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Amélie Giguère

Doctorante en sciences de l’information et de la communication, sous la direction de Daniel Jacobi (Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse) et Raymond Montpetit (Université du Québec à Montréal)

     

Equipe Culture et Communication, UAPV / UQAM

Amelie Giguere

giguere.amelie@courrier.uqam.ca

            

Titre de la thèse 

   

La face documentaire des pratiques artistiques contemporaines comme stratégie de muséalisation

    

Résumé de la thèse 

Les artistes contemporains ont non seulement exploré de nouveaux lieux pour l’art et de nouveaux matériaux plastiques, mais aussi des mots, des concepts, des corps en mouvement. Dans les discours critiques et théoriques qui portent sur ces expérimentations, s’est imposée une discussion sur la dématérialisation de l’objet dans l’art et sur le statut et la fonction du document au regard de l’œuvre. Par ailleurs, le développement et la reconnaissance de ces pratiques artistiques ont eu pour conséquence de renouveler les routines professionnelles assurant la conservation et la documentation des œuvres.

    

Comment le musée d’art, qui a placé au cœur de ses activités principales, l’œuvre comprise comme pièce unique inventée et confectionnée par un artiste, compose-t-il donc avec la partie de l’art contemporain qui existe et s’expose selon un autre mode de manifestation plastique? Par quelles stratégies, artistes et professionnels, opèrent-ils la muséalisation de ces pratiques?

   

Une hypothèse de travail est fondée sur l’idée que certaines propositions contemporaines ne se présentent pas sous la forme d’un objet déterminé qui en constitue le terme, mais plutôt sous la forme d’un ensemble de discours. Nous proposons de nommer ces discours, qui prennent la forme de photographies, de vidéos, de schémas, de plans, d’objets, de textes, la face documentaire de la pièce artistique. Ces discours auraient pour fonction principale de rendre présente la proposition artistique le plus conformément possible aux intentions du créateur et de réconcilier ses différents modes d’existence.

    

La méthodologie est fondée sur une analyse de la face documentaire de pièces sélectionnées dans des institutions muséales et des Fonds régionaux d’art contemporain, en France et au Québec. Elle procède par études de cas. L’observation participative, l’entretien semi-directif, la consultation et l’analyse de sources primaires et secondaires constituent les méthodes d’enquête.

   

Notons enfin que cette recherche s’inscrit au carrefour de trois domaines : l’histoire de l’art, la muséologie et les sciences de l’information et de la communication. Le document constitue la notion clé autour de laquelle elle s’articule. Cette recherche a pour ambition de participer à la réflexion sur les formes, les rôles, et le statut du document dans le travail de muséalisation de travaux contemporains.

    

Communications 

  • « La “double présence” de la performance d’Esther Ferrer dans la collection du FRAC Lorraine » ; Congrès de l’ACFAS, Montréal, 5 mai 2010.

  • « La transmutation des médiums de l’art contemporain » ; Journée d’études Les traductions intersémiotiques, Laboratoire Culture et Communication de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, 23 novembre 2009.

  • « La dématérialisation de l’art : discours et enjeux liés à la muséalisation » ; Colloque Déjà plus, déjà là : la présentification et l'institution culturelle, Études supérieures en muséologie de l’UQÀM et de l’UAPV, Congrès de l’ACFAS, Québec, 5 et 6 mai 2008.

  • « Deux, une, trois oreilles ou les multiples actualisations de Ear de Jean Dupuy » ; Journée d’études Art contemporain, arts médiatiques et architecture moderne. Les enjeux de la conservation des œuvres fragiles, éphémères et virtuelles : comment penser leur authenticité matérielle et conceptuelle?, Faculté des arts de l’UQAM et Institut du Patrimoine, Montréal, 23 novembre 2007.

  • « Exposer l’art contemporain : la stratégie documentaire » ; Séminaire de muséologie Exposer et communiquer : des œuvres, des artefacts et des idées, Université de Liège, Liège et Bruxelles, du 24 au 26 octobre 2007.

