CECI n'est pas EXECUTE Centre Norbert Elias : Journée d’études « Trajectoire et témoignage »

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Journée d’études « Trajectoire et témoignage »

Mercredi 16 novembre 2011

    

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Lieu : ENS, 15 parvis René Descartes, 69 342 Lyon cedex 07, Salle n° 2, bât. de l’IFE

    

    

Cette deuxième journée d’étude d’un cycle destiné à approfondir et partager une réflexion collective sur l’heuristique du témoignage dans la recherche en sciences humaines et sociales.

     

Argument du cycle

Quelle que soit la discipline, le témoignage prend place, au moment du recueil comme au moment de l’analyse, à différents niveaux logiques et méthodologiques non exclusifs qui, souvent, sont entremêlés et « débordent » les uns sur les autres sans nécessairement que cela fasse l’objet d’une interrogation spécifique. Sans tenter de réduire la diversité des formes et des contextes, les journées d’étude Trajectoire et témoignage ont l’ambition d’explorer l’articulation de ces différents niveaux, leur fonctionnement et les démarches par lesquelles on peut les expliciter, grâce à l’éclairage de plusieurs approches disciplinaires.

Les intervenants réinterrogeront leur(s) corpus d’entretiens, de textes, leurs pratiques de recherche et les situations de communication auxquelles ils ont été confrontées, selon différents axes de réflexion qui ne sont ni exhaustifs, ni exclusifs : la légitimité de la situation, du chercheur, du témoin ; la sollicitation de savoirs extérieurs au témoignage par le témoin, par le chercheur ; les « catégories de cohérence » hétérogènes, variables selon les individus, aux différents moments du témoignage et selon le cadre interprétatif mobilisé (cohérence du discours ou cohérence du parcours ?) ; le rapport aux valeurs et l’engagement dans la situation de communication ; les technologies de recueil des données, d’archivage et de restitution du témoignage.

Deux préalables sont partagés par les intervenants : d’une part, le fait qu’il est nécessaire de penser les démarches empiriques en lien avec un cadre théorique et épistémologique qui ne doit pas être entendu comme surplombant, mais comme une série de décisions, de présupposés et de postulats orientant les opérations de recherche non seulement lors de l’enquête mais aussi en amont du recueil et en aval dans l’analyse. D’autre part, on ne peut considérer que la trajectoire existe « en soi », en dehors de son élaboration dans un contexte spécifié – par exemple celui de l’entretien, qui construit des positions réciproques, des rapports multiples entre enquêteur et enquêté et entre groupes d’appartenance, etc.

Présentation de la journée

Les intervenants sollicitent leurs objets en lien avec des problématiques bien spécifiques ; un fil conducteur relie cependant les interventions qui, chacune à sa manière, interrogent la situation, l’espace et leur lien avec la construction du témoignage et/ou de la relation d’enquête. Une première intervention collective rend compte de l’heuristique du travail d’analyse mené en groupe restreint, parallèlement aux journées d’étude.

Programme

   

9h00 Accueil, café

   

9h30 Heuristique de l’interrogation collective du témoignage et de ses modalités d’analyse

   

Sarah Cordonnier // MCF en Sciences de l’information et de la communication (SIC),  Centre Norbert Elias, ENS Lyon

   

Bernard Bensoussan // Chercheur CNRS, Centre Max Weber, Université Lumière Lyon 2

   

Mélodie Faury // Doctorante en SIC, Centre Norbert Elias, ENS Lyon

   

Joëlle Le Marec // Professeur en SIC,  Centre d’Étude et de Recherche Interdisciplinaire Lettres, Arts et Cinéma, Université Paris 7

   

11h30 Entre Nation et Europe : Muséalisation des « Zeitzeuge »

   

Sarah Czerney // Doctorante en Europäische Medienkultur, wissenschaftliche Mitarbeiterin, Bauhaus Universität Weimar

   

14h00 (Dés)ordre des discours. Quand la position de l’enquêteur définit l’horizon de l’enquête

    

Yann Calbérac // Docteur en géographie, ATER, Laboratoire Espaces Nature Culture, Université Paris 4

   

15h00 « Pourquoi moi » et « pourquoi vous » ? Lorsque enquêteur et enquêté interrogent mutuellement leur légitimité dans un entretien centré sur le vécu d’inondation

   

Elodie Levasseur // Doctorante en psychologie sociale, ATER, Groupe de Recherche en Psychologie Sociale, Université Lumière Lyon 2

   

16h00 Dire et construire la situation d'urgence en psychiatrie : la clinique, entre enjeu pratique et travail d'analyse

   

