CECI n'est pas EXECUTE Centre Norbert Elias : Colloque « Regards croisés sur l’expérience transgenre de la parenté»

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Colloque « Regards croisés sur l’expérience transgenre de la parenté»

18 et 19 Octobre 2011

     

Colloque organisé par l’IDEMEC et le Centre Norbert Elias

    

MMSH, Salle Georges Duby, 5 rue du Château de l’horloge, Aix-en-Provence

    

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En mars 2008, The Advocate, un magazine gay et lesbien américain, publiait un article dans lequel un homme transgenre ayant légalement changé d’état civil, Thomas Beatie, annonçait qu’il était enceint d’une petite fille. Son histoire a fait rapidement le tour du monde avec une manchette mille fois reprise : « le premier homme enceint du monde ». L’expérience de Thomas Beatie n’est cependant pas si singulière qu’il y paraît car d’autres hommes trangenres l’ont précédé et d’autres le suivent dans cette voie de la mise au monde de leurs enfants.

    

En proposant de réfléchir sur l’expérience transgenre de la parenté, ce colloque veut prendre la mesure des interrogations qu’elle soulève non pas dans le but de définir un « prêt-à-penser » ou un « prêt-à-évaluer », mais plutôt avec l’idée d’essayer d’élargir les perspectives et d’explorer les manières diverses dont différentes disciplines peuvent construire des approches de ces modalités actuelles d’engendrement : qu’est-ce que ces expériences, certes minoritaires, disent, nous disent, sur les pratiques et les conceptions contemporaines du genre, de l’engendrement, de la parenté et en particulier de la filiation ? Sommes-nous capables de relever le défi qu’elles lancent à nos capacités d’appréhension et de compréhension ?

     

On aura compris qu’évoquer ces expériences ne revient pas pour nous à offrir des points de vue « experts » permettant de les évaluer et de se positionner « en connaissance de cause » mais bien d’essayer de proposer des voies de réflexion permettant justement de dépasser une catégorisation stigmatisante en terme de marginalité ou de « pathologique » ou encore d’échapper au catalogage souvent manichéen du tolérable ou de l’intolérable procréatif moderne. Comme bien d’autres expériences contemporaines de la parenté et de la parentalité (on pense notamment à l’homoparentalité ou encore à la gestation pour autrui), la question n’est pas tant de savoir si nous sommes pour ou contre, s’il convient d’autoriser ou d’interdire, mais, partant du simple constat de leur existence, il s’agit plutôt d’essayer de saisir ce que de telles expériences révèlent des possibilités que nos sociétés se montrent capables d’offrir en matière de procréation et ce qu’elles nous amènent à comprendre de nos manières communes d’envisager la parenté et en particulier la filiation. Il s’agit d’appréhender l’expérience de Thomas Beatie et des autres à la fois comme un révélateur et comme un « questionneur » des modalités de l’engendrement dans les sociétés contemporaines. Nous n’aborderons pas lors de ces deux journées la question, pourtant importante, des modalités de prise en charge et d’éducation des enfants, nous avons choisi plutôt de nous centrer plus particulièrement sur la dimension de la procréation et de l’engendrement afin de mener une réflexion pluridisciplinaire sur ce que peut vouloir dire aujourd’hui, dans nos sociétés, de mettre un enfant au monde.

    

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