  • « Garder “quelque chose” de l’art d’intervention. Coup d’oeil sur l’acquisition et l’exposition au Musée national des beaux-arts du Québec d’une manœuvre poétique de Claudine Cotton » ; Colloque Le musée au croisement des savoirs, Congrès de l’ACFAS, Montréal, 19 mai 2006.

    

Organisation d’un colloque international

  • Colloque Déjà plus, déjà là : la présentification et l'institution culturelle, Études supérieures en muséologie de l’UQAM et de l’UAPV, Congrès de l’ACFAS, Québec, 5 et 6 mai 2008. Organisé avec la collaboration de Camille Jutant, Marie Élizabeth Laberge, Marie Lavorel, Gaëlle Lesaffre et Hécate Vergopoulos.

      

Publications

  • « Variantes et configurations diachroniques d’une œuvre de Jean Dupuy » ; Actes du colloque Art contemporain, arts médiatiques et architecture moderne, Montréal, Éditions de l’Institut du Patrimoine (à venir).

  • « La part documentaire de l’œuvre d’art contemporain pour assurer sa présence au monde », Musées et collections publiques de France, no 47, 2006/1, p. 5-9.

     

Activités d’enseignement

Chargée de cours à l’Université du Québec à Montréal, Département d’histoire de l’art, 2005.

   

Conférencière à l’Université de Montréal, Département de muséologie, 2010, 2011.

   

Aide à l’enseignement à l’Université du Québec à Montréal, Département de muséologie, 2009; Département d’histoire de l’art, 2005; Département des arts visuels et médiatiques, 2004.

Activités de recherche

Travail de rédaction pour un projet d’exposition, dirigé par Daniel Jacobi, 2010.

   

L’expérience de visite dans les sites historiques (Parcs Canada)

Revue de littérature, projet codirigé par Raymond Montpetit et Yves Bergeron, 2009

   

Intrus / Intruders, exposition au Musée national des beaux-arts du Québec

Réalisation d’entretiens, projet codirigé par Raymond Montpetit et Yves Bergeron, 2008

    

La constitution du patrimoine culturel : questions et débats autour de la préservation des œuvres d’art récent Assistante de recherche, projet codirigé par Jan Marontate (Acadia University), Francine Couture (UQAM), Véronique Rodriguez (Collège Ahunstic), 2004-2005

Formation universitaire

Doctorat International en Muséologie, Médiation, Patrimoine (en cours) à l’Université du Québec à Montréal et Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse

    

Maîtrise en Études des arts, 2002-2005 à l’Université du Québec à Montréal

    

Baccalauréat en Histoire de l’art, 1999-2001 (non complété) à l’Université du Québec à Montréal

   

Baccalauréat en Communication, 1996-1999 à l’Université du Québec à Montréal

 

Bourses de Doctorat

Suppléments pour études à l’étranger Michael-Smith, Programme de bourses d’études supérieures du Canada, Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), 2009

   

Bourse d’études supérieures du Canada (BÉSC), Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH), 2006-2009

    

Bourse de Soutien aux cotutelles de thèse de doctorat Québec-France, Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies (FQRNT), 2006-2009

   

Bourse d’excellence de l’UQAM, 2007

    

Bourse Michel Bigué en Histoire de l’art, Fondation de l’UQAM, 2006

   