Jérôme Thomas // Docteur en SIC, Laboratoire Triangle, IEP de Lyon

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La Position du chercheur

Colloque - Mercredi 08 novembre 2017 - 09:00Le colloque est co-organisé par l’École supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée, le MuCEM et le Centre Norbert Elias. Il aura lieu les 8-9 et 10 novembre 2017Le positionnement éthique ou politique d’un chercheur se construit à travers ses méthodes de travail. En sciences humaines et sociales, ces méthodes sont autant de manières de faire au sein du discours. Elles mobilisent un ensemble de gestes et d’opérations qui concernent aussi la recherche artistique. C’est sur ces gestes partagés que nous souhaitons amener le dialogue entre recherches scientifiques et pratiques artistiques.Nous partons de la part commune de matérialité du travail de recherche – la confrontation avec les matériaux, les archives et les témoignages – pour susciter un dialogue autour des gestes de la collecte, des méthodes d’enquête, des formes d’écriture et d’exposition. Admettre que celles-ci ne traduisent pas seulement des résultats, mais constituent en soi des chantiers théoriques et artistiques, c’est ouvrir un espace d’échanges entre arts et sciences sociales.Notre démarche consiste davantage à décloisonner les discours qu’à interroger la spécificité de nos recherches respectives. L’enjeu est de penser la recherche en dehors des frontières disciplinaires afin de constituer un laboratoire de réflexivité et d’innovation offrant aux uns et aux autres la possibilité de déplacer son regard sur ses objets et ses pratiques.MERCREDI 8 NOVEMBRE 2017Centre de la Vieille Charité – Cinéma Le Miroir9h30 : mots d’ouverture, conseil scientifique.ENGAGEMENT ET DISTANTIATION : LE CHERCHEUR ET SON TERRAINModération : Boris Pétric (Centre Norbert Elias)Comment évaluer la proximité ou la distance par rapport à son sujet de travail ? L’implication du chercheur conditionne son intelligence des problèmes à étudier ou des situations à documenter. En témoignent de nombreuses réflexions sur le placement de la caméra, mais aussi sur la place des émotions dans l’énonciation historique, ou encore sur le rôle heuristique des procédés littéraires et des techniques théâtrales de distanciation. 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Les premiers gestes consistent à collecter, à isoler, à cadrer, à confronter des sources, à opérer des changements de focale. Ils ont une force qui leur est propre, ils fabriquent du sens. Quels effets cela produit sur nos possibilités de compréhension ? Comment un objet se transforme en document, en objet archéologique ou ethnographique ? Qu’est-ce qui se perd lors de cette transformation qui est aussi un abandon de liens et de possibles ? Un des objectifs sera de confronter les enjeux de différents gestes et pratiques de la collecte réalisées par des chercheurs et des artistes.9h30-11h30 : Mathieu Abonnenc (artiste), Romain Bertrand (historien), Benoît de l’Estoile (anthropologue).11h30 : pause12h-13h : Discussion DONNER VOIX, REPHRASER, MONTER : LA RECHERCHE DE FORMES D’ÉNONCIATIONModération : Nicolas Feodoroff (FID) et Aude Fanlo (MuCEM) (à confirmer)Comment faire parler des objets ? Comment prolonger la puissance de parole de voix isolées ou disparues ? Ces questions animent de nombreuses démarches artistiques. Elles sont aussi au cœur de l’anthropologie visuelle ou de la réflexion que certains historiens portent sur l’écriture de l’histoire, l’usage et le traitement de l’archive. Que l’on construise un récit littéraire, cinématographique ou historique, ces questionnements entraînent de nouveaux usages de la citation et de la paraphrase, du découpage et du montage, de la voix off et de la figure du narrateur. Ils produisent des formes d’énonciation plurielle qui donnent à l’objet de la recherche la possibilité de se constituer comme sujet et d’évaluer lui-même son propre statut. 14h30-17h : Patrick Boucheron (historien), Arlette Farge (historienne), Natacha Nisic (artiste), Caterina Pasqualino (anthropologue).17h : pause17h30-18h30 : DiscussionVENDREDI 10 NOVEMBRE 2017MuCEM auditorium Germaine Tillion TROUER LE RÉCIT CONTINU : ESPACES BLANCS, HISTOIRES POTENTIELLES ET CONTREFACTUELLESModération : Vanessa Brito (ESADMM)et Anna Dezeuze (ESADMM) Une manière de refuser le caractère nécessaire de l’état des choses est, pour les historiens, d’imaginer à partir de ce qui s’est amorcé mais non développé dans l’histoire, ce qu’aurait pu être le futur de ces passés inaboutis. Il est possible d’écrire une autre histoire à partir des avenirs non advenus – une histoire fictive, contrefactuelle, mais offrant des ressources à l’action, en dehors de l’évidence du présent. 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Rencontres musico-doctorales de Paris à Marseille

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