30-17h : Patrick Boucheron (historien), Arlette Farge (historienne), Natacha Nisic (artiste), Caterina Pasqualino (anthropologue).17h : pause17h30-18h30 : DiscussionVENDREDI 10 NOVEMBRE 2017MuCEM auditorium Germaine Tillion TROUER LE RÉCIT CONTINU : ESPACES BLANCS, HISTOIRES POTENTIELLES ET CONTREFACTUELLESModération : Vanessa Brito (ESADMM)et Anna Dezeuze (ESADMM) Une manière de refuser le caractère nécessaire de l’état des choses est, pour les historiens, d’imaginer à partir de ce qui s’est amorcé mais non développé dans l’histoire, ce qu’aurait pu être le futur de ces passés inaboutis. Il est possible d’écrire une autre histoire à partir des avenirs non advenus – une histoire fictive, contrefactuelle, mais offrant des ressources à l’action, en dehors de l’évidence du présent. Ces expériences d’écriture en histoire, pratiquées parfois en anthropologie, peuvent alors rencontrer des expériences artistiques de mise en récit. Ce qui nous permettra d’interroger les usages artistiques du document et de l’archive, le statut de la fiction et les régimes de véridicité.9h30-11h45 : Quentin Deluermoz et Pierre Singaravélou (historiens), Vincent Meessen (artiste), Uriel Orlow (artiste).11h45 : pause12h15-13h : DiscussionL’EXPOSITION COMME FORME D’ÉCRITUREModération : Sylvie Collier (UAM) et Jean-Roch Bouiller (MuCEM)Exposer est une opération commune à l’artiste et au chercheur en sciences humaines et sociales. On expose des images, mais aussi une pensée et des arguments. Qu’il soit visuel ou textuel, le montage construit du sens, tisse des récits et propose une narration. Aujourd’hui, philosophes et historiens de l’art cherchent des points de convergence entre la forme-livre et la forme-exposition. Des anthropologues, sociologues et historiens co-construisent des expositions dans des musées de société. Le commissariat de recherche pose clairement la question de l’engagement de l’art par rapport à la connaissance et nous rend à l’évidence que laproduction du savoir est indissociable de ses formes de monstration et d’exposition. Une réflexion commune sur les enjeux de cette forme de narration ouvre encore un espace de dialogues entre nos recherches respectives.14h30-17h00 : Nadine Gomez (directrice du Musée Gassendi et du « Cairn »), Yann-Philippe Tastevin (anthropologue),  (artiste), Philippe Artières (historien).17h : pause17h30-18h30 : Discussion et clôture.(...)

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Séminaire Economie et Histoire

Séance spéciale de séminaire - Jeudi 19 octobre 2017 - 15:00L’historie et l’économie s’intéressent actuellement à l’ensemble des phénomènes sociaux. Leurs approches mobilisent à la fois des questionnements et des méthodes différentes. Le but de ce séminaire sera d’enrichir l’étude de ces objets partagés en confrontant approches et méthodes à partir de quelques dossiers thématiques. Ces dossiers comptent se focaliser, entre autres, sur la mobilité sociale et intergénérationnelle, le rôle du mariage, et l’impact de l’urbanisation sur des différents phénomènes sociaux.Le séminaire aura lieu un jeudi par mois, en alternance entre le Centre Norbert Elias et l’AMSE.Organisateurs : Jean Boutier, Cecilia Garcia-Peñalosa, Alain Trannoy, Arundhati Virmani.Séance du 19 octobre 2017Alain Trannoy - Questions de mobilité intergénérationnelle: Les élites françaises  Discutant : Jean Boutier> Voir le détail de la programmation à venir sur l'affiche(...)

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Rencontres musico-doctorales de Paris à Marseille

Rencontre - Jeudi 22 juin 2017 - 10:00Ces journées, organisées par le Centre Norbert Elias et le Centre Georg Simmel avec le soutien de l'EHESS, se donnent pour objectif de mettre en lumière des travaux de doctorant.e.s travaillant sur la musique.Vous trouverez dans le programme de ces rencontres des communications sur les thèmes de la programmation des musiques du monde, de l'apprentissage de la techno, du music-hall, mais bien d'autres encore. (...)

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École des hautes études en sciences sociales

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2, rue de la Charité
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