EHESS
CNRS
Université D'Avignon
Aix-Marseille

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La Position du chercheur

Colloque - Mercredi 08 novembre 2017 - 09:00Le colloque est co-organisé par l’École supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée, le MuCEM et le Centre Norbert Elias. Il aura lieu les 8-9 et 10 novembre 2017Le positionnement éthique ou politique d’un chercheur se construit à travers ses méthodes de travail. En sciences humaines et sociales, ces méthodes sont autant de manières de faire au sein du discours. Elles mobilisent un ensemble de gestes et d’opérations qui concernent aussi la recherche artistique. C’est sur ces gestes partagés que nous souhaitons amener le dialogue entre recherches scientifiques et pratiques artistiques.Nous partons de la part commune de matérialité du travail de recherche – la confrontation avec les matériaux, les archives et les témoignages – pour susciter un dialogue autour des gestes de la collecte, des méthodes d’enquête, des formes d’écriture et d’exposition. Admettre que celles-ci ne traduisent pas seulement des résultats, mais constituent en soi des chantiers théoriques et artistiques, c’est ouvrir un espace d’échanges entre arts et sciences sociales.Notre démarche consiste davantage à décloisonner les discours qu’à interroger la spécificité de nos recherches respectives. L’enjeu est de penser la recherche en dehors des frontières disciplinaires afin de constituer un laboratoire de réflexivité et d’innovation offrant aux uns et aux autres la possibilité de déplacer son regard sur ses objets et ses pratiques.MERCREDI 8 NOVEMBRE 2017Centre de la Vieille Charité – Cinéma Le Miroir9h30 : mots d’ouverture, conseil scientifique.ENGAGEMENT ET DISTANTIATION : LE CHERCHEUR ET SON TERRAINModération : Boris Pétric (Centre Norbert Elias)Comment évaluer la proximité ou la distance par rapport à son sujet de travail ? L’implication du chercheur conditionne son intelligence des problèmes à étudier ou des situations à documenter. En témoignent de nombreuses réflexions sur le placement de la caméra, mais aussi sur la place des émotions dans l’énonciation historique, ou encore sur le rôle heuristique des procédés littéraires et des techniques théâtrales de distanciation. Ce dialogue entre chercheurs et artistes vise à interroger le caractère heuristiquement fécond de l’implication sensible du chercheur, ainsi que le rôle du désir dans le geste de chercher.10h00 : Philipe Bazin et Christiane Vollaire11h : Discussion11h30 : pause12h-13h : Kapwani Kiwanga 13h-15h : pause déjeunerModération : Vanessa Brito (ESADMM)15h-15h30 : présentation de la revue Sensibilités par Quentin Deluermoz (il nous faudra réserver une autre salle).16h projection de L’hypothèse du Mokélé Mbembé (1h18) et débat avec Marie Voignier.18h : pauseModération : (intervenant à confirmer)18h30-20h : projection et débat avec Jeff Silva JEUDI 9 NOVEMBRE 2017MuCEM – auditorium Germaine TillionISOLER, CADRER, CONFRONTER : ENJEUX DES GESTES DE LA COLLECTEModération : Lotte Arndt (ESAD Valence-Grenoble) et Dorothée Dussy (CNE) Comment se constitue un objet de recherche ? Tout commence, comme le rappelle Michel de Certeau, avec le geste de mettre à part. Les premiers gestes consistent à collecter, à isoler, à cadrer, à confronter des sources, à opérer des changements de focale. Ils ont une force qui leur est propre, ils fabriquent du sens. Quels effets cela produit sur nos possibilités de compréhension ? Comment un objet se transforme en document, en objet archéologique ou ethnographique ? Qu’est-ce qui se perd lors de cette transformation qui est aussi un abandon de liens et de possibles ? Un des objectifs sera de confronter les enjeux de différents gestes et pratiques de la collecte réalisées par des chercheurs et des artistes.9h30-11h30 : Mathieu Abonnenc (artiste), Romain Bertrand (historien), Benoît de l’Estoile (anthropologue).11h30 : pause12h-13h : Discussion DONNER VOIX, REPHRASER, MONTER : LA RECHERCHE DE FORMES D’ÉNONCIATIONModération : Nicolas Feodoroff (FID) et Aude Fanlo (MuCEM) (à confirmer)Comment faire parler des objets ? Comment prolonger la puissance de parole de voix isolées ou disparues ? Ces questions animent de nombreuses démarches artistiques. Elles sont aussi au cœur de l’anthropologie visuelle ou de la réflexion que certains historiens portent sur l’écriture de l’histoire, l’usage et le traitement de l’archive. Que l’on construise un récit littéraire, cinématographique ou historique, ces questionnements entraînent de nouveaux usages de la citation et de la paraphrase, du découpage et du montage, de la voix off et de la figure du narrateur. Ils produisent des formes d’énonciation plurielle qui donnent à l’objet de la recherche la possibilité de se constituer comme sujet et d’évaluer lui-même son propre statut. 14h30-17h : Patrick Boucheron (historien), Arlette Farge (historienne), Natacha Nisic (artiste), Caterina Pasqualino (anthropologue).17h : pause17h30-18h30 : DiscussionVENDREDI 10 NOVEMBRE 2017MuCEM auditorium Germaine Tillion TROUER LE RÉCIT CONTINU : ESPACES BLANCS, HISTOIRES POTENTIELLES ET CONTREFACTUELLESModération : Vanessa Brito (ESADMM)et Anna Dezeuze (ESADMM) Une manière de refuser le caractère nécessaire de l’état des choses est, pour les historiens, d’imaginer à partir de ce qui s’est amorcé mais non développé dans l’histoire, ce qu’aurait pu être le futur de ces passés inaboutis. Il est possible d’écrire une autre histoire à partir des avenirs non advenus – une histoire fictive, contrefactuelle, mais offrant des ressources à l’action, en dehors de l’évidence du présent. Ces expériences d’écriture en histoire, pratiquées parfois en anthropologie, peuvent alors rencontrer des expériences artistiques de mise en récit. Ce qui nous permettra d’interroger les usages artistiques du document et de l’archive, le statut de la fiction et les régimes de véridicité.9h30-11h45 : Quentin Deluermoz et Pierre Singaravélou (historiens), Vincent Meessen (artiste), Uriel Orlow (artiste).11h45 : pause12h15-13h : DiscussionL’EXPOSITION COMME FORME D’ÉCRITUREModération : Sylvie Collier (UAM) et Jean-Roch Bouiller (MuCEM)Exposer est une opération commune à l’artiste et au chercheur en sciences humaines et sociales. On expose des images, mais aussi une pensée et des arguments. Qu’il soit visuel ou textuel, le montage construit du sens, tisse des récits et propose une narration. Aujourd’hui, philosophes et historiens de l’art cherchent des points de convergence entre la forme-livre et la forme-exposition. Des anthropologues, sociologues et historiens co-construisent des expositions dans des musées de société. Le commissariat de recherche pose clairement la question de l’engagement de l’art par rapport à la connaissance et nous rend à l’évidence que laproduction du savoir est indissociable de ses formes de monstration et d’exposition. Une réflexion commune sur les enjeux de cette forme de narration ouvre encore un espace de dialogues entre nos recherches respectives.14h30-17h00 : Nadine Gomez (directrice du Musée Gassendi et du « Cairn »), Yann-Philippe Tastevin (anthropologue),  (artiste), Philippe Artières (historien).17h : pause17h30-18h30 : Discussion et clôture.(...)

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Séance spéciale de séminaire - Jeudi 19 octobre 2017 - 15:00L’historie et l’économie s’intéressent actuellement à l’ensemble des phénomènes sociaux. Leurs approches mobilisent à la fois des questionnements et des méthodes différentes. Le but de ce séminaire sera d’enrichir l’étude de ces objets partagés en confrontant approches et méthodes à partir de quelques dossiers thématiques. Ces dossiers comptent se focaliser, entre autres, sur la mobilité sociale et intergénérationnelle, le rôle du mariage, et l’impact de l’urbanisation sur des différents phénomènes sociaux.Le séminaire aura lieu un jeudi par mois, en alternance entre le Centre Norbert Elias et l’AMSE.Organisateurs : Jean Boutier, Cecilia Garcia-Peñalosa, Alain Trannoy, Arundhati Virmani.Séance du 19 octobre 2017Alain Trannoy - Questions de mobilité intergénérationnelle: Les élites françaises  Discutant : Jean Boutier> Voir le détail de la programmation à venir sur l'affiche(...)

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Rencontres musico-doctorales de Paris à Marseille

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